Lettre d'informations

Vendredi 21 septembre 2007 5 21 /09 /Sep /2007 16:43



Gouzes.gif La rentrée politique de Gérard GOUZES



Question :
« Comment avez-vous digéré la défaite des législatives ? »
Se présenter à une élection c’est par définition prendre le risque d’être battu. Ce n’est pas, pour moi, une expérience nouvelle. J’ai été élu en 1981, réélu en 1988, battu en 1993, élu en 1997, battu…élu aux municipales en 2001, 2003, 2004…Les électeurs du marmandais sont très partagés et il suffit d’un mouvement national pour tout inverser. Cette fois-ci se prévaloir de Sarkozy suffisait pour l’emporter. Avec mon bilan dans la circonscription, j’ai pensé que l’intensité de mon engagement pour le développement des Communautés de Communes, du pays Val de Garonne-Gascogne, la clarté et la constance de mes paroles et de mes actes suffisaient à faire démentir un mauvais pronostic après les élections présidentielles perdues par les socialistes. Et meme si j’ai amélioré de près de 1000 voix le score de 2002, je ne suis pas arrivé à retourner la situation.
Mais sincèrement, je m’interroge qui aurait fait mieux ?
 Question :
« Alors d’après vous et après analyses, quelles sont les raisons de cette défaite ? »
Sans doute ai-je cru à tort que travailler sur des dossiers, porter des projets novateurs pour construire sur le long terme l’avenir du Marmandais suffisait à convaincre mes concitoyens que j’agissais dans l’intérêt général et celui de nos enfants.
Accaparé par ces projets qu’ils soient communaux ou inter-communaux, je ne suis manifestement pas allé suffisamment au devant des habitants pour expliquer mon action. On m’a aussi taxé d’être parfois trop volontariste, pas assez à l’écoute, trop impatient d’avancer… c’est possible ! Mais est-ce bien vrai et est-ce là l’essentiel ? Je crois aussi que mon échec trouve en partie sa cause dans la situation où se trouve le PS, ses hésitations, sur l’europe, ses solutions souvent contradictoires sur les 35 heures, les privatisations, la notion de marché, les OGM, l’augmentation du SMIC, les institutions de la République, les services publics, ont désarçonné beaucoup d’électeurs qui votaient pour moi et qui ont pu penser que d’autres étaient plus crédibles dans leurs promesses.
Je souhaite qu’ils ne soient pas trompés.
A contrario, un petit clan d’inconscients se sont mobilisés depuis plus d’un an, au sein même du PS pour me faire barrage. Chacun sur ce point se souvient des intrigues parisiennes, des déclarations sur l’illégitimité de ma candidature, sur l’impossibilité devant laquelle je me suis trouvé d’organiser sérieusement la campagne électorale, les attaques sur ma longévité politique… Tout cela n’a rien arrangé !
 Question :
« Ces reproches étaient-ils injustifiés ? »
Tout le monde a pu le constater j’ai fait l’objet, dans mon propre camp d’une campagne de déstabilisation qui a fini par porter ses fruits. Malgré tout, et le résultat en témoigne, cette élection me laisse la fierté de ne pas avoir transigé sur mes convictions et mes valeurs.
Pouvait-on sérieusement me reprocher de n’avoir travaillé que pour la ville de Marmande et d’avoir délaissé les villages environnants ? On cherchera pourtant en vain quelqu’un qui se soit autant mobilisé pour préserver l’aménagement du territoire, lorsque j’étais Député ou maintenant comme Président National délégué de l’association des Communautés de France qui regroupe plus de 1000 Communautés de communes. Qui, localement aura autant défendu nos villages pour empêcher les fermetures de bureaux de poste en zone rurale ou freiner les suppressions de classes dans les écoles, apporté à Tonneins tous les éléments financiers de sa résurrection, et préparé l’avenir avec de nouvelles zones d’activités économiques ?
De même, je vous invite à examiner les résultats de la gestion de Marmande depuis plusieurs années. N’y avait-il pas là de quoi se rassurer ?
Voilà pourquoi les attaques malveillantes dont j’ai pu faire l’objet me laissent insensible, car elles ne sont pas justifiées.
 Question :
« Avez-vous songé à arrêter votre carrière politique ? »
J’accomplis depuis un certain temps mon travail d’élu avec le plus grand sérieux et les plus grands scrupules. Ça commence à se voir ! J’ai toujours pensé qu’en politique comme ailleurs on devait s’imposer une limite. Mais quand j’ai vu, au soir de ma défaite législative, ceux qui se congratulaient en criant : »La mairie, la mairie et tous ceux plus nombreux qui venaient, parfois même en pleurant, m’inciter à ne pas me décourager, à me dire que les comportements n’étaient pas les mêmes pour une élection municipale que pour une élection nationale…Je me suis dit que je n’avais pas le droit d’abandonner mes amis et qu’il fallait continuer à me battre pour développer Marmande et pour ne pas voir notre commune tomber dans la division, l’immobilisme et le déclin que génèrent toujours les simples ambitions pour le pouvoir.
 Question :
« Craignez-vous pour votre siège de Maire ? »
Une élection n’est jamais gagnée d’avance. Ce sont les Marmandais qui décident et qui diront s’ils préfèrent le développement à l’immobilisme, la sécurité, à l’aventure des illusions promises, la stabilité aux divisions. Même si dans le contexte très défavorable de l’élection de Monsieur Sarkozy, j’ai maintenu un bon score dans la ville de Marmande où je n’ai jamais perdu une élection municipale, j’ai aussi compris et entendu la demande de proximité des Marmandais. Je vais donc, plus que par le passé, aller au contact de mes concitoyens pour mieux les écouter et expliquer notre action. Le bilan que présentera la majorité municipale est, chacun le reconnaît, remarquable.
Je pense également qu’il me faudra plus qu’hier encore rassembler tous les Marmandais épris de leur ville et soucieux, avant tout, de son intérêt. Ce rassemblement doit se faire au-delà des sensibilités politiques. Cela ne signifie aucun changement dans mes convictions d’homme de gauche, humanistes et sociales… mais rien n’interdit à des hommes et des femmes d’horizons politiques différents de se retrouver autour d’un projet commun municipal qui répond aux besoins de la population marmandaise.
Dès cette semaine, j’invite tous ceux qui veulent construire Marmande de 2008 à 2014 à nous rejoindre au sein de l’association « Les Ateliers de Marmande » pour établir ce programme.
Le moment venu, une nouvelle équipe rajeunie, renouvelée, redynamisée proposera un nouveau projet d’avenir ambitieux pour Marmande que nous aimons tous, dans le respect de nos engagements et de nos priorités.
 Question :
« N’êtes-vous pas entrain de vous éloigner du PS ? »
Pas du tout ! Je garde toujours la conviction que la politique est faite pour aider les gens à vivre mieux, dans un environnement protégé et dans une relation sociale plus juste et plus humaine. J’ai toujours préféré l’entraide à l’égoïsme individuel et je pense toujours que seule la gauche peut faire bouger les choses et bousculer les injustices.
C’est vrai qu’en ce moment le PS n’est même plus capable d’offrir à ses partisans ne serait-ce qu’un semblant d’unité et que l’envie du pouvoir a gagné certains au point de leur faire perdre toute lucidité.
 Question :
« Pourtant vous mettez en place une association ouverte à tous ! »
Ce n’est qu’un outil de travail et tout le monde aujourd’hui souhaite l’ouverture… pas le non positionnement qui consisterait à mettre fin au clivage gauche-droite, car qu’on le veuille ou non ce clivage existe et perdure. La volonté de faire travailler ensemble des gens différents pour notre ville en sera l’objectif.
Chacun de nous passe sa vie à travailler, à discuter avec des gens différents, cela nous empêche-t-il d’essayer de dialoguer, de s’écouter, de se parler ? C’est comme cela que l’on avance. Alors pour notre ville Marmande, je veux que le débat avance… pas sur de mesquines querelles individuelles mais sur de vrais choix qui concernent notre avenir.
Les Marmandais peuvent toujours compter sur moi ? Je suis toujours là !
 
Par Gérard Gouzes - Publié dans : Lettre d'informations
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 13 mars 2007 2 13 /03 /Mars /2007 16:09

 

 

 

 Tous contre Sarkozy, le candidat de l'UMP sortante

 

 

 

 

Il a suffit de la publication d'un sondage BVA exploitant une hypothèse impossible laissant penser que Bayrou pouvait battre Sarkozy au 2ème tour pour que la cote du béarnais se mette à grimper au point que d'éminents éditorialistes se mettent à gamberger sur les chances du 3ème homme d'être au 2ème tour.

Tout cela n'est pas sérieux, mais tout cela ressemble à une nouvelle manipulation de l'opinion publique, qui s'appuie sur une vérité qui devrait sauter aux yeux de tous les observateurs : l'élection présidentielle depuis le début n'est rien d'autre qu'un plébiscite anti-Sarkozy et anti-UMP.

Les militants du PS ont choisi Ségolène Royal car les sondages la donnaient gagnante face à Sarkozy. Il aura suffit de quelques sondages ne le prévoyant pas et d'un seul laissant croire que Bayrou l'emporterait pour que se crée une dynamique en la faveur de ce dernier.

Ainsi aujourd'hui, les choses sont claires, le ou la candidate en mesure de vaincre Sarkozy bénéficie automatiquement d'une partie de l'électorat motivé avant tout par cette simple potentialité : Battre Sarkozy.!

Le problème c'est qu'il ne suffit pas de gagner une élection, il faut ensuite gouverner. Si Bayrou était Président avec qui gouvernerait-il et pourquoi faire ? Avec les UMP ? alors rien ne changerait !Avec les socialistes ? ça se saurait ! Avec la droite et la gauche ? ce serait la paralysie !

Alors sondage pour sondage, je vous recommande le dernier de TNS-Sofrès. Sarkozy perd 4 points (27%) Royal se maintient (25,5 %) Bayrou  progresse de 4 points et demi (23 %). Au 2ème tour Sarkozy perd 2 points (52 %) et Royal en gagne 2 (48 %). Et lorsqu?on demande aux français  « au fond de vous-même qui souhaiteriez-vous voir élu Président de la République » c'est Ségolène Royal qui l'emporte avec 30 % contre 28 % à Sarkozy et 21 % à Bayrou.

Alors ne tombons pas dans le piège des sondages qui nous annonçaient un autre  21 avril 2002 et calmement reconnaissons qu'avec Sarko, le candidat de la majorité sortante, la France va continuer à s'enfoncer et à décliner.

Avec Ségolène Royal se sera obligatoirement le changement vers une France plus forte et plus juste. Quant à Bayrou, il n'a plus qu'un seul choix s'il veut rompre avec Chirac, Sarkozy.et L'UMP c'est de rallier au 2ème tour Royal !

A propos, pourquoi ne fait-on pas un sondage sur ce que devrait être l'attitude de Bayrou au 2ème tour ?

 

 

 

Par Gérard Gouzes - Publié dans : Lettre d'informations
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 23 février 2007 5 23 /02 /Fév /2007 10:08

 

Supprimer les droits de succession ?

 

Sarkozy, en pleine hystérie présidentielle le propose. Il justifie sa proposition par le phénomène de l'allongement de la durée de vie !

 

Cette affirmation mise en avant par Georges BUSH, comme par Silvio BERLUSCONI est naturellement reprise par SARKOZY dans le cadre de mesures devant «  permettre le maintien du patrimoine dans la famille et exclure de l'imposition ce qui est représentatif de fruit d'une vie de travail ».

 

En réalité tout ceci ne sert qu'à abuser et à tromper encore les Français.

 

D'abord faut il le rappeler l'immense majorité des familles ne sont pas aujourd'hui soumises aux droits de succession et ne peuvent donc pas être concernées.

 

La composition des patrimoines taxables ne concerne  qu'une minorité, la plus riche et la plus puissante de France. En outre et chacun peut le comprendre l'allégement des droits de successions profiterait à des personnes dont la propension à consommer plus est faible car  ils ont déjà tout ce qu'ils veulent.

 

Cette mesure est même contestée aux Etats Unis. Plusieurs détenteurs de patrimoines importants ont même lancé une pétition contre le projet BUSH d'abolition de cette fiscalité. Ils déclarent que le « projet de suppression des droits de succession enrichirait les héritiers des millionnaires et milliardaires américains, tout en fragilisant les familles qui ont des difficultés pour boucler leur fin de mois » puisque les pertes de recettes « seraient inévitablement compensées par une hausse des impôts payés par les plus modestes ».

 

Waren BUFFET, Bill GATES, Georges SOROS, milliardaires parmi les plus riches sont signataires de cette pétition et ont déclaré : « cette suppression serait une erreur terrible, équivalente à la décision de sélectionner l'équipe olympique de 2020 uniquement au sein  des petits enfants des vainqueurs des jeux de l'an 2000 ». Ils s'insurgent contre ce projet qui « accorderait le contrôle de la richesse de la nation en fonction de l'hérédité et non du mérite ».

 

Deux sénateurs républicains américains Lincoln CHAFEE et George VOINOVICH le disent également : « supprimer les droits de succession dans une période de difficultés financières serait incroyablement irresponsable et intellectuellement malhonnête » en ajoutant « s'il peut exister un argument selon lequel une suppression fiscale pourrait encourager l'épargne et l'investissement si elle était financée, il n'y en a aucun en faveur d'une mesure non financière ».

 

Les journalistes d'une certaine presse adorent critiquer telle ou telles propositions de Ségolène ROYAL. Ont ils la même objectivité à relever les absurdités, les propos démagogiques et irresponsables d'un candidat UMP qui n'a d'autres objectifs que de poursuivre et d'amplifier la politique injuste socialement qu'il a lui-même mis en place depuis 2002.

 

 

 

Par Gérard Gouzes - Publié dans : Lettre d'informations
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 15 février 2007 4 15 /02 /Fév /2007 11:30

 

Redresser la France

Ségolène Royal vient de réussir la présentation de son programme présidentiel. 100 propositions pour répondre à la crise sociale et morale que traverse notre pays.

Tous les observateurs les plus objectifs ont reconnu qu’elle avait marqué des points par la crédibilité de ses propositions dans un contexte financier désastreux laissé en place par Monsieur Sarkozy et les siens.

Cela n’a pas empêché, immédiatement, les artilleurs de l’UMP, embarqués au coin de son discours de déverser une pluie de commentaires préparés à l’avance sur le coût des mesures proposées.

Heureusement, au même moment, à la demande de Ségolène Royal, Dominique Strauss Kahn, Didier Migaud et François Marc lui remettaient un remarquable document sur les mesures fiscales à prendre pour redresser la France, il convient brièvement de faire le constat.

L’UMP et son candidat annoncent de nouvelles baisses d’impôts pour les plus riches et Johnny Halliday, exilé en Suisse, promet de revenir si Sarkozy est élu pour supprimer l’impôt de la Solidarité sur la Fortune (I.S.F).

Depuis 2002, la tranche maximale sur le revenu est descendue de 48,09 % à 40 % et les « niches » d’exonérations fiscales se sont multipliées diminuant les recettes de l’état.

Par contre, et on ne le dit pas assez, depuis 2002 que la charge fiscale globale (c’est-à-dire le total des impôts et des cotisations sociales) a fortement augmenté ! Sur le salaire moyen le taux global de prélèvement social et fiscal atteint 71,3 % du salaire brut. C’est le record dans tous les pays de l’OCDE.

La charge fiscale globale atteint 44 % du produit intérieur brut (P.I.B) entre 39,6 % en moyenne dans l’Europe des quinze. Les seules dépenses de protection sociale atteignent en France 31,2 % du P.I.B. Seule la Suède nous dépasse (32,9 %).

Au-delà des promesses, les français ont majoritairement compris que les défis à relever sont considérables et qu’il faudra d’abord renouer avec la confiance.
L’appareil productif s’est affaissé depuis 2003.

Dans un contexte international marqué par une croissance sans précédent.
La dette publique (2000 milliards d’euro et près de 65 % du P.I.B) est insoutenable et le seul remboursement annuel atteint les 80 milliards d’euro.

Le déficit des comptes sociaux a triplé depuis 2002. Notre modèle social est malmené avec la stagnation du pouvoir d’achat (la vie chère) et tout le monde constate une panne générale de la redistribution sociale.

La France est en faillite et le candidat de la majorité sortante ferait mieux de mettre en application ses propositions puisqu’il est aux commandes, plutôt que de nous promettre de faire ce qu’il n’a pas fait depuis 5 ans !

Les remèdes à ce désastre économique, social et financier tiennent à la mise en œuvre de 3 principes :

1 – La stabilisation des prélèvements obligatoires pour l’immense majorité des français, afin de réduire la dette publique et de rétablir l’équilibre des comptes de la nation.

2 – La mise de la fiscalité au service de l’emploi et de l’activité économique.

3 – L’amélioration de l’efficacité de la dépense publique.

Pour cela, Ségolène Royal a raison, il faut réformer l’Etat, non comme le veut Sarkozy par une régression de l’action publique mais par une meilleure réponse aux besoins des français.

La France doit être redressée, remise sur ses pieds, et pour cela il faut changer de politique économique et sociale.

Ce n’est qu’ainsi que nous restaurerons la solidarité et l’égalité des français devant l’impôt et que nous pourrons d’un développement durable. Ce n’est pas à ceux qui depuis 5 ans, ont ruiné la France, de nous donner des leçons de gestion.

· (cf. propositions à Ségolène Royal, de Dominique Strauss Kahn, Didier Migaud et François Marc pour une fiscalité plus juste et plus efficace).

Cliquer : webmestr@socialisme-et-democratie.net

Par Gérard Gouzes - Publié dans : Lettre d'informations
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 25 janvier 2007 4 25 /01 /Jan /2007 08:42

Le loup déguisé en agneau

 

 

Ils ont annoncé qu'ils étaient 100 000, les vrais chiffres sont maintenant ramenés par les observateurs objectifs à 25 000. C'était une célébration tout de même et pour un prix de tout ce faste de l'ordre de 5.000.000 d'EUROS !

 

 

Et de quoi a parlé SARKOZY, du bilan? pas un mot, qui pourrait croire qu'il est Ministre d'Etat depuis cinq ans et que tout ce qu'il promet aujourd'hui, il aurait pu le faire ?

 

 

Comme l'a relevé D.S.K. au « grand jury » RTL - LCI, dimanche soir, il y a du « BERLUSCONI » chez le candidat UMP comme le souligne JC. CAMBADELIS « il a réussi le coup du beaujolais nouveau ». Un vin qui n'est pas du vin mais qui a haute dose, nous file la migraine !

 

 

Il a réussi à faire venir DE VILLEPIN trente minutes ! Il y avait même CARRIGNON et BALKANY, il ne manquait que DIMECO actuellement en prison et il a fait un discours totalement démagogue et hypocrite. Il a rendu un hommage sans lyrisme excessif à CHIRAC pour ne pas avoir envoyé les troupes en IRAK et a manifesté un culot encore plus fantastique en se voulant, tout d'un coup, « changé » !

 

 

En quoi aurait-il changé ? Pas une fois il n'a parlé de « solidarité », il a même pu crier au scandale que constitue le manque d'infirmières devant son collègue Ministre de la santé Xavier BERTRAND, qui l'applaudissait.

 
Comme l'autre, il veut nous faire le coup de la « fracture sociale » mais concrètement il faut parler de ce qu'il a vraiment dit et de ce qu'il est et qu'il a prouvé être pour que le masque tombe.  

 

 

Il dit toujours qu'il veut supprimer les droits de succession? de qui ? ils n'existent pas pour 80% des successions. Chacun comprend de quelles successions il veut parler ! Il veut déclencher le « bouclier fiscal » à 50% en déclarant qu'il ne veut pas imposer fiscalement le travail alors qu'en réalité c'est la rente et le capital qu'il veut exonérer. Demandez lui ce qu'en pense son ami Johnny HALLIDAY ! Il a clairement annoncé qu'il remettrait en cause le droit de grève. On le voit facilement il reste l'homme qui fracture, qui discrimine et qui stigmatise.


Aprés avoir vanté outrageusement les mérites de la concurrence il n'hesite pas à denoncer "les renoncements" de notre pays face à la mondialisation et à proposer de "tricher" comme le font les USA. Il cite Jaures qu'il n'a jamais lu

 

En réalité le gouvernement auquel il appartient n'a fait que pratiquer des baisses d'impôts pour les catégories les plus fortunées et taxer davantage les autres français.  Il stigmatise le « capitalisme boursier » sans proposer la taxation des supers profits pétroliers ou le travail précaire.   

  En réalité, le social pour SARKOZY, c'est domestiquer l'assisté ou aliéner l'ouvrier à sa machine. Comment dans ces conditions, SARKOZY peut-il feindre de dénoncer le temps partiel subi et dire en même temps que les ouvriers pourront choisir leur temps de travail ? 

 

Comment peut-il proposer la création « d'intervenants pour les enfants des familles modestes » et en même temps « l'orientation, la sélection et la responsabilité » ?

 

  Comment peut-on dire que l'on veut être laïc alors qu'au Ministère de l'Intérieur on a tout fait pour canaliser le « communautarisme » et « l'immigration choisie » ? A l'évidence, les causes profondes du malaise social proviennent de politiques menées par Sarkozy et les gouvernements de droite Raffarin et De Villepin. Le seul objectif de SARKOZY, dont le frère est l'un des dirigeants du MEDEF, est de mettre les salariés français au même niveau que ceux des pays émergents.   Il est inutile qu'il cite JAURES pour nous tromper.  

 SARKOZY n'est pas du côté de l'ouvrier. Il est bien du côté du « maître des forges ».

 

Par Gérard Gouzes - Publié dans : Lettre d'informations
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés