Lettre d'informations

Mardi 3 août 2010 2 03 /08 /Août /2010 17:17

Alors qu’aux Etats-Unis les mesures de relance commencent à porter leurs premiers fruits, la croissance en France au premier trimestre 2010 a été selon l’INSEE toujours aussi « décevante ». Les perspectives pour le prochain semestre ne sont pas meilleures.

            La France se lance dans une course poursuite avec l’Allemagne visant à l’amélioration de sa compétitivité par les coûts. Les salariés ne risquent-ils pas de perdre beaucoup sans que la France ne réussisse à gagner ?

            Pourtant un certain nombre de mesures ont amélioré certaines situations : la forte dépréciation de l’€uro à bénéficié aux exportateurs, la suppression de la taxe professionnelle a permis un rebond du taux de marge des grosses sociétés.

            Malgré cela le taux de chômage tangente les 10 % et le pouvoir d’achat des ménages a baissé de 0,5 point en 2009.

            Les mesures de rigueur budgétaire vont provoquer une baisse de revenu disponible des ménages en 2010.

            D’autre part nous allons assister à un fort ralentissement des prestations sociales en 2010 : elles reculeraient de – 3,6 %. Rien d’étonnant à ce que le pessimisme des ménages se confirme en 2010 !

            Qui comprend en effet ce qui va se passer ? Les déclarations du premier ministre et de ses ministres sont souvent contradictoires. Rien n’est ni clair, ni crédible, ni socialement juste. L’iniquité des mesures phares annoncées est socialement patente, et inacceptable dans les réformes annoncées.

            L’exemple du financement du régime des retraites des fonctionnaires est tout à fait significatif : l’Etat prévoit un arrêt de l’effort financier de l’Etat alors même que mathématiquement le nombre de fonctionnaires retraités va augmenter au cours des années à venir.

            Le fonds de réserve des retraites mis en place par le gouvernement de Lionel JOSPIN dans les années 90 et dont les ressources ne devaient être utilisées qu’à partir de 2020 est pillé avant l’heure, alors que l’augmentation du taux d’emploi des séniors, dès la cinquantaine, aurait dû être le mot premier de la réforme des retraites.

            Il est en effet plus facile de réaliser des petites économies de court terme qui frappent les plus défavorisés que d’inciter les entreprises à revoir leur modèle productif en intégrant les séniors.

            Autre illusion : le Gouvernement mise sur sa capacité à faire basculer les cotisations chômages au profit de la branche vieillesse. Franchement ce n’est pas possible !

            Je n’insisterai pas sur la dégradation des finances publiques et il n’est nul besoin d’être un économiste professionnel pour comprendre que la configuration décrite conduit à une montée continuelle de l’endettement public : 84 % du PIB en 2009… 100 % en 2012 !

            A ceci s’ajoute les recommandations à la réduction de la dépense publique ! Quand on connait la mystification à laquelle se livre le gouvernement pour faire croire que la croissance, l’an prochain sera de  + 2,5 % et que l’on reviendra à un déficit budgétaire de + 4 % en 2012, on peut être inquiet sur les misères qui vont s’abattre sur les classes moyennes : suppression du cumul demi-part du quotient familial, et de l' aide au logement des étudiants ; fin de l’exonération de 15 points sur les cotisations patronales de 5.5% appliquées aux employeurs d’une personne à domicile, étalement de la revalorisation de l’allocation adulte handicapé sur 6 ans…

            Ainsi on le voit, 2012 s’approche et l’espoir d’une alternative à cette politique augmente. Mais attention l’échec patent du Gouvernement SARKOZY-FILLON pour ce qui concerne les comptes publics peut se transformer en arme terrible contre la gauche quand elle arrivera au pouvoir et qu’elle aura à se confronter à une absence totale de marges budgétaires et aux risques politiques qui l’accompagneront.     

Par Gérard Gouzes - Publié dans : Lettre d'informations
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 25 janvier 2008 5 25 /01 /Jan /2008 11:37

 

Le President du pouvoir d'achat

 

pouvoir-d-achat.jpg

 

En quelques mois la cote de SARKOZY aura baissée de 18 points tombant à 48% de satisfait contre 51% de mécontent (le Figaro 16/1/08).

 

Pourquoi cette chute qui commence à inquiéter tous les supporters de l’UMP ?

 

SARKOZY avait tout promis. Il dit aujourd’hui qu’il ne peut rien faire car « les caisses sont vides »

 

Mais qui les a vidées ?

 

Le Président du « paquet fiscal »

 

Le choc de confiance promis cet été s’est transformé en fardeau fiscal pour les Françaises et les Français, sauf pour les quelques privilégiés qui ont pu bénéficier du bouclier fiscal.

 

Aucun coup de pouce n’a été donné au SMIC ou aux pensions de retraite.

 

La prime pour l’emploi, l’allocation de rentrée scolaire, les allocations familiales augmentent moins que la hausse prévue pour les prix Le Président de la république n’a pas incité les entreprises à augmenter les salaires, il a invité les salariés à faire des heures supplémentaires, comme si cela relevait de leur décision.

 

Ajourd’hui, les Français doivent faire face à la hausse des prix des produits alimentaires, à celles des carburants à l’augmentation des loyers. A compter du 1er janvier 2008, les malades seront taxés à chaque achat de boîte de médicament et acte paramédical, 800 000 personnes âgées modestes devront payer la redevance alors qu’elles en étaient exonérées. Les emplois peu qualifiés, à temps partiel et de courte durée se développent.

 

Le Président de la baisse du pouvoir d’achat

 

Dans son intervention télévisée du 29 novembre dernier, Nicolas SARKOZY a voulu faire croire aux français :

 

-         Qu’ils pourraient obtenir rapidement une augmentation de leur pouvoir d’achat

 

C’est faux. Les mesures proposées ne s’appliqueront pas dans l’immédiat, elles sont renvoyées à la discussion d’un agenda social des futures « réformes » de 2008.

 

-         qu’ils auraient tous une augmentation de leurs revenus

 

C’est faux. Aucune mesure n’améliore la situation des chômeurs et des retraités, ni  celle des salariés des petites entreprises qui ne sont pas passées aux 35 heures, ni celle des travailleurs à temps partiel non annualisé, ni celle des salariés des entreprises sans croissance d’activité.

 

Les Français espéraient des propositions concrètes en faveur des salaires et contre la vie chère. Ils n’ont que des mesures de mystification et de régression, des mesures en contradiction avec l’objectif avec l’objectif l’augmentation des salaires.

Les propositions sont inefficaces et dangereuses pour les Français.

 

La formule « travailler plus pour gagner plus » signifie en réalité « gagner moins et payer plus ».

Par Gérard Gouzes - Publié dans : Lettre d'informations
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 18 décembre 2007 2 18 /12 /Déc /2007 08:49


personnes-ag--es.jpg En 2008 les personnes agées seront taxées


Jusqu’à ce jour
toutes les personnes de plus de 65 ans qui ne sont pas imposables échappent au paiement de la redevance audiovisuelle. 

A partir de 60 ans, les personnes dont le revenu fiscal ne dépasse pas 9 437 €, c’est-à-dire l’immense majorité des retraités agricoles et des retraités ouvriers du Lot-et-Garonne étaient, elles aussi, exonérées de cette redevance. 
En 2004, les députés UMP à l’Assemblée Nationale ont voté une disposition tendant à coupler sur la même famille d’impôt la redevance audiovisuelle et la taxe d’habitation et dans le même temps, ils ont décidé de supprimer ces exonérations en…2008.
Nous y voilà ! L’Etat va récupérer ainsi sur 850 000 personnes âgées 116  € par an, soit en tout 100 Millions d’Euros. C’est ce que l’on appelle « améliorer le pouvoir d’achat » des plus modestes !
Mais pris de remord nos députés UMP viennent de voter un amendement qui rétablit l’exonération pour les handicapés et un autre qui rétablit 50 % de l’exonération.
Le résultat fiscal est que ceux qui étaient exonérés de redevance paieront, tout de même, en 2008 : 58 €…c’est toujours ça de pris aux pauvres puisque comme le déclarait Alphonse Allais : « c’est normal que l’on fasse payer les pauvres car ils sont plus nombreux que les riches ».
Si l’on ajoute à cette taxation des personnes âgées la volonté exprimée par les Sénateurs UMP de récupérer les sommes versées aux personnes âgées au titre de l’APA (Allocation Personnalisée à l’Autonomie) sur les successions… on peut comprendre que la majorité des personnes âgées qui ont voté pour Monsieur Sarkozy ou ses députés commencent à se poser des questions… mais un peu tard !
 
Par Gérard Gouzes - Publié dans : Lettre d'informations
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 16 novembre 2007 5 16 /11 /Nov /2007 15:05

Sarko,Laporte et le sport: d'abord les riches.....!!!

 

-39527875-laporte-300-300.jpg  

27000 euros par personne, pour plus de 1000 sportifs professionnels. C’est le beau cadeau accordé par Bernard Laporte aux footballeurs, basketteurs et rugbymen les plus connus. C’est ce que viennent de voter les députés UMP en adoptant le budget 2008 pour le sport, la jeunesse et la vie associative. Une mesure parmi d’autres qui pénalisent allégrement sportifs amateurs et associations, au profit des athlètes professionnels les mieux rémunérés.

 

On est loin de la promesse du candidat Sarkozy d’allouer au sport 3% du budget de l’Etat avant 2012. Les crédits accordés mercredi ne représentent finalement que 0.22% du budget total pour 2008.

 

L’Etat va ainsi, en effet, dépenser 32 millions d’euros pour rembourser des allègements de charges sociales leur bénéficiant.

 

L’explication de texte est simple : la loi du 15 décembre 2004 instaure la possibilité de rémunérer une partie des sportifs professionnels en droit d’image.

 

Ces droits sont exonérés de charges sociales. Pour compenser les pertes qu’engendre cette exonération pour la sécurité sociale, l’Etat rembourse, chaque année à l’euro prés, l’Accoss ( Agence centrale des organismes de sécurité sociale).

 

Il y aura plus 113% d’allégements fiscaux pour 1172 sportifs professionnels : soit une somme en augmentation de 113% entre 2007 et 2008, qui passe de 15 à 32 millions d’euros, ces mesures concernent les sportifs les plus connus, car les plus à même de gagner de l’argent grâce à leur image. D’après le dernier décompte datant de 2006, ils sont 1172 sportifs professionnels à bénéficier de la mesure ( 639 footballeurs, 136 basketteurs et 397 rugbymen).

 

Dans le même temps, en valeur constante, le budget du sport est en baisse de 7.8%.

 

La dernière dépense additionnelle en date ne profite même pas directement aux sportifs.

 

Nouveautés dans le budget 2008 : l’apparition du loyer du ministère, situé avenue de France, dans le XIIIe arrondissement de Paris. Montant annuel : 14 millions d’euros.

 

Vous pouvez toujours appeler le secrétariat aux sports, on vous le confirmera !
Par Gérard Gouzes - Publié dans : Lettre d'informations
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 31 octobre 2007 3 31 /10 /Oct /2007 15:18
assemblee_nationale.jpg  

Le « paquet fiscal » de l’été n’a pas eu d’effet sur l’activité économique.

 

Au contraire, la croissance pour 2007 sera très nettement inférieure à ce que promettait le Président de la République. Le choc de confiance n’est pas au rendez-vous. Avec près d’un demi point de croissance en moins, on est loin du point supplémentaire annoncé au début de l’été. Comme cela était prévisible, le « paquet fiscal » a finalement réduit la croissance économique.

 

En à peine trois mois, le « paquet fiscal » apparaît pour ce qu’il est véritablement : un contre choc social. Les 15 milliards d’avantages fiscaux au profit des plus favorisés seront payés par des prélèvements supplémentaires trés lourds dans quelques mois. La taxation des médicaments, c’est à dire des personnes malades, en constitue le premier signe. Le projet de loi de finances pour 2008 est un budget purement fictif contenant les prémisses de la rigueur qui attend inévitablement les Françaises et les Français après les élections municipales.

 

Rien n’est prévu pour soutenir la consommation et l’investissement. Rien n’est engagé pour favoriser la croissance et l’emploi. Rien n’est fait pour réduire les déficits et la dette publique. Rien n’est proposé pour lutter contre les inégalités. Au contraire, le projet de loi de finances 2008 s’inscrit dans le cadre d’une politique qui a depuis juin 2002 conduit à l’explosion de la précarité et à la dégradation des finances publiques.

 

Après le « paquet fiscal » voté cet été, le projet de loi de fiances pour 2008 ne sert pour l’instant qu’à dissimuler ce qui attend les Français dans quelques mois.
Par Gérard Gouzes - Publié dans : Lettre d'informations
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés