Mercredi 25 octobre 2006 3 25 /10 /2006 11:45

Quel budget pour la France en 2007

  Les députés vont voter avant la fin de l’année le projet de loi de Finances pour 2007. Il s’agira du dernier budget de l’Etat voté par l’actuelle majorité UMP.

 

 

 

Ce projet de loi de finances va engager la France et les Français pour toute l’année 2007. Cela signifie que quelle que soit l’alternance qui se produira en mai et juin prochain, le futur Gouvernement sera financièrement lié jusqu’à la fin 2007. 

Je constate, en lisant le document proposé, qu’il solde les comptes du quinquennat qui s’achève et de tous les budgets présentés par RAFFARIN, DE VILLEPIN ou SARKOZY. 

De fait, force est de relever qu’il incarne parfaitement la continuité d’une politique économique et fiscale qui a conduit à l’explosion de la dette publique et à la généralisation de la précarité.

A l’heure du bilan, le Gouvernement DE VILLEPIN – SARKOZY va tenter de présenter des comptes en apparente amélioration.

En réalité, sa présentation est purement virtuelle et seul un audit indépendant des finances publiques permettra de mettre un terme à la campagne fallacieuse qui s’annonce. 

En attendant, la réalité que vivent les français est très éloignée de l’autosatisfaction de la droite.

Au cours de ces cinq dernières années, les français ont subi de plein fouet les hausses de prélèvement de toutes sortes et l’abandon des politiques publics indispensables à la cohésion sociale et à la préparation de l’avenir.

En revanche, pendant cette même période, les 10 % des français les plus riches se sont partagés 10 milliards d’Euros grâce à la baisse de l’impôt sur le revenu.

Si l’on écoute le gouvernement, sa politique économique s’appuierait sur le retour de la croissance, le soutien du pouvoir d’achat et le réinvestissement dans l’avenir.

De telles affirmations ne résistent pas à l’épreuve des faits !

En réalité, le taux de chômage retrouve simplement le niveau atteint fin 2001. Nous revenons à la case départ. 
Désormais, près des ¾ des embauches se font par le biais d’un contrat de travail à temps partiel et de courte durée ; Mais le nombre de bénéficiaires du RMI augmente régulièrement depuis 2002.

Dans le dernier projet de budget de cette législature, le déficit public de l’Etat a été fixé à 41,6 Milliards d’Euros pour 2007. Il baisse de 1 Milliard d’Euros par rapport à 2006 mais reste supérieur de 9 Milliards d’Euros à celui de 2001.

Le déficit public de la France (2,5 % du PIB) est cette année encore équivalent à celui de 2002.

La France a bien perdu 5 ans ! 5 ans pour rien, qui l’ont endettée plus que de raison puisque la dette publique a littéralement explosé, passant de 56,2 % du PIB en 2001 à 63,6 % en 2007.

 
Les trois députés de droite du Lot-et-Garonne vont devoir rendre des comptes.

Tout au long de leur législature, le pouvoir d’achat des Lot-et-Garonnais a moins progressé qu’entre 1997 et 2001. Ceci résulte directement de l’augmentation des prélèvements obligatoires.

Malgré les baisses d’impôt sur le revenu des plus riches ou d’impôts de solidarité sur la fortune, malgré la multiplication des niches fiscales, et le bouclier fiscal, les français payent globalement plus d’impôts et de taxes aujourd’hui qu’il y a cinq ans !

C’est dire combien la classe moyenne est la principale perdante de la politique de l’UMP !

Les inégalités se sont développées. Les plus modestes subissent l’augmentation de la fiscalité pétrolière, de la C.S.G., des impôts locaux suite au désengagement de l’Etat sur les collectivités locales sans moyens correspondants.

Ainsi, lorsque le Gouvernement dit qu’avec cette loi de finances 2007, il va soutenir le pouvoir d’achat, en réalité il creuse un peu plus les injustices.

Il va, en effet, baisser encore l’impôt sur le revenu des plus fortunés de 4 Milliards d’Euros lorsque les bénéficiaires de la Prime pour l’emploi recevront à peine 10 euros de plus par mois.

Mis sous pression, le Gouvernement va, paraît-il « réinvestir dans l’avenir », c’est à dire dans la Recherche. Maiscet effort relatif est bien tardif. Il fait suite aux diminutions de crédits et aux suppressions de postes de chercheurs qui se sont succédés chaque année depuis le budget 2003.

Tous les retards accumulés au long de la législature sont loin d’être rattrapés.

Le démantèlement de l’Education Nationale est en marche. Qu’est ce qu’il en resterait si un SARKOZY devenait pour cinq longues années président de notre République.

Quant à l’Education Nationale, pour la 5ème année consécutive, les effectifs sont en diminution. Au total sur cinq ans plus de 22000 postes auront été supprimés.

Il est temps que revenue au pouvoir en juin 2007, la gauche établisse un vrai bilan comptable de la faillite de la droite, relance la hausse du pouvoir d’achat des salariés, des retraités… 

Mais aussi, plafonne l’effet des niches fiscales, transforme les réductions d’impôts en crédit pour les personnes non imposables… supprime le «bouclier fiscal », double le montant de la prime pour l’emploi, rétablisse la T.I.P.P. flottante pour soulager la facture de chaque français, taxe les profits exceptionnels des compagnies pétrolières.

Depuis 5 ans, à qui profite la politique de l’UMP ? Au plus grand nombre de français ou à une minorité ? Et certains voudraient que cela continue, voire même s’amplifie

Alors, espérons que ce projet de loi de finances pour être le dernier de la législature soit également le dernier proposé par un gouvernement de droite et voté par des députés plus réactionnaires que conservateurs

Et souhaitons que la gauche soit capable de rattraper rapidement cinq années d’injustice, d’erreurs économiques et sociales, qui ont particulièrement pesé sur les plus défavorisés et aggravé le déclin de notre pays.

Par Gérard Gouzes - Publié dans : Lettre d'informations
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Lundi 9 octobre 2006 1 09 /10 /2006 15:48

Le 5 octobre, plusieurs députés socialistes européens (PSE), François HOLLANDE, et Jean GLAVANY, secrétaire national du PS à la laïcité, etaient réunis à Bruxelles, dans le cadre d'un colloque sur la laïcité et la sécularisation en Europe. Issue d'une reflexion née du centenaire de loi française de 1905, et du traité constitutionnel européen, cette initiative a été l'occasion de comprendre et de comparer les relations entre Eglise et institutions au sein des Etats membres.

Par Gérard Gouzes - Publié dans : Politique Nationale
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Lundi 25 septembre 2006 1 25 /09 /2006 13:18

Le Parti socailiste européen (PSE)  a clôturé jeudi 21 septembre ses travaux de réflexion sur l'émergence d'une nouvelle Europe sociale. Après le "non" français, l'ensemble des partis socialistes des 25 ont confronté leur vision de l'Europe où chacun pourrait travailler, se former et s'épanouir.A l'issue de ces travaux, le PSE rédigera une charte des dix points fondamentaux des socialistes européens que l'on découvrira lors du congrès de Porto en décembre prochain.


Par Gérard Gouzes - Publié dans : Politique Nationale
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Lundi 25 septembre 2006 1 25 /09 /2006 11:44

Sarkozy voulait "kärchériser" les banlieues. Il aura déclenclé une émeute généralisée pendant trois semaines avec l'incendie de 45000 voitures en novembre 2005 et une relance de l'insécurité. Pour prendre des voix à Le Pen, il a ostensiblement vidé le "squat" de Cachan de ses immigrés à grand refort de CRS et de caméras après l'avoir laissé se pourrir pendant plus de trois ans. Avec force coups de mentons et déclarations provocatrices, il a fait croire qu'il ferait reculer l'insécurité. La réalité est là et
28 préfets viennent de lancer un cri d'alarme: l'insécurité progresse!Pour se dédouanner il n'a su que calomnier la magistrature en faisant des juges et de la justice les bouc-émissaires de ses échecs.

Sur le plan économique il avait promis de garder à l'Etat 70% du capital de GDF. Lui et ses amis vont voter dans quelques jours la réduction du capital de l'Etat à 34%. A Agen, au cours d'un meeting, il a dénoncé verbalement les "patrons voyous" mais concrètement n'a proposé que de réduire les régimes spéciaux de certains et pas les stocks-options des grands patrons.

A Washington, il s'est affiché avec Bush, a loué l'Amérique et sa politique et dénoncé celle de la France. Ségolène Royal avait organisé une réunion à Dakar sur le co-développement: vite, il lui brûle la politesse pour se rendre au sénégal 24 heures avant elle!

Voilà l'homme qui est prêt à tout pour s'emparer de la fonction de Président de la République française. Sa recette est simple: populisme et démagogie. Enfin, et pour parfaire son positionnement à l'extrême-droite de l'échiquier politique, voilà Sarkozy le communautariste, proposant d'abroger la loi de séparation des églises et de l'Etat de 1905, pour autoriser les communes à financer la construction de mosquées dans notre pays.

Ainsi Sarkozy hume en permanence l'air du temps et avec l'aide de petites phrases percutantes il persuade les électeurs que son hyperactivisme doit être confondu avec de l'efficacité. Avec une propension  très habile à se positionner, il cherche toujours l'accrochage idéologique à droite. Il dit son attachement au pacte républicain (Le Pen aussi) mais appelle à la réforme du modèle social français. Il dit approuver la nécessité de la solidarité mais dénonce l'attribution des allocations familiales. Il déclare supprimer la "double peine" pour les délinquants étrangers et en réalité la maintient de manière discriminatoire. Il dit qu'il va régulariser les sans-papiers ayant des enfants scolarisés et se limite à une poignée de régularisation. Il donne le sentiment de parler vrai mais continue à agir faux!

C'est comme cela qu'il prend ses amis à contrepied et devient un "événement" qui intéresse les médias. Il parle constamment de rupture alors qu'il est un des acteurs principaux de l'action gouvernementale.

Le proverbe dit que l'on peut tromper quelquefois ceux qui vous écoutent mais qu'on ne peut pas tromper tout le monde, tout le temps. Les Français seront-ils dupes? Déstabiliser l'Etat pour mieux s'en emparer c'est faire le pari du pire.

Voilà pourquoi je persiste à penser que la fonction présidentielle dans notre pays exige plus de rsponsabilités et plus de mesure. C'est ce que commence aussi à penser un certain nombre d'élus de l'UMP ou d'électeurs de droite, conscients que l'élection du Président de la République exige d'autres qualités que ne possède pas Sarkozy.

Par Gérard Gouzes - Publié dans : Lettre d'informations
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Vendredi 15 septembre 2006 5 15 /09 /2006 17:20

Gérard Mestrallet, directeur de SUEZ et Jean françois

  Un sondage récent paru dans les « Echos » révèle  que 12% seulement des français sont favorables à la privatisation de GDF. 43 % veulent bien y souscrire partiellement à la condition que l'état reste majoritaire, c'est à dire y detienne plus de 50% du capital. 38 % demeure hostile à toute privatisation.

Ainsi les Français ont bien compris que pour la maîtrise des tarifs du gaz et de l'énergie, pour l'égalité entre les territoires, pour assurer l?indépendance énergétique de notre pays il valait garder un service public.

Un américain, le Prix Nobel d'Economie Joseph STIGLITZ le dit encore mieux : « C'est inutile et stupide, car la France a un bon système juste, à bas prix, efficace et très faible. S'il n'est pas cassé, pourquoi le réparer.

Confier la gestion d'un parc nucléaire à un privé est très problématique. Y aura t'il la même vigilance, le même investissement ? On a vu ce qui s'est passé aux Etats-Unis quand on a dérégulé notre secteur de l'énergie ».

Enfin ajoute-t-il « si la France a une telle réussite dans l'énergie, c'est qu'il y a un « Etat d'esprit public » qui attire des gens qualifiés. Ouvrir la voie à la privatisation, c'est se priver, pour le gouvernement de marges de manoeuvre dans un secteur si sensible.

Alors franchement GDF a t'elle besoin d'une alliance avec SUEZ ? Cette fusion est elle une question de vie ou de mort pour GDF ? Absolument pas ! 

GDF vient de réaliser sur ces ventes de gaz en France une plus-value qui a progressé cette année de 400 millions d'Euros (+13%). Quant on sait que les actionnaires privés cherchent des rendements à +15%, ces bénéfices ne serviront pas à calmer la hausse des prix pour le consommateur ? au contraire ( + 35% en 2 ans) 

Enfin comment croire en la parole du ministre UMP SARKOZY qui jurait il y a quelques mois que l'Etat  garderait toujours 70% du capital ? alors que la loi en discussion le ramènera à seulement à 34% ?

C'est évident : cette loi va aggraver la perte de pouvoir d'achat des français, va renchérir le prix de l'énergie (gaz, électricité) et rendre encore plus fragile nos territoires ruraux !

Pendant ce temps le député UMP de Marmande ne sait que vilipender la gauche parlementaire qui mobilise toutes les ressources légales pour s'opposer à cette grave erreur pour l'Avenir du pays.

Le député UDF d'Agen le reconnaît : « la solution proposée par le gouvernement rendra brutalement GDF « OPA.ble »et serait contraire à notre engagement pris il y a deux ans ».

Quant au député UMP de Villeneuve, la pensée est profonde, il s'interroge dit il : »l'energie doit elle rester dans le domaine public ? »

Moi, je m'interroge aussi : jusqu'à quand l'oeuvre de démolition de nos services publics va t'elle continuer ?

PS : Dans tous les cas la commission européenne à Bruxelles devra valider l'opération souhaitée par le gouvernement français d'ici quelques semaines. On peut s'interroger : à quoi sert notre parlement ?  

Par Gérard Gouzes - Publié dans : Politique Nationale
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