Actualités

Vendredi 25 janvier 2008 5 25 /01 /2008 14:36

la-montre-de-sarko.jpg  

Patrick Balkany, jamais avare d’anecdotes sur son « pote », nous avait instruit des larmes d’un Nicolas Sarkozy recevant, des mains d’un père un peu volage et flambeur, une Rolex. Etais-ce une réparation symbolique d’une enfance volée ? Toujours est-il que le petit Nicolas aimera ce qui brille.

 

Et cela tombe bien, la présidence de la République va lui donner l’occasion de satisfaire ce goût pour le « clinquant ». Il fera sien le mot de Bonaparte : « pour moi je n’ai qu’un besoin, celui de réussir ». Nicolas Sarkozy va donc afficher sa réussite avec ostentation.

 

Nicolas Sarkozy présente, montre, vend son ascension. Alors que la peur de la relégation assaille chaque Français. Le moral des ménages est au plus bas. Et la vie chère ronge chaque jour un peu plus le quotidien de toutes les catégories sociales.

 

Ray ban, chaîne en or qui brille sous la chemise ouverte, mocassins à pompons, montre à « plusieurs patates » au poignet, salaire confortable, voyages en jet privé, notre président reste un grand ados. Même dans ses amours où il poussera sa plainte muette jusqu’à se faire photographier avec sa nouvelle compagne, qui ne pouvait être qu’un top modèle, là où son ex-épouse s’était échappée un noël précédent à Petra. Il ne nous manque que la station de sports d’hiver huppée, mais cela ne devrait pas tarder. Tout y est.

 

Cela fait sourire les bobos, peut impressionner le populo et si le « monde parisien » s’en offusque cela peut rapporter gros. Car pendant qu’on glose sur la forme, on ne gratte pas trop le fond.

 

Tout cela n’est pas étonnant quant la politique s’efface le « pipole » prend la place.

 

Mais il ne faut pas en rester à l’écume des choses et se laisser compter la berceuse de la « glasnost » sarkozienne refusant l’hypocrisie. Cette forme de pouvoir absolu est le reflet de notre époque. Elle a une apparence, celle de la jet set, mais elle a une réalité, l’espace public sans espace devant la poussée sans limite de l’appétit privé. Une citoyenneté entamée, une représentation délégitimée, des partis dépassés par les sondages, des corps intermédiaires anémiés et un troisième pouvoir médiatique largement asséché, un Parlement plus que jamais godillot et un gouvernement qui a l’impression d’être de trop, jamais un pouvoir n’a été à ce point hors de toutes contraintes. Nicolas Sarkozy est pris par le vertige de sa monarchie médiatique où l’Elysée est devenu le cabinet du Roi et l’étiquette celle de la réussite. Paraphrasant Stendhal dans le Rouge et le Noir, il s’exclame : « Grand Dieu, pourquoi suis-je moi ? ».

 

Mais il ne faut pas s’arrêter à cela. Par-delà l’apparence, nous devons saisir l’essence même du pouvoir sarkozien.

 

Au-delà des échecs criant, sur le pouvoir d’achat, le logement, la santé, la croissance, la dette, et surtout la confiance, le gouvernement a touché à tout, mais n’a rien changé.

 

Ce qui frappe dans la pratique sarkozyste c’est la rupture avec l’intérêt général. Le social c’est d’abord l’entreprise, la santé c’est avant tout la dépense, la justice, c’est la punition, l’impôt c’est prioritairement l’allègement pour les plus riches, la politique internationale c’est principalement les Etats-Unis. Protection, promotion, prévention, réparation, bref l’intérêt général a disparu de l’action d’un gouvernement ne connaissant que le toujours moins. Nicolas Sarkozy se veut président acteur dans les sens du terme et tranche constamment dans le sens du marché.

 

Quand la critique afffleure, quand le « là où va-t-on ? » se fait trop pressant. Tant il est vrai que Nicolas Sarkozy est une force qui va mais qui ne sait pas où elle va. Quand l’interrogation se fait forte sur la confusion des genres, le discours s’évade dans la civilisation pour mieux faire discourir. Laurent Wauquiez résume benoîtement la méthode dans un « gratuit », « nous occupons l’agenda médiatique pour éviter d’avoir à le subir ». Le rêve de tout monarque, l’habileté de cour et des mots pour échapper au jugement du peuple. Avec comme étendard toujours la même formule « la société, c’est moi ».

 

Encore qu’il est là aussi possible de prendre Nicolas Sarkozy au « défilé » du langage. Du discours de Dakar à celui de Saint-Jean de Latran, la civilisation sarkozienne n’est pas universalisme de la République, mais celle du marché et de la religion.

 

Derrière le masque contestable d’une présidence jet set perce une réalité chaque jour plus forte. L’intérêt général n’est plus aux commandes du char de l’Etat.

 

« Une tribune de Jean-Christophe Cambadélis publiée dans Marianne de la semaine du 15 janvier 2008 »

Par Gérard Gouzes - Publié dans : Actualités
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 16 novembre 2007 5 16 /11 /2007 17:01

 

Rachida DATI ou la justice avec l'UMP

 

rachida-dati-copie-1.jpg

 

Fait assez rare pour être souligné, le principe d’une réforme de la carte judiciaire fait l’objet d’un consensus de la part du monde judiciaire et des élus. Pourtant, les contours de la nouvelle carte que dessine la ministre de la Justice soulèvent l’émoi des barreaux, le rejet des personnels de greffe et des magistrats, la colère des élus locaux et l’inquiétude des populations. Particulièrement concernés, les élus ont dénoncé à maintes reprises une réforme mal conçue, sans objet, dépourvue d’ambition et, surtout, bien éloignée des attentes très fortes de nos concitoyens en matière de proximité. Visiblement à court d’arguments, la garde des Sceaux a décidé de placer élus et professionnels de justice devant le fait accompli. Au bout de dix régions visitées, 6 tribunaux de grande instance, 86 tribunaux d’instance et 53 tribunaux de commerce avaient été supprimés en fonction de critères purement mécaniques et comptables.

Si la détermination de la ministre de la Justice ne fait pas de doute, sa volonté de concertation paraît peu évidente. Du comité consultatif tombé en désuétude au récent «tour de France» d’une garde des Sceaux prétendument à l’écoute, tout a été fait pour éviter une fronde nationale et imposer une réforme déjà prédéfinie visant à la suppression de plus de deux cents tribunaux d’instance.

Mais en quoi la suppression de près de la moitié des juridictions de proximité pourrait-elle améliorer les choses ? On ne fera que surcharger encore un peu plus les autres tribunaux, déjà engorgés, où l’on juge dans des préfabriqués et des locaux trop exigus ! La suppression des juridictions de proximité – particulièrement efficaces en matière de délai des décisions de justice, d’application des peines mais aussi de coût – n’apportera que davantage de confusion et de dysfonctionnements à notre institution judiciaire.

Or la situation est déjà bien préoccupante. Les jugements sont de moins en moins motivés, les délais devant les grandes juridictions deviennent insupportables, le code pénal n’y est plus appliqué entièrement et la justice administrative s’enterre à petit feu sous le poids des dossiers interminables. Pendant ce temps, le Parlement multiplie les lois médiatiques, la moitié des peines ne sont pas exécutées et les magistrats sont entravés dans leur travail quotidien par un manque flagrant de moyens qui fait de la France le parent pauvre de l’Europe judiciaire.

Pour 2007, il n’y aura qu’une centaine de postes créés dans les greffes, et la promotion «Eva Joly» de l’Ecole nationale de la magistrature sera la plus faible en nombre d’auditeurs depuis 1999. A l’inverse, 500 millions d’euros devraient être débloqués pour la nouvelle carte judiciaire : le quart du budget de la justice !

Sans doute faudrait-il rééquilibrer les juridictions, créer des cours d’appel ou des tribunaux de grande instance dans certaines banlieues à forte croissance démographique, simplifier les procédures vers un guichet unique de première instance ou encore développer le système d’aide juridictionnelle. Cependant, quelles que soient les mesures adoptées, la nouvelle carte judiciaire ne pourra contribuer à l’amélioration du fonctionnement de la justice si elle ne respecte pas une logique d’aménagement du territoire en faveur de nos concitoyens. Supprimer un tribunal, c’est dans de nombreux cas obliger le justiciable à effectuer plus de 100 km aller-retour pour se présenter devant le juge ou trouver un avocat, c’est créer des déserts judiciaires de fait, en particulier pour les plus démunis.

La réforme actuelle fait donc courir un grave risque pour l’efficacité et l’accessibilité de la justice de notre pays, mais elle menace en outre de nous faire rater pour de nombreuses années la véritable réforme qu’attend le pays. C’est pourquoi nous demandons solennellement à M. le président de la République de suspendre la réforme actuelle et d’organiser au plus vite un Grenelle de la justice qui rassemblerait tous les acteurs concernés, dont les élus locaux, afin de remédier à un mal qui nécessite une thérapie plus efficace que de simples coups de crayon sur des tribunaux qui rendent la justice mieux qu’ailleurs. Ce n’est, à l’évidence, qu’à cette condition que la réforme sera une réussite.

Par Gérard Gouzes - Publié dans : Actualités
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 13 juin 2007 3 13 /06 /2007 17:34

banniere.gif  

Attention Danger pour la Securité Sociale !

secu-en-danger.jpg

En 2001 les comptes de la securité sociale etaient équilibrés ! Le gouvernement Raffarin puis le gouvernement De Villepin qui lui a succèdé ont doublé les honoraires des mèdecins et laissé se creuser un deficit qui atteint aujourdhui 62 milliards d'euros.

Le nouveau gouvernement de droite dirigé par mr FILLON vient d'annoncer qu'il imposera à chaque assuré une "franchise" non remboursable sur :

-les soins

-l'hopital

-les examens biologiques

-les medicaments

Cette franchise serait de l'ordre de 40 euros si ce n'est 100 euros par personne d'ici 2009 !

Une fois de plus ce sont les classes moyennes et les plus précaires qui vont supporter cette nouvelle charge apres celle des medicaments non remboursés puis du relevement du forfait hospitalier à 16 euros.

Pour les legislatives de dimanche prochain,avant de voter il faudrait que beaucoup de personnes agées et souvent malades reflechissent et votent pour nous pour que nous nous efforcions de bloquer cette mesure injuste . Apres il sera trop tard pour pleurer !

Alors mobilisez vous le dimanche 17 juin il y va de votre avenir et mobilisez vous aussi pour conquerir le maximun de députés. Plus nous serons nombreux mieux nous serons defendus !

Par Gérard Gouzes - Publié dans : Actualités
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 23 avril 2007 1 23 /04 /2007 14:36
                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                 
segolene_royal.jpg  Segolene ROYAL   Presidente de la République Française
L’analyse du premier tour nous permet tout d’abord de saluer la participation massive des français à ce scrutin. C’est une victoire de la démocratie qui doit s’amplifier le 6 mai prochain.
La candidate Ségolène Royal est qualifiée pour le second tour. Nous aurons un vrai débat sur le bilan de l’UMP au pouvoir exclusif depuis 2002, sur ses promesses non tenues et sur ses échecs. Nous pourrons aussi bien appréhender le pacte présidentiel de Ségolène Royal, seul susceptible de rassembler, dans la sérénité, la France et les français.
Ségolène Royal fait autant de voix que François Mitterrand au 1er tour de 1981. Sur le plan local, elle dépasse les 28 % de suffrages, soit mieux que son score national, même s’il faut regretter que le département de Lot-et-Garonne soit le seul en Aquitaine où Sarkozy la devance.
Le deuxième constat est que 70 % des électeurs n’ont pas voulu voter Sarkozy. L’homme, en effet, fait peur. En vases communicants avec le F.N. Il a vampirisé les électeurs les plus radicaux de Le Pen et l’a réduit à 10 %, ce qui est un échec cuisant pour ce dernier. Sarkozy est devenu, de par son action et son discours, le candidat de l’extrême, très peu rassurant pour les électeurs modérés ou républicains qui ont voté Bayrou.
Le deuxième tour sera donc celui de la clarification. Si le centre se veut autonome, s’il ne veut plus être le « faux nez » de la droite, le moment est venu de vérifier si face à un Sarkozy-Berlusconi… Bayrou veut ou non apparaître comme le nouveau Prodi d’une nouvelle France ou s’il cachait le simple dessein d’être le marche pied du brutal Sarkozy ?
Nous allons savoir si Bayrou et ses amis qui ont tant critiqué Sarkozy sont sincères ou s’ils n’étaient là que pour tromper les électeurs qui, pour battre Sarkozy se sont momentanément ralliés à lui ?
Tous les électeurs sont maintenant face à leurs responsabilités !
Veulent-ils voir revenir les mêmes ministres qui ont échoué depuis 2002 ?
Veulent-ils amplifier les dégâts sociaux que provoquerait la politique libérale et autoritaire de Sarkozy ?
Le 6 mai, en votant Ségolène Royal, il faut sanctionner un bilan et promouvoir un autre avenir sans émeute, sans provocation, sans discrimination, sans communautarisme, sans eugénisme…
Le 6 mai prochain tous les républicains de gauche et du centre doivent s’unir sur des valeurs communes pour changer un système qui vient d’être rejeté massivement par les français inquiets de l’état de la France.
Marmandaises, Marmandais, retrouvez la confiance, n’hésitez pas, il faut changer la France en votant Ségolène Royal qui sera la Présidente de la République de tous les français.
Par Gérard Gouzes - Publié dans : Actualités
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 23 février 2007 5 23 /02 /2007 10:06

 

Une aumone pour les députés battus

 

Le journal « Sud Ouest » vient d'écrire que le président de l'Assemblée National Jean Louis DEBRE était un « grand humaniste » car il avait décidé de se montrer généreux vis à vis des députés sortants et que Jean DIONIS DU SEJOUR, Michel DIEFENBACHER et Alain MERLY pouvaient le remercier car même battus en juin prochain ils pourront bénéficier de leur indemnité parlementaire ( 5800$ mensuels) pendant cinq ans, c'est à dire jusqu'en juin 2012 !

 

Cette nouvelle, si elle s'avère exacte, et purement scandaleuse ! Car si on peut comprendre qu'un député battu qui se retrouve en difficulté, sans emploi, puisse bénéficier pendant quelques mois, comme un chômeur, d'une indemnité de type « Assedic », autant il est incroyable qu'alors que les députés UMP sortants n'ont pas eu un geste pour les petites retraites, en particulier celles des agriculteurs ou des anciens combattants, ils acceptent de se voir octroyé une prolongation intégrale et injustifiée de leur émolument de député.....pendant 5 ans !

 

Si cette information est fausse, il faut qu'ils la démentent ! Si elle s'avérait exacte il faudra tout faire après juin 2007 pour faire disparaître ce privilége indigne et scandaleux, plus de nature à disqualifier les politiques qu'à rétablir un climat de confiance démocratique et civique !

 

 

 

 

 

Par Gérard Gouzes - Publié dans : Actualités
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Mars 2010
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés