La France se lance dans une course poursuite avec l’Allemagne visant à l’amélioration de sa compétitivité par les coûts. Les salariés ne risquent-ils pas de perdre beaucoup sans que la France ne réussisse à gagner ?
Pourtant un certain nombre de mesures ont amélioré certaines situations : la forte dépréciation de l’€uro à bénéficié aux exportateurs, la suppression de la taxe professionnelle a permis un rebond du taux de marge des grosses sociétés.
Malgré cela le taux de chômage tangente les 10 % et le pouvoir d’achat des ménages a baissé de 0,5 point en 2009.
Les mesures de rigueur budgétaire vont provoquer une baisse de revenu disponible des ménages en 2010.
D’autre part nous allons assister à un fort ralentissement des prestations sociales en 2010 : elles reculeraient de – 3,6 %. Rien d’étonnant à ce que le pessimisme des ménages se confirme en 2010 !
Qui comprend en effet ce qui va se passer ? Les déclarations du premier ministre et de ses ministres sont souvent contradictoires. Rien n’est ni clair, ni crédible, ni socialement juste. L’iniquité des mesures phares annoncées est socialement patente, et inacceptable dans les réformes annoncées.
L’exemple du financement du régime des retraites des fonctionnaires est tout à fait significatif : l’Etat prévoit un arrêt de l’effort financier de l’Etat alors même que mathématiquement le nombre de fonctionnaires retraités va augmenter au cours des années à venir.
Le fonds de réserve des retraites mis en place par le gouvernement de Lionel JOSPIN dans les années 90 et dont les ressources ne devaient être utilisées qu’à partir de 2020 est pillé avant l’heure, alors que l’augmentation du taux d’emploi des séniors, dès la cinquantaine, aurait dû être le mot premier de la réforme des retraites.
Il est en effet plus facile de réaliser des petites économies de court terme qui frappent les plus défavorisés que d’inciter les entreprises à revoir leur modèle productif en intégrant les séniors.
Autre illusion : le Gouvernement mise sur sa capacité à faire basculer les cotisations chômages au profit de la branche vieillesse. Franchement ce n’est pas possible !
Je n’insisterai pas sur la dégradation des finances publiques et il n’est nul besoin d’être un économiste professionnel pour comprendre que la configuration décrite conduit à une montée continuelle de l’endettement public : 84 % du PIB en 2009… 100 % en 2012 !
A ceci s’ajoute les recommandations à la réduction de la dépense publique ! Quand on connait la mystification à laquelle se livre le gouvernement pour faire croire que la croissance, l’an prochain sera de + 2,5 % et que l’on reviendra à un déficit budgétaire de + 4 % en 2012, on peut être inquiet sur les misères qui vont s’abattre sur les classes moyennes : suppression du cumul demi-part du quotient familial, et de l' aide au logement des étudiants ; fin de l’exonération de 15 points sur les cotisations patronales de 5.5% appliquées aux employeurs d’une personne à domicile, étalement de la revalorisation de l’allocation adulte handicapé sur 6 ans…
Ainsi on le voit, 2012 s’approche et l’espoir d’une alternative à cette politique augmente. Mais attention l’échec patent du Gouvernement SARKOZY-FILLON pour ce qui concerne les comptes publics peut se transformer en arme terrible contre la gauche quand elle arrivera au pouvoir et qu’elle aura à se confronter à une absence totale de marges budgétaires et aux risques politiques qui l’accompagneront.
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En 2008 les
personnes agées seront taxées