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FILLON contre FILLON

En 2004, après la victoire de la gauche aux élections régionales, François FILLON réclamait la tête du premier Ministre
RAFFARIN : il déclarait alors : « la défaite de la droite aux régionales est un 21 avril à l’envers. C’est un nouveau cri de colère ou de désarroi exprimé par une
majorité de français qui n’ont plus confiance dans leurs institutions et donc dans ceux qui le dirigent. »
« Les régionales…une élection locale ? tu parles ! une élection locale quand la terre tremble partout sauf en Alsace ou en Corse ? C’est un avertissement du corps électoral au gouvernement qui prend des mesures difficiles et qui ne parvient pas à expliquer sa politique. »
A la question qui lui était posée sur la nécessité de changer de premier Ministre après cette défaite il déclarait :
« j’ai milité pour cette idée…la solution était de nommer le plus populaire d’entre nous, mais pour prendre cette décision il aurait fallu que le Président de la République
(Jacques CHIRAC) comprenne ce qui venait de se passer. Qu’il n’y ait pas vu un épisode somme toute mineur, un accident électoral alors qu’il dit ne pas agir sous la contrainte. La maison brûle
mais le Président fait comme si de rien n’était. Il confirme Jean-Pierre RAFFARIN et déplace quelques ministres. »

En 2010 le même FILLON, devenu premier Ministre de Nicolas SARKOZY tient un tout autre langage : « si l’on devait
changer de gouvernement du simple fait des élections régionales, ce serait parfaitement incohérent avec la dimension régionale de ce scrutin…on ne gouverne pas un grand pays comme la France au
rythme des élections locales mais en gardant le cap fixé par les élections nationales, élections régionales conséquences régionales ! »
Quand le malheureux DARCOS, victime expiatoire de ce scrutin, doit entendre un tel discours, cela doit le laisser pantois.

Le dernier mot restera à RAFFARIN dont FILLON demandait la démission après la défaite régionale de 2004 : « les accusés de
2004 reçoivent en 2010 leur non-lieu. Je ne dirai pas ce soir, que nous vivons un 6 mai 2007 à l’envers tant l’élection présidentielle n’a rien à voir avec les régionales. "
La leçon de cette histoire c’est que l’on ne peut sérieusement faire confiance aux discours de Monsieur FILLON qui dans les mêmes circonstances
aura en deux convictions différentes et contradictoires selon ses intérêts du moment.
Alors ne nous trompons pas ,une telle vague rose sur toute la France annonce un printemps national…à nous maintenant de le réussir.
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