Politique Nationale

Vendredi 16 juillet 2010 5 16 /07 /2010 16:36

 

 

 

 

 

Lors de sa dernière prestation télévisée avec PUJADAS, le Président SARKOZY a dit : « je ne suis pas un homme d’argent ». La phrase a dû en faire sursauter plus d’un. En effet il suffit de lire l’excellent ouvrage de Philippe MARTINAT et Alexandre KARA : « DSK-SARKOSY, le duel, biographie comparative » pour mesurer l’énorme bluff de SARKOZY lorsqu’il parle de l’argent.

 

            Il est, sans que cela soit une tare, assujetti à l’I.S.F. et a déclaré au Conseil Constitutionnel une fortune personnelle de 2,5 Millions d’€uros. Il possède, en plus de parts dans diverses S.C.I, 34 % des parts du cabinet d’avocat Arnaud Claude dont le chiffre d’affaires atteint les 2 Millions d'euros par an.

 

            Lorsqu’il est devenu Président de la République il a commencé par augmenter son salaire de + de 180 % passant à 248 318 € brut annuel. Il trouvait l’indemnité du Chef de l’Etat précédent « ridicule ». On est loin du temps ou le Général De Gaulle exigeait de payer sa note d’électricité à l’Elysée !

 

           Partisan de la rigueur budgétaire pour les autres il effectue le moindre déplacement en hélicoptère, ou en avion et s’entoure de milliers de policiers dans ces occasions (1500 pour sa venue en Lot et Garonne en 2010). Il s’est commandé aux frais du contribuable un avion présidentiel au prix de 180 Millions d’€uros !

            Il a fini par épouser Carla BRUNI qui est l’ayant droit d’une famille richissime et ses deux témoins de mariage étaient les deux plus riches français du CAC 40 : Martin BOUYGUES et Bernard ARNAULT.

            Il avait remis à sa deuxième femme Cécilia, une carte bancaire à son nom fournie par la recette générale des finances dont le « Canard enchaîné » avait dénoncé l’existence. Il annonçait qu’il avait besoin pour vivre avec Cécilia d’un minimum de 100.000 F mensuels.

            SARKOZY aime donc bien le luxe et ses attributs. Il possède une collection de montres d’une valeur de plus de 200 000 € (Patek ; Rolex ; Breitling), de nombreux stylos « Mont Blanc », les costumes et les vestes BOGLIOLI ou bien encore mieux Christian DIOR.  Il a ses habitudes chez « KASPIA » et son caviar réputé, au « Bristol », chez « Thiou » où les additions sont, paraît-il, à trois ou quatre chiffres !

            Qui a oublié que si François MITTERRAND, après son élection, s’était rendu cérémonieusement au Panthéon, SARKOZY lui, à peine élu, s’était précipité au « Fouquet’s », le plus chic restaurant des Champs Elysées où l’attendait toute la fine fleur des français les plus fortunés : J.C DECAUX ; M. BOUYGUES ; A. FRERE ; P. DESMARAIS ; P. KRON ; H. PROGLIO ; BOLLORE ; D. DESSEIGNE ; J.C. DARMON ; S. COURBIT… bref toute l’aristocratie financière qui a participé au financement de sa campagne présidentielle et à qui il a promis la suppression prochaine de l’I.S.F et la mise en place du bouclier fiscal.

            Le trésorier de l’UMP, E. WOERTH, Ministre du budget pourrait rembourser à tous ces généreux donateurs leurs gracieux versements. Il ne manquait à cette somptueuse réception que Mme BETTENCOURT ! Elle s’est tout de même vu rembourser par les services fiscaux 30 Millions d’€uros cette année.

            Le philosophe Alain FINKIELKRAUT, pourtant fidèle soutien du candidat SARKOZY, devait s’écrier :

« Pendant 3 jours, SARKOZY nous a fait honte. On ne peut pas se réclamer du Général De Gaulle et se comporter comme Sylvio BERLUSCONI. »

            Ainsi, on le voit bien, pendant que l’immense partie de la France souffre de la crise et du désengagement de l’Etat, le Président « Bling-Bling », méprisant les convenances et l’opinion publique multiplie les provocations et se moque des français en leur faisant gober que lui n’est pas un « homme d’argent ». Mais alors qu’est-ce qu’un homme d’argent ? Peut-être le chômeur Rmistes ; le commerçant ou l’artisan qui peine à joindre les 2 bouts ; le vieux retraité agricole qui suivit avec sa maigre retraite ?

            Non ! SARKOZY aime l’argent, le luxe et ceux qui en possèdent. Il l’a reconnu dans un entretien avec Jean DANIEL : « Eh bien moi, il faut que je vous le dise : j’aime l’argent, j’ai beaucoup d’amis riches et je n’ai aucun complexe à le revendiquer. »

            Avec SARKOZY c’est l’argent décomplexé qui est entré à l’Elysée !

 

            Comme le souligne le sociologue Christian SALMON, SARKOZY incarne « le modèle le plus poussé de ce que le marché peut faire avec les individus. C’est un modèle purement consumériste… »

           

 Nicolas SARKOZY le répète lui-même, obsédé par l’argent et le pouvoir : « un jour après mon mandat, après l’Elysée, j’irai faire du fric ! »

            Une paire de lunette « Ray-ban aviator » sur le nez, une « Rolex » au poignet, ce nouveau style présidentiel devrait faire réfléchir ceux qui, encore aujourd’hui, dans une France en crise sociale, morale et financière… gardent une certaine sympathie pour l’actuel Président de l’UMP !

            Il ne s’agit pas ici de discriminer la richesse, très souvent fruit d’un travail de plusieurs générations. Il ne s’agit pas non plus de souhaiter un Président pauvre et misérable. Il faut rémunérer à la hauteur de leurs responsabilités, toutes celles et tous ceux qui assument dans le monde économique ou politique de lourdes responsabilités.

            Il suffit simplement de dénoncer l’hypocrite posture et la perversité qu’il y a de dire une chose et d’en pratiquer une autre.

            Un vieux proverbe le rappelle : « c’est par la tête que le poisson pourrit le plus vite »

            Comment rétablir une « république irréprochable », donner l’exemple aux jeunes générations, assurer l’avenir sur l’amour immodéré de l’argent et les pratiques qu’il génère en ayant ces pratiques ?

            Cet exemple, venu d’en haut, est grave et marquera profondément notre pays. Il y aura, sans aucun doute, un « avant et un après SARKOZY » dans les rapports entre un homme politique et l’argent.

            La renaissance de la France sera très dure sur le plan économique et financier. Elle sera encore plus difficile sur le plan moral. Puissent tous les français de bon sens le comprendre en 2012.

             

Par Gérard Gouzes - Publié dans : Politique Nationale
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Mardi 8 juin 2010 2 08 /06 /2010 11:06

           

 

reforme-territoriale-3.jpgUne mauvaise reforme pour  nos communes et nos concitoyens

 

 

 

 

Ce mardi 8 juin 2010, l’Assemblée Nationale,a voté le projet de loi relatif à la réforme territoriale concoctée, annoncée et imposée par SARKOZY et l’UMP. Les centristes se sont abstenus et 40 dféputés UMP  ne l'ont pas voté.

 

    Mais  les mêmes qui, localement, viennent raconter qu’il s’agit de réduire « le millefeuille », diminuer le nombre d’élus pour faire de soi-disantes économies, moderniser nos administrations locales…ont en réalité préparé toutes les conditions pour recentraliser la France en mettant un coup d’arrêt à la décentralisation, reprendre pied dans les conseils territoriaux où la gauche est actuellement majoritaire en mettant en place, en lieu et place des Conseillers généraux et des Conseillers régionaux.

           

            Les mêmes qui, localement, prétendent défendre les petites communes et le monde rural ont voté, la suppression des départements de fait, la création des « Communes nouvelles » qui fusionneront les petites communes, la création des métropoles qui affaibliront les régions…bref deux discours : un pour tromper et l’autre pour manœuvrer.

 

            En Lot et Garonne où nous sommes représentés par 40 Conseillers généraux (1 par canton) et par les Conseillers régionaux nous n’aurons plus que 27 Conseillers territoriaux qui cumuleront les deux mandats précités.

 

            Une réforme, plus démocratique, plus moderne aurait voulu que l’on conforte la décentralisation en donnant plus de moyens aux collectivités locales, en supprimant les doublons administratifs des services de l’Etat sur place, en réduisant les inégalités de représentation des habitants…rien de cela : aujourd’hui il faut le dire, l’Etat UMP recentralise en enlevant toutes marge de manœuvre fiscale aux départements et aux régions, on renforce les contrôles de légalité, les normes et les contraintes administratives, on gèle les dotations aux collectivités en poursuivant les transferts de charge qui les accablent, on amplifie les inégalités démocratiques.

 

            Un Conseiller territorial représentera 28175 habitants en Alsace ; 11492 en Franche comté ; 9594 en Auvergne ; 21000 en Rhône Alpes et 30081 habitants dans le Nord Pas de Calais.

 

            L’Auvergne, dont est originaire le Ministre HORTEFEU, disposera de 28 Conseillers territoriaux de plus que la Basse Normandie. Il y aura, un Conseiller territorial pour 12431 en Lot et Garonne contre 18200 en Gironde et 34295 dans le Nord.

 

            Le moment venu, ceux qui votent ces dispositions à PARIS, et viennent, la main sur le cœur, nous dire qu’ils n’approuvent pas ces mesures devront s’expliquer.

 

            Mais à un autre moment venu il faudra changer tout cela.

Par Gérard Gouzes - Publié dans : Politique Nationale
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Lundi 7 juin 2010 1 07 /06 /2010 16:17

           

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 Les derniers sondages d’opinion montrent un dévissement spectaculaire de la cote de Nicolas SARKOZY qui passe de 30 à 28 % de satisfaits. Son écart avec le premier ministre est ce mois-ci de 14 % ce qui est considérable et inédit sous la Vème République.

 

            A droite les doutes et les critiques commencent à poindre ça et là. Certains s’interrogent comme JUPPE sans parler de DE VILLEPIN qui lui se prépare clairement à être candidat en 2012.

 

            A gauche les choses se solidifient. Grâce au travail de la direction du P.S. c’est à 55 % que les français font confiance aux Socialistes contre seulement 43 % à l’U.M.P. La gauche extrême stagne et les verts ont repris leurs querelles de chiffonniers.

 

            Dominique STRAUSS-KAHN est attendu par plus de 60 % de français et recueillerait 34 % de votes populaires à l’occasion de primaires ouvertes à tous contre 14 % à Martine AUBRY, 12 % à Ségolène ROYAL et 10 % à François HOLLANDE.

 

            Pour autant l’avenir est-il rassurant ? Certainement pas ! Il faut, en effet, savoir que la situation en 2012 sera sans commune mesure avec celle de 1997. La gravité de la situation des finances publiques dans notre pays, dont le gouvernement SARKOZY-FILLON est pleinement responsable, est réelle.

 

            Les socialistes ne doivent pas se tromper sur le fait qu’il suffirait de supprimer le bouclier fiscal et de revenir sur quelques avantages fiscaux accordés aux plus riches pour permettre la réduction des déficits, la stabilisation puis la baisse de la dette.

 

            Le devoir de vérité et de transparence devra être la règle, car il faut avoir le courage de l’annoncer avant l’alternance pour ne pas avoir à rejouer le coup de « la parenthèse » de 1983, l’ampleur des ajustements nécessaires à un retour rapide de la croissance, à la réduction des déficits et à la stabilisation puis à la décroissance de la dette, sera très importante.

 

            La situation que nous laissera la droite de SARKOZY imposera de prendre des mesures difficiles, tant du point de vue de la hausse des prélèvements obligatoires que de la réorientation des dépenses publiques.

 

            Nos marges de manœuvres seront limitées dans un contexte européen et mondial qui n’échappe à personne.

 

            Avec un nouveau Président de la République : Mr Dominique STRAUSS-KAHN et pourquoi pas un premier ministre Mme Martine AUBRY, on pourra, dans cette période difficile de reconstruction de la France, de ses services publiques, de son tissu social redonner la priorité au pouvoir d’achat, à la relance de la consommation, aux prélèvements sociaux les plus justes pour financer la protection sociale et panser les plaies de la dernière décennie.

 

            Les défis qui nous attendent sont considérables. Voilà pourquoi il convient de bien les évaluer et de préparer les mesures à prendre avec soin…en laissant ceux, qui, à gauche, tiennent un langage peu crédible sur le trésor caché qu’il suffirait de redistribuer.

 

           

Par Gérard Gouzes - Publié dans : Politique Nationale
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Jeudi 1 avril 2010 4 01 /04 /2010 17:03

           

  qui profite du bouclier fiscal de l'UMP ?

 

 

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 Sarkozy l’a dit et redit : « je ne toucherai pas au bouclier fiscal car je crois au principe selon lequel on ne peut pas prendre à quelqu’un plus de la moitié de ce qu’il gagne. »

           

          La formule est perverse. Elle renvoie chacun d’entre nous à ses revenus et chacun imagine, à son niveau, le prélèvement de la moitié de ses modestes revenus avec terreur. La moitié du SMIC vous y pensez ? déjà qu’avec un SMIC on vit très difficilement…alors la moitié !

          

           La vérité c’est que lorsque l’on récolte comme Mr ARNAUD Bernard 11 milliards d’€uros en 2009 (vous avez bien lu 11 milliards d’€uros) c’est vrai qu’avec encore 5,5 milliards d’€uros annuels on peut encore bien vivre. Alors trêve d’hypocrisie, lorsque l’on parle de la moitié il faut ajouter la suite, c'est-à-dire la moitié de quoi ? de combien ? et l’on pourra alors dire si le principe de Mr SARKOZY est bon ou mauvais.

           

           Mr Xavier BERTRAND, le patron de l’UMP, a un argument encore plus percutant pour refuser de faire disparaître le « bouclier fiscal » : « Ce dispositif a été voté parce que celles et ceux qui gagnent de l’argent, on a tout intérêt à ce qu’ils dépensent leur argent en France. » Celle là c’est la meilleure. Elle nous permet d’en déduire que seuls les plus modestes doivent payer l’impôt puisqu’ils ne peuvent pas se réfugier à l’étranger. En outre il est prouvé que le bouclier fiscal n’a entrainé aucun retour des émigrés fiscaux. Même Johnny HALLIDAY est resté fiscalement en Suisse.

           

           Alors, en période de crise ou pas, à quoi sert le bouclier fiscal ? Le bouclier fiscal est une offense à l’idée que je me fais de la justice fiscale…c’est un homme de droite qui le dit : Mr Jean ARTHUIS, Président de la Commission des finances au Sénat qui le déclare.

 

          C’est le même ARTHUIS qui allait augmenter la CRDS de 0,15 % sans toucher les bénéficiaires du bouclier fiscal. C’est encore lui qui réclame la suppression de ce bouclier et de l’impôt de solidarité sur la forme, la fin de l’exonération couteuse sur les heures supplémentaires, la déduction des intérêts d’emprunts immobiliers, les exonérations sur les grosses successions ou les niches spéculatives…

 

         Alors qu’attend le Président SARKOSY pour comprendre que lorsque l’on est avec 138 milliards d’€uros de déficit budgétaire (8%) il est moralement nécessaire de supprimer tous ces avantages donnés aux amis du FOUQUET’S.

            JUPPE, COPE, LONGUET, tous UMP le demandent, le Parti Socialiste qui ne l’avait pas voté en réclame aussi la suppression depuis sa création.

            Les électeurs viennent de le dire clairement. Mr SARKOZY et ceux qui le soutiennent encore s’y refusent.

            Chacun le sait l’erreur est humaine mais  persister ainsi devient diabolique :

« errare humanum est, perseverare diabolicum ».

 

 

 

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Par Gérard Gouzes - Publié dans : Politique Nationale
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Mardi 16 février 2010 2 16 /02 /2010 14:00

           
Le Testament de Philippe Seguin

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Le Président de la Cour des Comptes, Philippe SEGUIN devait, avant sa mort subite, présenter le rapport annuel 2010 de cette institution. C’est Alain PICHON, doyen des Présidents de chambre et Claire BAZY-MALAURIE, rapporteur général qui a fait le douloureux exercice que l’on attendait.

            Philippe SEGUIN avouait à qui voulait l’entendre que le risque d’emballement de la dette publique de notre pays le préoccupait. Dans son rapport, l’état des finances de notre pays est décrit de manière tout aussi objective qu’inquiétante :

           
« Le déficit et l’endettement publics ont dépassé en 2009 tous les repères qui avaient été fixés pour en faciliter le pilotage et les risques d’emballement de la dette se sont accrus, ce qui renforce l’urgence du redressement des finances publiques. »

           
C’est en ces termes sévères que commence le constat.

           
Beaucoup pourraient penser qu’il s’agit là d’une nouvelle polémique, d’un mauvais procès fait aux responsables actuels du pays. Après tout il n’est pas inexact de dire que la crise internationale est la première responsable de cette situation. Eh bien non ! la Cour des comptes ne pense pas que la dégradation du déficit public à plus de 8,2% du PIB, là où le traité européen de MASTRICHT l’avait plafonné à 3% du PIB, soit entièrement imputable à la crise. Elle le dit : « moins de la moitié de ce déficit résulte de la récession économique ».

           
Le reste, c'est-à-dire « le déficit structurel représente 4 points du P.I.B et entre 2008 et 2009 ce déficit s’est encore creusé de près d’un point supplémentaire. »

            En 2013 la dette publique sera de 100% du P.I.B c'est-à-dire de la totalité de notre richesse annuelle. Les seuls intérêts de cette dette seront de 90 milliards d’€uros c'est-à-dire autant que la totalité de l’impôt sur le revenu ou que le produit de la C.S.G.

            La Cour l’annonce : « la charge de la dette ne sera alors plus très loin du seuil de 10 % du produit des prélèvements obligatoires au-delà duquel il existe un risque…de dégradation de la notation des dettes souveraines. » Nous serions alors dans la situation de la Grèce. Seulement attention la France n’est pas la Grèce et si on en arrivait à ce stade c’est toute l’Europe qui s’effondrerait.

           
Alors la Cour le demande dans son rapport : « il faut ramener rapidement la dette à un niveau permettant de retrouver des marges de manœuvre et ce sera d’autant plus dur que l’ajustement aura été différé ».

            Or sous le règne de SARKOZY et de l’U.M.P la capacité de la France à réduire sa dette a été : « plus faible que celle des autres pays ». Jamais depuis 2002 les gouvernements de droite n’ont pu atteindre leurs objectifs de stabilité.

            Mais le pire est encore devant nous. La Cour des Comptes évoque l’état calamiteux des comptes sociaux et notamment de l’assurance maladie : « le déficit du régime général serait toujours d’environ 30 milliards d’€uros en 2013…et à un tel niveau de déficit, l’équilibre ne pourra être rétabli sans une remise en cause du niveau de protection sociale ou sans une forte augmentation des prélèvements sociaux ».

           
De même la Cour des comptes dénonce le coût et les faibles créations d’emplois du plan Borloo. La loi du 25 juillet 2005 avait fixé un objectif : 500.000 emplois nouveaux en 3 ans en généralisant un système d’aides et d’incitations fiscales très coûteuses pour le budget. Le bilan est décevant ; le chômage continue d’augmenter et va bientôt dépasser les 10% de la population active. Par contre l’Etat continue à dépenser, à exonérer les plus riches et à gaspiller les deniers publics dans des opérations démagogiques : la réduction du taux de la TVA pour la restauration, 4,44 milliards d’€uros d’exonérations fiscales, 2,13 milliards d’€uros de réduction de cotisations sociales patronales ; 3,5 milliards de réduction d’impôts pour les emplois service ; niches fiscales pour l’acquisition immobilières défiscalisée…

            La cour le dénonce : « l’objectif de 500.000 emplois sur trois ans a été fixé sans étude préalable, à partir de données qui ne résultent pas d’une analyse fiable ».

           
L’INSEE estime que sur la période 2006-2008 ces métiers ont créé 108 équivalents temps plein seulement.


           
La cour impute ces erreurs de gestion à l’absence de choix clair et ne reconnait aux aides fiscales du gouvernement que des effets d’aubaine sans résultats tangibles.

            En matière de gouvernance des finances publiques, la haute juridiction financière estime bien plus important de faire les réformes structurelles nécessaires que de mettre en place des mesures complexes qui sont immédiatement détournées.

            Même dans ce rapport que l’on doit au sourcilleux Mr SEGUIN, il est reproché à l’UMP et à son gouvernement de ne pas réduire les niches fiscales qui font le bonheur des paradis fiscaux.

            Quand on pense qu’en 2002, sous le gouvernement JOSPIN, les comptes sociaux étaient équilibrés, la dette ne dépassait pas 60% du P.I.B. et le déficit public était contenu dans les 3% comme l’exigeait l’orthodoxie européenne.

            Lorsqu’en 2012 il faudra changer de gouvernance nous retrouverons dans les caisses de l’Etat et dans les comptes sociaux un énorme trou financier qu’il sera bien difficile de reboucher sans rigueur !


           
En attendant merci à Mr SEGUIN de nous avoir laissé cet avertissement posthume.

Par Gérard Gouzes - Publié dans : Politique Nationale
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