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Après « le coche et la mouche »
selon le journal SUD OUEST
Vous le lisiez dans nos colonnes, Gérard GOUZES s’est inspiré de la façade de la Fontaine « Le Coche et la mouche » pour attaquer le député Michel DIEFENBACHER sur son « peu d’intérêt à la lutte contre la délinquance ». Député qui n’avait pas eu vent de ces propos publiés sur le blog du maire. Mais piqué (par la mouche ?) au vif, il a décidé de prendre également la plume pour répondre. Il a baptisé son billet « Le Coche et la mouche. Le débat et l’invective. » Voilà qui donne le ton.
« Il y a bien longtemps que je n’avais plus visité le site Internet de Gérard GOUZES. J’avoue ne pas avoir le goût pour ce qui est fielleux et retors. Mais « Sud-Ouest » me tire par la manche. Ceux qui attendent que je réponde sur le même ton en seront pour leurs frais : le débat politique mérite mieux que l’étalage complaisant de ces médiocres rancœurs.
Le rôle des élus est de préparer l’avenir, pas de cultiver les vieilles haines mille fois recuites. Pourquoi Gérard GOUZES fait-il cela ? Pour exister sans doute. Après son échec aux sénatoriales, il fallait qu’il reprenne pied. Et il ne sait exister que dans l’invective. Il est comme ça. Moi pas. » Il y évoque une autre raison, beaucoup plus élaborée. Qui suggère que le maire aurait pu vouloir être partant pour les législatives afin de se consoler après les sénatoriales. La morale de l’histoire ? La hache de guerre n’est pas enterrée avec la défection de M. GOUZES aux prochaines élections législatives…
Le débat ou le mépris ? par Gerard GOUZES
Lorsqu’en qualité de Maire, il vous revient, par devoir envers vos concitoyens d’interpeller le député sur son action contre l’insécurité grandissante alors qu’il tient des propos lénifiants sur la soi-disante baisse de la délinquance, vous devez être clair sur le fond du sujet traité tout en évitant les attaques personnelles qui n’ajoutent rien au débat.
Habitué aux débats contradictoires dans les palais de justice, toujours vifs mais toujours déontologiquement corrects, c’est ce que j’ai fait en citant les attaques à la kalachnikov à Marseille comme l’agression subie par une personne âgée dans la rue d’Onzac à Marmande.
Afin d’illustrer le propos j’ai cité une fable de la Fontaine « la mouche et le coche », qui dénonce ceux qui jouent les utiles sans avoir rien fait.
Je m’attendais à une réponse sérieuse compte tenu de l’importance de ce débat qui inquiète tous nos concitoyens, quelque soit leur sensibilité politique. Je n’ai reçu, chacun aura pu le constater, qu’insultes et mépris.
Pour Mr DIEFENBACHER le problème que je soulevais n’était que : « goût pour ce qui est fielleux et retors » « médiocres rancœurs » « vieilles haines mille fois recuites » et « invectives ».
Chacun jugera qui aura tenté d’ouvrir un débat légitime et qui aura répondu par de la polémique personnelle ?
Chacun jugera si j’ai eu raison ou tort de demander à celui qui était chargé de nous défendre s’il l’a bien fait ?
Chacun jugera si celui qui aura cautionné la fermeture du commissariat de Marmande, la fermeture du tribunal correctionnel, l’éloignement du marmandais du Procureur de la République, la fermeture de la gendarmerie de Clairac, la suppression de postes de gendarmerie peut encore sérieusement parler de sécurité. S’il y a polémique à se le demander ou pas.
Chacun jugera qui par contre s’est battu pour installer en substitution au désengagement de l’Etat, un réseau de caméras vidéo-protection et un plan « Marmande tranquillité » dans sa ville sans recevoir la moindre réponse aux demandes de soutien faites au député.
Poser ces questions c’est ouvrir le débat sur la sécurité, sur le rôle de l’Etat et des collectivités locales, sur le travail d’un député au service des électeurs qui doivent, en fin de mandats, juger de son bilan.
Alors, Monsieur le Député, cessez de fuir le débat démocratique en esquivant les questions que les marmandais se posent et que je n’ai eu le tort que de vous les répercuter. Ne vous cachez pas derrière de faux semblants injurieux et peu dignes d’un ancien Préfet. Le mépris que vous affichez n’est pas une réponse à la hauteur des questions que mon devoir m’autorise à vous poser.
Gérard GOUZES
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