Lundi 25 septembre 2006 1 25 /09 /Sep /2006 11:44

Sarkozy voulait "kärchériser" les banlieues. Il aura déclenclé une émeute généralisée pendant trois semaines avec l'incendie de 45000 voitures en novembre 2005 et une relance de l'insécurité. Pour prendre des voix à Le Pen, il a ostensiblement vidé le "squat" de Cachan de ses immigrés à grand refort de CRS et de caméras après l'avoir laissé se pourrir pendant plus de trois ans. Avec force coups de mentons et déclarations provocatrices, il a fait croire qu'il ferait reculer l'insécurité. La réalité est là et
28 préfets viennent de lancer un cri d'alarme: l'insécurité progresse!Pour se dédouanner il n'a su que calomnier la magistrature en faisant des juges et de la justice les bouc-émissaires de ses échecs.

Sur le plan économique il avait promis de garder à l'Etat 70% du capital de GDF. Lui et ses amis vont voter dans quelques jours la réduction du capital de l'Etat à 34%. A Agen, au cours d'un meeting, il a dénoncé verbalement les "patrons voyous" mais concrètement n'a proposé que de réduire les régimes spéciaux de certains et pas les stocks-options des grands patrons.

A Washington, il s'est affiché avec Bush, a loué l'Amérique et sa politique et dénoncé celle de la France. Ségolène Royal avait organisé une réunion à Dakar sur le co-développement: vite, il lui brûle la politesse pour se rendre au sénégal 24 heures avant elle!

Voilà l'homme qui est prêt à tout pour s'emparer de la fonction de Président de la République française. Sa recette est simple: populisme et démagogie. Enfin, et pour parfaire son positionnement à l'extrême-droite de l'échiquier politique, voilà Sarkozy le communautariste, proposant d'abroger la loi de séparation des églises et de l'Etat de 1905, pour autoriser les communes à financer la construction de mosquées dans notre pays.

Ainsi Sarkozy hume en permanence l'air du temps et avec l'aide de petites phrases percutantes il persuade les électeurs que son hyperactivisme doit être confondu avec de l'efficacité. Avec une propension  très habile à se positionner, il cherche toujours l'accrochage idéologique à droite. Il dit son attachement au pacte républicain (Le Pen aussi) mais appelle à la réforme du modèle social français. Il dit approuver la nécessité de la solidarité mais dénonce l'attribution des allocations familiales. Il déclare supprimer la "double peine" pour les délinquants étrangers et en réalité la maintient de manière discriminatoire. Il dit qu'il va régulariser les sans-papiers ayant des enfants scolarisés et se limite à une poignée de régularisation. Il donne le sentiment de parler vrai mais continue à agir faux!

C'est comme cela qu'il prend ses amis à contrepied et devient un "événement" qui intéresse les médias. Il parle constamment de rupture alors qu'il est un des acteurs principaux de l'action gouvernementale.

Le proverbe dit que l'on peut tromper quelquefois ceux qui vous écoutent mais qu'on ne peut pas tromper tout le monde, tout le temps. Les Français seront-ils dupes? Déstabiliser l'Etat pour mieux s'en emparer c'est faire le pari du pire.

Voilà pourquoi je persiste à penser que la fonction présidentielle dans notre pays exige plus de rsponsabilités et plus de mesure. C'est ce que commence aussi à penser un certain nombre d'élus de l'UMP ou d'électeurs de droite, conscients que l'élection du Président de la République exige d'autres qualités que ne possède pas Sarkozy.

Par Gérard Gouzes - Publié dans : Lettre d'informations
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