Lundi 30 mars 2009 1 30 /03 /2009 16:39

 

le bouclier fiscal











Après son élection SARKOZY avait montré son vrai visage en allant festoyer au "Fouquets" avec les plus gros milliardaires du pays. Puis il s’en est allé sur le yatch de Bolloré se reposer.

La suite vous la connaissez : vacances aux Etat Unis, sur la côte du Sud Est, une montre hors prix… et une augmentation de son salaire de + 270 %... bref ! c’était le Président  « Bling Bling Â».

Aujourd’hui la crise est là, des milliers d’emplois sont supprimés, le pouvoir d’achat est entamé, les français sont inquiets. Ils l’ont dit le 29 janvier. Ils le manifestent encore plus nombreux le 19 mars.

Même certains parlementaires de l’UMP commencent à s’alarmer de la progression de la précarité et de la pauvreté.

Le Président de la commission sociale de l’Assemblée Nationale, Pierre Méhaignerie (UMP) veut créer une nouvelle tranche d’impôt pour « ceux dont les revenus dépassent l’entendement Â».

D’autres, timidement élèvent la voix : « il faut une contribution exceptionnelle des plus hauts revenus à l’effort normal pour faire face à la récession Â».

René Couanau, député UMP, demande la suspension du fameux « bouclier fiscal Â» qui dès 2007 exonére les plus riches du pays et qui avait été voté par les mêmes UMP.

L’Union centriste du Sénat, mesurant l’iniquité fiscale pronée par la droite et par SARKOZY déclare : « le bouclier fiscal est une offense à la justice fiscale ...».

Le groupe socialiste, qui avait refusé ce cadeau fiscal aux plus riches, s’indigne et demande d’y mettre fin.

La demande est logique : en période de difficulté, chacun doit contribuer en fonction de ses revenus !

Et bien non ! SARKOZY persiste : « je n’ai pas été élu pour augmenter les impôts Â».

La vérité est, hélas, différente. Aujourd’hui, en pleine crise et en plein désengagement de l’Etat, ce sont les classes moyennes et les plus démunis qui vont voir leurs impôts locaux augmenter pour maintenir les services publics locaux pendant que les plus fortunés se trouvent exonérés !

Drôle de morale pour celui qui invoquait Jaurès pendant la campagne électorale, fustigeait les « patrons voyous Â» et se voulait le Président du pouvoir d’achat.

 Il y a, en politique, des postures qui tiennent du mépris, de la provocation et du mensonge. Parions que tout cela finira mal un jour et que la France traversera une période trouble et difficile.

Les spécialistes de la provocation en seront les principaux responsables.
Par Gérard Gouzes - Publié dans : Politique Nationale
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