Vendredi 16 novembre 2007 5 16 /11 /Nov /2007 15:05

Sarko,Laporte et le sport: d'abord les riches.....!!!

 

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27000 euros par personne, pour plus de 1000 sportifs professionnels. C’est le beau cadeau accordé par Bernard Laporte aux footballeurs, basketteurs et rugbymen les plus connus. C’est ce que viennent de voter les députés UMP en adoptant le budget 2008 pour le sport, la jeunesse et la vie associative. Une mesure parmi d’autres qui pénalisent allégrement sportifs amateurs et associations, au profit des athlètes professionnels les mieux rémunérés.

 

On est loin de la promesse du candidat Sarkozy d’allouer au sport 3% du budget de l’Etat avant 2012. Les crédits accordés mercredi ne représentent finalement que 0.22% du budget total pour 2008.

 

L’Etat va ainsi, en effet, dépenser 32 millions d’euros pour rembourser des allègements de charges sociales leur bénéficiant.

 

L’explication de texte est simple : la loi du 15 décembre 2004 instaure la possibilité de rémunérer une partie des sportifs professionnels en droit d’image.

 

Ces droits sont exonérés de charges sociales. Pour compenser les pertes qu’engendre cette exonération pour la sécurité sociale, l’Etat rembourse, chaque année à l’euro prés, l’Accoss ( Agence centrale des organismes de sécurité sociale).

 

Il y aura plus 113% d’allégements fiscaux pour 1172 sportifs professionnels : soit une somme en augmentation de 113% entre 2007 et 2008, qui passe de 15 à 32 millions d’euros, ces mesures concernent les sportifs les plus connus, car les plus à même de gagner de l’argent grâce à leur image. D’après le dernier décompte datant de 2006, ils sont 1172 sportifs professionnels à bénéficier de la mesure ( 639 footballeurs, 136 basketteurs et 397 rugbymen).

 

Dans le même temps, en valeur constante, le budget du sport est en baisse de 7.8%.

 

La dernière dépense additionnelle en date ne profite même pas directement aux sportifs.

 

Nouveautés dans le budget 2008 : l’apparition du loyer du ministère, situé avenue de France, dans le XIIIe arrondissement de Paris. Montant annuel : 14 millions d’euros.

 

Vous pouvez toujours appeler le secrétariat aux sports, on vous le confirmera !
Par Gérard Gouzes - Publié dans : Lettre d'informations
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Vendredi 9 novembre 2007 5 09 /11 /Nov /2007 10:30

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Non à la refonte de la carte judiciaire


Les élus socialistes et républicains s’opposent à la refonte de la carte judiciaire de notre pays, telle qu'imposée aujourd’hui par le gouvernement de droite.

Cette réforme est fondée sur une logique purement comptable et ignore l'exigence fondamentale d'une justice de proximité pourtant défendue dans les discours du Président de la République.

La démarche engagée au pas de charge par le Garde des Sceaux Rachida DATI, s'exonère totalement d'une concertation minimale avec les professionnels du droits et les élus locaux. Tous plaident depuis plusieurs semaines pour éviter tout mouvement de concentration urbaine, toute vision arithmétique de notre carte judiciaire. Magistrats, avocats, élus ne sont pas entendus.

Pire, tous les arguments de justice de proximité, de délais rapides pour les jugements, sont balayés d'un revers de main. Seule compte l'idée de la réforme pour la réforme même si cette dernière est incohérente et dangereuse pour le pays.

Les élus socialistes et Républicains réclament le retour de la sérénité sur ce dossier et qu'au lieu d'un tour de France engagé par la Ministre de la Justice pour dispenser ses mauvaises nouvelles sur le terrain, ce temps soit consacré à un véritable dialogue sur la base d'un audit objectif de notre justice sur les territoires.

 Les élus socialistes et républicains appellent leurs concitoyens à se mobiliser contre cette réforme en trompe-l’œil qui aggrave les inégalités entre les citoyens de notre pays, qui accroît le fossé entre les Français et leur justice .

 

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Par Gérard Gouzes - Publié dans : Politique Nationale
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Vendredi 2 novembre 2007 5 02 /11 /Nov /2007 21:23

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une mauvaise année economique en 2008


Compte tenu du ralentissement économique constaté malgré, voire à cause du « paquet fiscal », l’hypothèse de croissance pour 2008 n’est pas crédible. La situation économique de notre pays est beaucoup plus dégradée que celle de nos principaux partenaires européens. La croissance en 2007 avec 1.8% sera éloignée des 2.8% réalisés en moyenne par les pays de l’Union européenne.

Le commerce extérieur ne cesse de se creuser. Après 22.9 milliards en 2005, il atteindrait 34.6 milliards d’euros en 2008. Notre pays n’a pas tiré bénéfice de la  vitalité du commerce mondial au cours de ces dernières années. Il va inévitablement pâtir du retournement de conjoncture constaté sur le plan international.

 

La situation de l’emploi reste préoccupante. Au mois d’août 2007, on dénombre officiellement 1.970 millions de chômeurs ( catégorie 1, personnes inscrites à l’ANPE à la recherche d’un emploi ayant éventuellement exercé une activité d’au plus 78 heures dans le mois). Le rythme de créations d’emplois a été divisé par deux entre le premier et le second trimestre 2007. L’industrie continue de détruire des emplois.

 

Les dispositions du « paquet fiscal » ( renforcement du bouclier fiscal, suppression des droits de succession) ont favorisé la rente au détriment du développement de l’emploi et de l’augmentation des salaires. En juillet dernier, aucun coup de pouce n’a été donné au SMIC. L’an prochain, le gouvernement envisage d’augmenter les pensions de retraite de 1.1% seulement.

 

Les mesures de détaxation des heures supplémentaires, en vigueur depuis le 1er octobre, ont des effets négatifs sur le revenu des ménages modestes.

L’augmentation de salaire due aux éventuelles heures supplémentaires peut se traduire par la perte de l’exonération de taxe d’habitation accordée en fonction du revenu.

 

Dans le budget pour 2008, aucun effort n’est fait pour accroître le pouvoir d’achat des ménages modestes et pour encourager la consommation. Ainsi, rien n’est prévu pour revaloriser fortement la prime pour l’emploi, si ce n’est une indexation de son montant sur les prix.

 

Dans le budget pour 2008, rien n’est fait pour encourager l’investissement. L’augmentation du taux du crédit d’impôt recherche n’aura pas d’effet avant 2009 pour les entreprises. Pire encore, la mise en œuvre d’un prélèvement libératoire sur les dividendes prévue dans le budget vient encourager la distribution de bénéfices au détriment de l’investissement.

 

 

 

Par Gérard Gouzes - Publié dans : Politique Nationale
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Mercredi 31 octobre 2007 3 31 /10 /Oct /2007 15:18

 

Le budget 2008 porte l'heritage de la precedente legislature

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Le déficit prévisionnel de l’Etat pour 2008 est fixé à 41.7 milliards d’euros soit 3.4 milliards de plus que le déficit qui sera réalisé en 2007.

 

Les lois sur les retraites de 2003 et l’assurance maladie de 2004 n’ont absolument pas préservé l’avenir de notre système de protection sociale. Le déficit du régime général de la sécurité sociale pour 2007 sera avec prés de 12 milliards d’euros comparable aux niveaux record atteints en 2004 et 2005.

 

Pourtant entre 2004 et 2006, le reste à charge pesant sur les assurés sociaux s’est accru de 2 milliards. L’estimation d’un déficit de la sécurité sociale à 8.9 milliards pour 2008 résulte des  nouveaux déremboursements programmées avec la taxation des médicaments et des actes paramédicaux.

 

La persistance à un niveau très &élève des déficits publics tout au long de la précedente législature, auquel notre pays à connaître un niveau d’endettement public insupportable.

 

La dette publique devrait atteindre 64.2% du PIB fin 2007 et 64% du PIB fin 2008, contre 56.2 % du PIB fin 2001. En 6 ans, la dette publique moyenne par Français aura augmenté de plus de 6000 euros.

 

Pourtant au 31 août 2007, grâce au bouclier fiscal ( 1ére version, plafonnement à 6%), 2 398 contribuables ont pu se partager un total de 121 millions d’euros. En 2008, grâce au plafonnement des impôts directs, CSG et CRDS comprises, à 50% des revenus, le gain sera encore supérieur.

 

L’explosion de la dette publique, sous l’effet du double héritage de la législature précédente et du « paquet fiscal » ne peut que déboucher sur des hausses massives de prélèvements pour les classes moyennes.

 

Compte tenu de l’augmentation de la dette de la sécurité sociale et de l’interdiction de prolonger la « durée de vie » de la CRDS, la hausse de cette contribution sociale est inévitable.

 

Alors que la France va présider l’Union européenne au deuxième semestre de l’année 2008, le niveau de la dette publique ne pourra rester supérieur à 60% du PIB, sauf à ne pas respecter, comme c’est le cas depuis 2003, nos engagements européens.

 

 

Par Gérard Gouzes - Publié dans : Politique Nationale
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Mercredi 31 octobre 2007 3 31 /10 /Oct /2007 15:18
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Le « paquet fiscal » de l’été n’a pas eu d’effet sur l’activité économique.

 

Au contraire, la croissance pour 2007 sera très nettement inférieure à ce que promettait le Président de la République. Le choc de confiance n’est pas au rendez-vous. Avec près d’un demi point de croissance en moins, on est loin du point supplémentaire annoncé au début de l’été. Comme cela était prévisible, le « paquet fiscal » a finalement réduit la croissance économique.

 

En à peine trois mois, le « paquet fiscal » apparaît pour ce qu’il est véritablement : un contre choc social. Les 15 milliards d’avantages fiscaux au profit des plus favorisés seront payés par des prélèvements supplémentaires trés lourds dans quelques mois. La taxation des médicaments, c’est à dire des personnes malades, en constitue le premier signe. Le projet de loi de finances pour 2008 est un budget purement fictif contenant les prémisses de la rigueur qui attend inévitablement les Françaises et les Français après les élections municipales.

 

Rien n’est prévu pour soutenir la consommation et l’investissement. Rien n’est engagé pour favoriser la croissance et l’emploi. Rien n’est fait pour réduire les déficits et la dette publique. Rien n’est proposé pour lutter contre les inégalités. Au contraire, le projet de loi de finances 2008 s’inscrit dans le cadre d’une politique qui a depuis juin 2002 conduit à l’explosion de la précarité et à la dégradation des finances publiques.

 

Après le « paquet fiscal » voté cet été, le projet de loi de fiances pour 2008 ne sert pour l’instant qu’à dissimuler ce qui attend les Français dans quelques mois.
Par Gérard Gouzes - Publié dans : Lettre d'informations
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