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Je reviens de la Rochelle
J’y ai trouvé, contrairement à ce que racontent beaucoup de commentateurs avides d’événements à sensation, une ambiance plutôt studieuse sur le thème de « Réussir ensemble le changement », banc d’essai de l’alternative :
Après 3 jours de travail sur le fonctionnement de nos collectivités locales organisés par l’organisme de formation des élus « Condorcet » dont toute une journée toute entière consacrée à la fiscalité et aux financements de nos budgets locaux dans un contexte de pénurie et de réduction des moyens attribués par l’Etat, je me suis rendu à « l’Encan » aux journées d’été du Parti Socialiste à La Rochelle.
Plusieurs ateliers ont travaillé :
- sur la santé avec Jean-Marie LE GUEN, vice-président de l’office parlementaire d’évaluation des politiques de santé en présence de Patrick PELLOUX, président de l’A.M.U.F. et Daniel LENOIR, directeur général de la Mutualité Française.
- sur le logement avec Annick LE PETIT, Jean PERRIN, président de l’U.N.P.I et Jean-Baptiste EYRAUD, président du D.A.L.
- sur la recherche, l’enseignement supérieur et l’innovation avec Yves DURAND, AUDIER directeur des recherches au CNRS, Bruno JULIARD, président de l’UNEF, TRICOCHE, secrétaire national de l’UNSA…
- sur les services publics avec M. Claude KERVELLA de la CFDT, Jean-Pierre SOTURA de la CGT…
D’autres ateliers aussi intéressants ont porté sur les médias pour la liberté d’information ; sur les banlieues et la République à l’épreuve de la crise sociale, sur les propositions à mettre en œuvre pour lutter contre les discriminations ; sur la mise en place d’une politique d’immigration juste et partagée ;
Mais l’atelier que j’ai trouvé le plus intéressant a été celui des Questions Internationales qui a porté sur la situation des forces progressistes des deux rives de la méditerranée avec Pierre MOSCOVICI, ancien ministre aux affaires européennes et Hubert VEDRINE, ancien ministre des Affaires Etrangères en présence d’un professeur au Liban, d’une ministre israélienne et d’un responsable palestinien.
Je relève enfin que l’Atelier le plus suivi aura été celui qui s’intitulait : « Quelle politique économique pour la France après 2007 » avec Eric BESSON, l’économiste Elie COHEN et de nombreux responsables d’entreprises et syndicalistes.
L’emploi réel a été au centre des débats, la croissance, la redistribution des revenus entre le travail et le capital, la régulation possible de la mondialisation et la relance de l’EUROPE politique et économique ont été les thèmes les plus
Tous les comptes rendus sur le site WEB du PS www.parti-socialiste.fr
Bien sûr, ces dernières universités d’été avant l’échéance présidentielle de 2007 ne pouvaient pas ne pas évoquer les candidatures possibles à la magistrature suprême de notre pays. Il y a eu, à l’ouverture, l’accueil triomphal fait à Ségolène ROYAL, championne actuelle des sondages qui nous a montré, film à l’appui, l’action menée auprès des jeunes lycéens dans la Région Poitou-Charente. Le soir même, Dominique STRAUSS-KAHN, devant une salle de plus de 600 militants, a développé de façon remarquable sa dimension d’homme d’état en soulignant les défis à relever après 2007 : la pénurie des énergies fossiles, les négociations du G8, le terrorisme international, la situation du Moyen Orient mais aussi l’endettement du pays, les moyens de relancer la justice sociale, les délocalisations, la réforme de la PAC, l’éducation et la recherche, la croissance et l’emploi, enfin les nouvelles institutions nécessaires au rétablissement de la paix et de la sécurité dans notre pays… un vrai discours de Chef-d’Etat.
Laurent FABIUS a réuni 250 de ses partisans pour développer ses propositions en matière de pouvoir d’achat et de rassemblement de la gauche sur un programme de gauche.
Enfin Lionel JOSPIN, devant plusieurs centaines de militants des jeunesses socialistes s’est expliqué sur son départ de la vie politique en 2002, a reconnu des erreurs lors de sa campagne, a reproché à la direction du PS de l’avoir freiné dans la réforme des retraites et a demandé à ce qu’on valorise ce qui a été fait par la gauche entre 1997 et 2002.
Il a terminé son plaidoyer ainsi : « le défaut de la droite, c’est le cynisme, la faiblesse de la gauche, c’est sa mauvaise conscience ».
Il revenait dimanche matin à François HOLLANDE de conclure, il l’a fait en rappelant l’importance de l’enjeu de 2007 et a demandé aux candidats à l’investiture de s’abstenir de dénigrer, disqualifier ou soupçonner leurs concurrents du moment : « Rien de nos débats ne doit pouvoir être utilisé par la droite le moment venu ».
Il a rappelé que la victoire n’était nullement acquise et n’a pas oublié d’accuser SARKOZY, ce « narcisse au pays de l’UMP » d’être une girouette politique responsable de la politique de la droite depuis 2002.
Dans les couloirs, les discussions étaient fournies sans jamais être agressives, bien au contraire, j’ai ressenti chez tous mes interlocuteurs un sens des responsabilités et une unité qui, j’en suis sûr, se retrouvera après le vote des militants en novembre prochain.
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