Vendredi 16 mai 2008 5 16 /05 /Mai /2008 11:44

Le clown de Sarko









Invité sur France Inter, Bernard KOUCHNER a affirmé que la déclaration de son Président SARKOZY sur la progression des libertés en Tunisie avait été « MALADROITE » !

Il s’est même trompé lui-même maladroitement en prétendant que la Tunisie ne figurait plus sur le livre des états ne respectant pas les droits de l’homme alors que malheureusement ce pays y est toujours à l’index.

Alors que faut-il penser de Monsieur KOUCHNER ? Etait-il « socialiste » lorsqu’il attendait un ministère de Lionel JOSPIN ? Est-il devenu « Sarkozyste » pour  un « plat de lentilles ».. ? Certainement ni l’un ni l’autre.

L’art des opportunistes a toujours été de tromper un jour les uns, un autre jour les autres. Après KADAFI ; POUTINE ; les dirigeants chinois ; BUSH ; BONGO…les couleuvres seraient indigestes pour un homme sincère.

Ici, elles passent sans soucis apparents. Franchement KOUCHNER aura fait beaucoup de mal à la politique en général car s’il y a une qualité qui est exigée d’un homme politique c’est bien la sincérité de ses convictions.

Alors un peu de patience, avec la chute dans les sondages de l’attelage SARKO-FILLON, il faut s’attendre un jour à une démission fracassante.

Mais cette fois, il ne faudra pas oublier que la première trahison est de la responsabilité de celui qui trahit, la seconde deviendrait alors la nôtre !

Par Gérard Gouzes
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Mardi 22 avril 2008 2 22 /04 /Avr /2008 12:20
La semaine noire

 

 

Ce fut une semaine noire. Pour l’Elysée, et Nicolas Sarkozy en particulier, une communication chaotique, autour des dossiers « chauds » (carte famille nombreuse, OGM, etc..), a montré au moins une chose : le Premier ministre, qui n’a eu de cesse de réclamer une plus grande liberté d’action, a du mal à tenir son gouvernement. « Je suis entouré d’imbéciles et de c… », se serait exclamé le président de la République, vendredi matin, devant ses plus proches collaborateurs. Avant d’ajouter : « On me demande de ne pas intervenir sur tout et n’importe quoi. Voilà ce qui se passe lorsque je ne m’occupe pas moi-même des choses ». Or les annonces non préparées, les rétropédalages aggravent les tensions entre les élus et l’exécutif. Et au gouvernement, chaque ministre essaie de tirer la couverture à lui. « L’ambiance est franchement mauvaise », reconnaissent plusieurs ministres. Elle est pire à l’Assemblée Nationale ! Car il s’agit là quasiment d’une querelle de légitimité. Le Président s’appuyant sur celle de son programme électoral, les députés, qui rencontrent chaque semaine leurs électeurs, considérant majoritairement que la leur ne dépend pas du Président, mais de leurs électeurs. « Preuve qu’il n’a pas fait notre élection, rappelle l’un d’eux, nous sommes moins nombreux aujourd’hui que dans la législature précédente. Quant aux réformes, le plus souvent annoncées par des rapports où nous n’avons pas pris part, la majorité de celles qui font grincer les dents de notre électorat ne figuraient pas dans le programme électoral du Président ». Et certains vont jusqu’à faire remarquer que dans les sondages Nicolas Sarkozy a chuté de plus de 15 % par rapport au second tour de la présidentielle, et de 10 % par rapport au niveau de la majorité lors des cantonales.

 

Le malaise vient de loin. Dès son élection, Nicolas Sarkozy avait donné, avec l’ouverture, un signal fort sur l’avenir de l’UMP, tel qu’il l’espérait. C’est-à-dire faire subir au parti qui lui avait permis de gagner la présidentielle –car on ne gagne pas sans l’appui massif d’un grand parti, Ségolène Royal en sait quelque chose- une véritable transformation. En créant plusieurs pôles dont deux, les libéraux et les « progressistes de gauche », auraient été les partisans de la réforme, la majorité des vieilles troupes du RPR et de l’UDF étant à ses yeux trop frileuse. Et les municipales devaient faire émerger une nouvelle génération. Non seulement ces municipales ne l’ont pas permis, mais pour réussir l’opération, il aurait fallu que le Président accepte d’instaurer la proportionnelle pour les législatives –le chef investit les candidats et l’assise territoriale ne compte plus- et surtout de choisir pour diriger l’UMP, un vrai patron. Ce qu’il n’a pas fait. Pourtant, avec l’Elysée, on fonctionne « comme si nous n’étions que des numéros », s’insurge un député UMP, qui prédit que si cela ne change pas, la guérilla sera permanente.

 

Des ministres en chute libre (moins 12% pour Xavier Darcos !), un Premier ministre qui, après avoir cru que son heure était venue, oubliant qu’il n’avait qu’une popularité par défaut, qui chute également, un Président qui ne sait pas encore s’il a vraiment stabilisé sa baisse dans l’opinion, un groupe de parlementaire mal contrôlé –mais que font Jean-François Copé et Roger Karoutchi ?-, la session parlementaire risque d’être agitée. Autour de la notion trop floue de « la Réforme ». Car s’il y a des jusqu’au-boutistes- les « Khmers bleus » de la réforme-, il y a surtout, parmi les parlementaires, les prudents, ceux qui veulent en examiner le pourquoi et le comment. Qualifiés de « tenants de la vieille école », ils rappellent que Jacques Chirac « avait su tenir », alors que François Fillon annonce qu’il va accélérer. « Pour mieux reculer », ironise l’un d’eux. Bref, « plus personne n’y comprend rien, ajoute-t-il en conclusion, c’est à croire que nous ne savons plus faire de politique ». Et, compte tenu de la situation économique et sociale, c’est certainement le plus grave.

 

Guy PERRIMOND

Par Gérard Gouzes
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Mardi 25 mars 2008 2 25 /03 /Mars /2008 14:59




VICTOR HUGO ET SARKOZY 

 

Vous semblez vous tenir très informé de l’actualité politique française. Quel regard portez-vous sur notre nouveau président ?

 

Victor Hugo : Depuis des mois, il s’étale ; il a harangué, triomphé, présidé des banquets, donné des bals, dansé, régné, paradé et fait la roue… Il a réussi. Il en résulte que les apothéoses ne lui manquent pas. Des panégyristes, il en a plus que Trajan. Une chose me frappe pourtant, c’est que dans toutes les qualités qu’on lui reconnaît, dans tous les éloges qu’on lui adresse, il n’y a pas un mot qui sorte de ceci : habilité, sang-froid, audace, adresse, affaire admirablement préparée et conduite, instant bien choisi, secret bien gardé, mesures bien prises. Fausses clés bien faites. Tout est là… Il ne reste pas un moment tranquille ; il sent autour de lui avec effroi la solitude et les ténèbres ; ceux qui ont peur la nuit chantent, lui il remue. Il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète.

 

Derrière cette folle ambition personnelle décelez-vous une vision politique de la France, telle qu’on est en droit de l’attendre d’un élu à la magistrature suprême ?

 

Victor Hugo : Non, cet homme ne raisonne pas ; il a des besoins, il a des caprices, il faut qu’il les satisfasse. Ce sont des envies de dictateur. La toute-puissance serait fade si on ne l’assaisonnait de cette façon. Quand on mesure l’homme et qu’on le trouve si petit, et qu’ensuite on mesure le succès et qu’on le trouve si énorme, il est impossible que l’esprit n’éprouve quelque surprise. On se demande : comment a-t-il fait ? On décompose l’aventure et l’aventurier… On ne trouve au fond de l’homme et de son procédé que deux choses : la ruse et l’argent… Faites des affaires, gobergez-vous, prenez du ventre ; il n’est plus question d’être un grand peuple, d’être un puissant peuple, d’être une nation libre, d’être un foyer lumineux ; la France n’y voit plus clair. Voilà le succès.

 

Que pensez-vous de cette fascination pour les hommes d’affaires, ses proches ? Cette volonté de mener le pays comme on mène une grande entreprise ?

 

Victor Hugo : Il a pour lui désormais l’argent, l’agio, la banque, la bourse, le comptoir, le coffre-fort et tous les hommes qui passent si facilement d’un bord à l’autre quand il n’y a enjamber que la honte… Quelle misère que cette joie des intérêts et des cupidités… Ma foi, vivons, faisons des affaires, tripotons dans les actions de zinc ou de chemin de fer, gagnons de l’argent ; c’est ignoble, mais c’est excellent ; un scrupule en moins, un louis de plus ; vendons toute notre âme à ce taux ! On court, on se rue, on fait antichambre, on boit toute honte… une foule de dévouements intrépides assiègent l’Elysée et se groupent autour de l’homme… C’est un peu un brigand et beaucoup un coquin. On sent toujours en lui le pauvre prince d’industrie.

 

Et la liberté de la presse dans tout çà ?

 

Victor Hugo (pouffant de rire) : Et la liberté de la presse ! Qu’en dire ? N’est-il pas dérisoire seulement de prononcer ce mot ? Cette presse libre, honneur de l’esprit français, clarté de tous les points à la fois sur toutes les questions, éveil perpétuel de la nation, où est-elle ?

Par Gérard Gouzes - Publié dans : Politique Nationale
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Jeudi 20 mars 2008 4 20 /03 /Mars /2008 17:36








L'heure des comptes




L’UMP vient de subir une cinglante défaite à l’occasion des élections municipales et cantonales des 9 et 16 mars 2008.

 

-         55 Députés UMP dont celui du Lot et Garonne DIEFENBACHER  ont été battus aux municipales

-         4 Ministres ont été battus,

-         Aujourd’hui la Gauche gouverne désormais 183 villes (+38) de plus de 30 000 habitants dont 25 (+9) de plus de 100 000 habitants, contre 124 pour la droite,

-         Sur 101 Conseils Généraux 59 seront dirigés par la Gauche dont celui du Lot et Garonne à droite depuis 32 ans.

 

Franchement si après une telle défaite, le Président encore pour 4 ans, SARKOZY, et son Premier Ministre FILLON ne changent pas de politique… ce sera de l’entêtement suicidaire.

 

Tout le monde le sait : « Errare humanum est perseverare diabolicum » (l’erreur est humaine, persévérer est diabolique)

Par Gérard Gouzes - Publié dans : Politique Nationale
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Jeudi 21 février 2008 4 21 /02 /Fév /2008 16:05

 

Prime pour le minimum vieillesse

 

minimum-viellesse.jpg

Le Président de la République vient d’annoncer le versement d’une prime de 200 euros aux bénéficiaires du minimum vieillesse, anticipant l’augmentation de 5 % prévue en 2008. Il tente de rappeler à quelques jours des élections municipales et cantonales que l’engagement du candidat Sarkozy sur le pouvoir d’achat, et notamment celui des retraités, n’est pas oublié. En réalité depuis 9 mois, le bilan est maigre et décevant pour les Français. Les pensions de retraite ont augmenté de 1,1 % en 2008, alors que la prévision pour la hausse des prix est de 1,6 %, et que le résultat définitif sera sans aucun doute largement supérieur.
 
En 2007, l’inflation a augmenté de 2,6 %, loin des 1,8 % prévus. Aujourd’hui, le déficit cumulé du régime général sur les années 2005 à 2008 dépasse 13 milliards d’euros. La hausse du minimum vieillesse est donc une mesure très partielle. Aujourd’hui, le minimum vieillesse est de 628,10 euros par mois pour une personne seule. Cette allocation est versée aux retraités de plus de 65 ans, qui le plus souvent ont eu des carrières irrégulières, afin de leur permettre de percevoir une pension minimale. Il est versé à environ 600 000 personnes ayant un niveau de ressources très faibles (643 euros par mois pour une personne seule, 1 126 euros par mois pour un couple). La majoration de 5 % annoncée pour 2008 représente un gain mensuel de 31,4 euros par mois, (moins d’1 euro par jour).

 Le versement de 200 euros promis au début du second trimestre pour 2008, anticipant une augmentation annoncée de 5 %, apparaît comme un maigre « cadeau » avant les élections. Tous les autres retraités, et notamment les 3,5 millions qui ont une pension légèrement supérieure au seuil de versement du minimum vieillesse et auxquels il avait été aussi promis une revalorisation, ne sont pas concernés par la hausse annoncée. Pour eux, 2008 est une année de baisse du pouvoir d’achat de leur pension. Ils doivent faire face à la hausse des prix de première nécessité et des produits alimentaires, aux franchises médicales ou encore à la hausse du coût de l’énergie. Maintenant une question se pose ! Qui paiera la facture ? Les caisses de l’Etat ont été vidées en juillet 2007, dès lors qui paiera la hausse du minimum vieillesse ? Le minimum vieillesse est financé par le Fonds de solidarité vieillesse dont 75 % des recettes sont constituées par la CSG. La hausse annoncée du minimum vieillesse ne peut conduire qu’à l’augmentation de la CSG dès cette année. En effet, le déficit cumulé de 2002 à 2007 du Fonds dépasse 5 milliards d’euros. Financer la hausse du minimum vieillesse sur un hypothétique excédent du Fonds en 2008 est illusoire compte tenu du déficit chronique depuis 5 ans. Au final, ce sont bien des Français, et notamment les plus modestes, qui paieront les cadeaux faits aux plus aisés au mois de juillet 2007. Il y a pourtant une solution qui ne coûterait rien aux Français : La « prime » de 200 euros représente une dépense nouvelle de 120 millions.
 
Au 31 août 2007, l’Etat a versé 121,107 millions d’euros au titre du bouclier fiscal pour 2 398 contribuables, qui ont pu réduire leurs impôts de 50 503 euros en moyenne. Il suffirait de supprimer le « bouclier fiscal » des plus riches pour trouver les moyens qui manquent à l’Etat pour revaloriser les retraites.
 
Par Gérard Gouzes - Publié dans : Politique Nationale
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