Le « paquet fiscal » de l’été n’a pas eu d’effet sur l’activité économique.
Au contraire, la croissance pour 2007 sera très nettement inférieure à ce que promettait le Président de la République. Le choc de confiance n’est pas au rendez-vous. Avec près d’un demi point de croissance en moins, on est loin du point supplémentaire annoncé au début de l’été. Comme cela était prévisible, le « paquet fiscal » a finalement réduit la croissance économique.
En à peine trois mois, le « paquet fiscal » apparaît pour ce qu’il est véritablement : un contre choc social. Les 15 milliards d’avantages fiscaux au profit des plus favorisés seront payés par des prélèvements supplémentaires trés lourds dans quelques mois. La taxation des médicaments, c’est à dire des personnes malades, en constitue le premier signe. Le projet de loi de finances pour 2008 est un budget purement fictif contenant les prémisses de la rigueur qui attend inévitablement les Françaises et les Français après les élections municipales.
Rien n’est prévu pour soutenir la consommation et l’investissement. Rien n’est engagé pour favoriser la croissance et l’emploi. Rien n’est fait pour réduire les déficits et la dette publique. Rien n’est proposé pour lutter contre les inégalités. Au contraire, le projet de loi de finances 2008 s’inscrit dans le cadre d’une politique qui a depuis juin 2002 conduit à l’explosion de la précarité et à la dégradation des finances publiques.
Après le « paquet fiscal » voté cet été, le projet de loi de fiances pour 2008 ne sert pour l’instant qu’à dissimuler ce qui attend les Français dans quelques mois.
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"demos kratos...une fin de République annoncée !"
Comme disait Abraham Lincoln : « You can fool some of the people all the time and all the people some of the time but you cannot fool all the people all the time » (Vous pouvez tromper quelques personnes tout le temps et tromper tout le monde de temps en temps, mais vous ne pouvez pas tromper tout le monde tout le temps.)
Il est loin le temps de l’Agora et des penseurs et autres philosophes qui s’évertuaient à tenter de concilier le pouvoir avec l’intérêt général (que sont devenus les enfants de nos Aristote, Montesquieu, Sieyès, Rousseau, Hobbes et tant d’autres !)
Le régime présidentiel et son système majoritaire en sont venus à bout, et, mis à part peut-être de pouvoir un jour compter encore, paradoxalement, sur le fédéralisme Européen, je ne vois pas d’issue à notre imbroglio législatif et à nos tergiversations diverses mais somme-toutes relativement peu variées !
Pourquoi toucher encore à cette pauvre Constitution ? Ne serait-elle pas assez libérale parce que encore trop Gaulliste ? Aura-t-elle trop vécue que pour voir en un mois à peine, flétrir tant de lauriers ? La représentativité et la fin du régime des partis, tant maudit par De Gaulle vit pourtant de bien triste moment qu’il faille encore en rajouter ? Les syndicats eux aussi, déjà asphyxiés et sous perfusion du pouvoir économique ne suffisent-il pas au seul pouvoir « oligarchique et ploutocrate » français des vingt-cinq dernières années ? Car après le martèlement sur un unique clivage gauche-droite et la perte du pouvoir judiciaire, n’est-il pas à présent bien illusoire de penser encore qu’il demeure un pouvoir autre que l’exécutif en France (lobbies mis à part…)? Et exceptions faites de quelques lignes dans les manuels scolaires de terminale, où le régime parlementaire est définit comme étant un : « régime dans lequel le Parlement a le droit de renverser le gouvernement et, inversement, le Président celui de dissoudre le Parlement. », je ne vois pas franchement ce qui peut permettre de penser que nous ne sommes pas dans un régime Présidentiel ? J’ai beau chercher, je ne vois pas !
« En quoi les pouvoirs constitutionnels de l’Assemblée nationale apparaissent-il de plus en plus théoriques ? » était une question qui était posée à des lycéens au début des années 1990 ? Elle reste près de 20 années plus tard toujours d’actualité…Maintenant et depuis octobre 58, il est vraie que cette Constitution sera celle qui aura le plus largement duré mais fêtera-t-elle son jubilé pour autant ? Alors quelques détracteurs avertis seront tentés de rétorquer que notre régime est en fait un régime mixte dans le fait que notre Assemblée nationale peut voter des motions de censure en contrepartie de laquelle le Président peut dissoudre cette même Assemblée ! Cette situation ayant pour conséquence finale de permettre aux électeurs d’être ainsi Arbitre entre Gouvernement et Parlement…Alors observons si vous le voulez bien et un moment notre Constitution : pardon pour ne pas annoter l’intégralité du texte, et le début et la fin de ces derniers seront représentés par ceci (…)
Commençons par l’article 48, ce dernier est rédigé comme suit :
- « (…) l’ordre du jour des assemblées comporte, par priorité et dans l’ordre que le gouvernement a fixé, la discussion des projets de loi déposés par le gouvernement et des propositions de loi acceptées par lui. (…). » Les mots parlent d’eux-mêmes, n’est-ce-pas ?
Poursuivons par un extrait de l’article 49 et relatif à la motion de censure du Parlement :
- « (…) Une telle motion n’est recevable que si elle est signée par un dixième au moins des membres de l’Assemblée nationale.(…) » Que faire alors dans le cas ou des députés ne sont pas assez nombreux, de la même sensibilité politique par exemple, pour pouvoir constituer le précieux groupe parlementaire ? Un grand moment de solitude n’est-ce pas ? Je vous fais grâce des mesures drastiques qui suivent dans le présent article et telles, qu’un nombre restreint de motion pour un député durant une même séance doit être respectés…Il faudra donc qu’il choisisse bien son moment d’une part mais surtout bien son sujet je crois !
C’est peu académique je sais, mais j’ai gardé le meilleur pour la fin et concluons cette démonstration en revenant plus avant et à l’article 28 de notre Constitution :
- « Le Parlement se réunie de plein droit en une session ordinaire qui commence le premier jour ouvrable d’octobre et prend fin le dernier jour ouvrable de juin. (…) A mes yeux, ces quelques lignes viennent comme inféoder littéralement notre prétendu pouvoir législatif, pardonnez-moi du peu ! En effet, nous ne pouvons que constater, qu’il n’existe aucune permanence constitutionnelle pour ce pseudo pouvoir législatif ! Alors, et j’en suis encore une fois bien désolé, mais un pouvoir qui connaît ses 577 députés en train de vaquer pendant trois mois, en sachant que la maison du peuple est fermée me surprend au plus haut point !
« Et on nous bassine avec des slogans « travailler plus pour gagner plus » mais cet adage ne concerne que les ouvriers et les employés au SMIC sûrement ! Les cadres, eux, peuvent déléguer pour reposer la matière bleue…Pardon, c’était juste une pensée négative pour poser un peu les valises. Je rajouterai ici, pourquoi ne pourrait-on pas entendre quelqu’un avancer plutôt la phrase : « Travailler mieux pour gagner plus ! » Cela me plaît davantage. Mais au fait et avec l’augmentation immédiate de plus de 140 % de son salaire, le Président Sarkozy pense-t-il avoir donner l’exemple de son slogan ? En tous les cas, je trouve cette situation scandaleuse et indécente pour un homme se disant le Président de tous les Français ! L’occasion lui était pourtant donnée de diminuer, même très symboliquement le salaire des ministres et de montrer l’exemple de sa toute puissance et de sa rupture politique, se voulant anti-conformiste…mais au final, tellement conservatrice. Non par là, il a une nouvelle fois fait montre de cynisme et de méprise à l’égard de tous ceux qui souffrent. Nous ne sommes pas au bout de nos surprises et déjà le peuple murmure !
Mais revenons à nos moutons…Pour terminer ici ma démonstration, je soulignerais un point qui, à mon sens est primordial et par lequel, notre régime dit mixte, semble posséder dorénavant toutes les similitudes avec un régime dit Présidentiel. En effet et depuis le passage au quinquennat, impliquant des législatives avancées, notre Président doublement légitimé par le suffrage présidentiel d’une part, voit dès à présent son programme majoritairement plébiscité par ce second suffrage direct, et rapproché dans le temps et dans les esprits du peuple confiant ! Ce ne sera d’ailleurs certainement pas les quelques 77 propositions du Rapport remis au Président par la Commission Balladur qui me démentira.
lien ici : http://www.lemonde.fr/web/articleinteractif/0,41-0,49-971363,0.html
Enfin, et l’on constate tous les jours la vraisemblance de ce dernier argument, le 1er Ministre n’est plus aujourd’hui que l’ombre de sa fonction et le Président de la République, déjà arbitre en chef omnipotent devient de fait le seul maître à bord d’un pouvoir disons-le hégémonique tant dans la conduite de sa politique intérieure qu’extérieure. Il ne reste plus en effet qu’à instaurer un vice-Président à ce dernier et notre «Francia Demos Kratos » sera totalement transformée.
Jusqu’à quand ?
Peut-être une nouvelle « r »évolution…qui sait ?
C'est en partie ma vision en effet et cette dernière situation est aggravée par le jeu des tactiques politiciennes, le charisme et la stratégie faisant le reste.
1. Les français ne souhaitent pas de nouveau connaître pour les moins jeunes de cohabitation, et ils souhaitent rester cohérent dans leur choix pour le plus grand nombre...Ils ne vont pas modifier le sens de leurs suffrages présidentiels. Ayant souvent voté pour la personne la plus charismatique à leurs yeux, en faisant bien souvent fi de "sa famille politique". Ils vont en effet donner leur confiance à un "homme" qui rentre le plus possible dans cette logique et en conséquence, vont apporter le soutien nécessaire au programme de cet homme. Le quinquennat est en ce sens la durée idoine pour mettre en cohérence les mandats électifs du Président avec celui du Parlement. Il tend par définition à être le chaînon manquant en quelque sorte d’une transition d’un régime dit mixte vers un régime Présidentiel.
2. Initié par De Gaulle au lendemain de la seconde guerre mondiale, les Présidents successifs comme s’ils se passaient les uns les autres « une fiche de tâche administrative » en partant de l’Elysée, vont de plus tout tenter, en amont durant leur campagne Présidentielle, et durant leur(s) mandat (-) présidentiel pour assécher le panel existant des partis et ainsi, la représentativité de l’électorat français. C’est ce que j’appelle une "forme d’impérialisme colonial politique".
Recette : ON arrive sur la scène politique d’un pays donné (après quelques fois un passage d’élu ou de ministre qu’il est préférable de choisir le moins compromettant possible et surtout pas 1er ministre…sous peine d’être éjecté prématurément ou de repousser l’échéance…).
Attention, on évite de trop se faire remarquer et surtout le passage Parlementaire pour lequel on préférera l’exécutif, même local !
On rassemble une famille de sensibilité importante dans le clivage pour lequel on fédère le plus grand nombre de sympathisants.
Il reste à être très attentif à la demande pour tomber d’accord sur l’offre le plus précisément possible ! Le plagiat politique étant de mise, attention à ne pas dévoiler ses cartes trop hâtivement !
Là, il ne reste plus qu’à faire tomber ses cartes les unes après les autres en stigmatisant le plus possible les opposants à ses idées et de fait, en augmentant ses chances de majorité. Ainsi, le surplus minoritaire s’effondre entraînant avec lui les partis asséchés de leurs substances (PC puis FN, en cours Verts et PS...).
Le charisme, la stratégie, la mondialisation et l’époque font le reste !
J'allais oublier les appuis, il est bien sûr impératif dans cette stratégie démonstrative de posséder tous les moyens économiques mais de cela nous avons déjà parlé...
Xavier Moreau, un tribun démocrate