La rentrée politique
de Gérard GOUZESQuestion :
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La rentrée politique
de Gérard GOUZES
Tous contre Sarkozy, le candidat de l'UMP sortante
Il a suffit de la publication d'un sondage BVA exploitant une hypothèse impossible laissant penser que Bayrou pouvait battre Sarkozy au 2ème tour pour que la cote du béarnais se mette à grimper au point que d'éminents éditorialistes se mettent à gamberger sur les chances du 3ème homme d'être au 2ème tour.
Tout cela n'est pas sérieux, mais tout cela ressemble à une nouvelle manipulation de l'opinion publique, qui s'appuie sur une vérité qui devrait sauter aux yeux de tous les observateurs : l'élection présidentielle depuis le début n'est rien d'autre qu'un plébiscite anti-Sarkozy et anti-UMP.
Les militants du PS ont choisi Ségolène Royal car les sondages la donnaient gagnante face à Sarkozy. Il aura suffit de quelques sondages ne le prévoyant pas et d'un seul laissant croire que Bayrou l'emporterait pour que se crée une dynamique en la faveur de ce dernier.
Ainsi aujourd'hui, les choses sont claires, le ou la candidate en mesure de vaincre Sarkozy bénéficie automatiquement d'une partie de l'électorat motivé avant tout par cette simple potentialité : Battre Sarkozy.!
Le problème c'est qu'il ne suffit pas de gagner une élection, il faut ensuite gouverner. Si Bayrou était Président avec qui gouvernerait-il et pourquoi faire ? Avec les UMP ? alors rien ne changerait !Avec les socialistes ? ça se saurait ! Avec la droite et la gauche ? ce serait la paralysie !
Alors sondage pour sondage, je vous recommande le dernier de TNS-Sofrès. Sarkozy perd 4 points (27%) Royal se maintient (25,5 %) Bayrou progresse de 4 points et demi (23 %). Au 2ème tour Sarkozy perd 2 points (52 %) et Royal en gagne 2 (48 %). Et lorsqu?on demande aux français « au fond de vous-même qui souhaiteriez-vous voir élu Président de la République » c'est Ségolène Royal qui l'emporte avec 30 % contre 28 % à Sarkozy et 21 % à Bayrou.
Alors ne tombons pas dans le piège des sondages qui nous annonçaient un autre 21 avril 2002 et calmement reconnaissons qu'avec Sarko, le candidat de la majorité sortante, la France va continuer à s'enfoncer et à décliner.
Avec Ségolène Royal se sera obligatoirement le changement vers une France plus forte et plus juste. Quant à Bayrou, il n'a plus qu'un seul choix s'il veut rompre avec Chirac, Sarkozy.et L'UMP c'est de rallier au 2ème tour Royal !
A propos, pourquoi ne fait-on pas un sondage sur ce que devrait être l'attitude de Bayrou au 2ème tour ?
Supprimer les droits de succession ?
Sarkozy, en pleine hystérie présidentielle le propose. Il justifie sa proposition par le phénomène de l'allongement de la durée de vie !
Cette affirmation mise en avant par Georges BUSH, comme par Silvio BERLUSCONI est naturellement reprise par SARKOZY dans le cadre de mesures devant « permettre le maintien du patrimoine dans la famille et exclure de l'imposition ce qui est représentatif de fruit d'une vie de travail ».
En réalité tout ceci ne sert qu'à abuser et à tromper encore les Français.
D'abord faut il le rappeler l'immense majorité des familles ne sont pas aujourd'hui soumises aux droits de succession et ne peuvent donc pas être concernées.
La composition des patrimoines taxables ne concerne qu'une minorité, la plus riche et la plus puissante de France. En outre et chacun peut le comprendre l'allégement des droits de successions profiterait à des personnes dont la propension à consommer plus est faible car ils ont déjà tout ce qu'ils veulent.
Cette mesure est même contestée aux Etats Unis. Plusieurs détenteurs de patrimoines importants ont même lancé une pétition contre le projet BUSH d'abolition de cette fiscalité. Ils déclarent que le « projet de suppression des droits de succession enrichirait les héritiers des millionnaires et milliardaires américains, tout en fragilisant les familles qui ont des difficultés pour boucler leur fin de mois » puisque les pertes de recettes « seraient inévitablement compensées par une hausse des impôts payés par les plus modestes ».
Waren BUFFET, Bill GATES, Georges SOROS, milliardaires parmi les plus riches sont signataires de cette pétition et ont déclaré : « cette suppression serait une erreur terrible, équivalente à la décision de sélectionner l'équipe olympique de 2020 uniquement au sein des petits enfants des vainqueurs des jeux de l'an 2000 ». Ils s'insurgent contre ce projet qui « accorderait le contrôle de la richesse de la nation en fonction de l'hérédité et non du mérite ».
Deux sénateurs républicains américains Lincoln CHAFEE et George VOINOVICH le disent également : « supprimer les droits de succession dans une période de difficultés financières serait incroyablement irresponsable et intellectuellement malhonnête » en ajoutant « s'il peut exister un argument selon lequel une suppression fiscale pourrait encourager l'épargne et l'investissement si elle était financée, il n'y en a aucun en faveur d'une mesure non financière ».
Les journalistes d'une certaine presse adorent critiquer telle ou telles propositions de Ségolène ROYAL. Ont ils la même objectivité à relever les absurdités, les propos démagogiques et irresponsables d'un candidat UMP qui n'a d'autres objectifs que de poursuivre et d'amplifier la politique injuste socialement qu'il a lui-même mis en place depuis 2002.
Redresser la France
Ségolène Royal vient de réussir la présentation de son programme présidentiel. 100 propositions pour répondre à la crise sociale et morale que traverse notre pays.
Tous les observateurs les plus objectifs ont reconnu qu’elle avait marqué des points par la crédibilité de ses propositions dans un contexte financier désastreux laissé en place par Monsieur Sarkozy et les siens.
Cela n’a pas empêché, immédiatement, les artilleurs de l’UMP, embarqués au coin de son discours de déverser une pluie de commentaires préparés à l’avance sur le coût des mesures proposées.
Heureusement, au même moment, à la demande de Ségolène Royal, Dominique Strauss Kahn, Didier Migaud et François Marc lui remettaient un remarquable document sur les mesures fiscales à prendre pour redresser la France, il convient brièvement de faire le constat.
L’UMP et son candidat annoncent de nouvelles baisses d’impôts pour les plus riches et Johnny Halliday, exilé en Suisse, promet de revenir si Sarkozy est élu pour supprimer l’impôt de la Solidarité sur la Fortune (I.S.F).
Depuis 2002, la tranche maximale sur le revenu est descendue de 48,09 % à 40 % et les « niches » d’exonérations fiscales se sont multipliées diminuant les recettes de l’état.
Par contre, et on ne le dit pas assez, depuis 2002 que la charge fiscale globale (c’est-à-dire le total des impôts et des cotisations sociales) a fortement augmenté ! Sur le salaire moyen le taux global de prélèvement social et fiscal atteint 71,3 % du salaire brut. C’est le record dans tous les pays de l’OCDE.
La charge fiscale globale atteint 44 % du produit intérieur brut (P.I.B) entre 39,6 % en moyenne dans l’Europe des quinze. Les seules dépenses de protection sociale atteignent en France 31,2 % du P.I.B. Seule la Suède nous dépasse (32,9 %).
Au-delà des promesses, les français ont majoritairement compris que les défis à relever sont considérables et qu’il faudra d’abord renouer avec la confiance.
L’appareil productif s’est affaissé depuis 2003.
Dans un contexte international marqué par une croissance sans précédent.
La dette publique (2000 milliards d’euro et près de 65 % du P.I.B) est insoutenable et le seul remboursement annuel atteint les 80 milliards d’euro.
Le déficit des comptes sociaux a triplé depuis 2002. Notre modèle social est malmené avec la stagnation du pouvoir d’achat (la vie chère) et tout le monde constate une panne générale de la redistribution sociale.
La France est en faillite et le candidat de la majorité sortante ferait mieux de mettre en application ses propositions puisqu’il est aux commandes, plutôt que de nous promettre de faire ce qu’il n’a pas fait depuis 5 ans !
Les remèdes à ce désastre économique, social et financier tiennent à la mise en œuvre de 3 principes :
1 – La stabilisation des prélèvements obligatoires pour l’immense majorité des français, afin de réduire la dette publique et de rétablir l’équilibre des comptes de la nation.
2 – La mise de la fiscalité au service de l’emploi et de l’activité économique.
3 – L’amélioration de l’efficacité de la dépense publique.
Pour cela, Ségolène Royal a raison, il faut réformer l’Etat, non comme le veut Sarkozy par une régression de l’action publique mais par une meilleure réponse aux besoins des français.
La France doit être redressée, remise sur ses pieds, et pour cela il faut changer de politique économique et sociale.
Ce n’est qu’ainsi que nous restaurerons la solidarité et l’égalité des français devant l’impôt et que nous pourrons d’un développement durable. Ce n’est pas à ceux qui depuis 5 ans, ont ruiné la France, de nous donner des leçons de gestion.
· (cf. propositions à Ségolène Royal, de Dominique Strauss Kahn, Didier Migaud et François Marc pour une fiscalité plus juste et plus efficace).
Cliquer : webmestr@socialisme-et-democratie.net
Le loup déguisé en agneau
Ils ont annoncé qu'ils étaient 100 000, les vrais chiffres sont maintenant ramenés par les observateurs objectifs à 25 000. C'était une célébration tout de même et pour un prix de tout ce faste de l'ordre de 5.000.000 d'EUROS !
Et de quoi a parlé SARKOZY, du bilan? pas un mot, qui pourrait croire qu'il est Ministre d'Etat depuis cinq ans et que tout ce qu'il promet aujourd'hui, il aurait pu le faire ?
Comme l'a relevé D.S.K. au « grand jury » RTL - LCI, dimanche soir, il y a du « BERLUSCONI » chez le candidat UMP comme le souligne JC. CAMBADELIS « il a réussi le coup du beaujolais nouveau ». Un vin qui n'est pas du vin mais qui a haute dose, nous file la migraine !
Il a réussi à faire venir DE VILLEPIN trente minutes ! Il y avait même CARRIGNON et BALKANY, il ne manquait que DIMECO actuellement en prison et il a fait un discours totalement démagogue et hypocrite. Il a rendu un hommage sans lyrisme excessif à CHIRAC pour ne pas avoir envoyé les troupes en IRAK et a manifesté un culot encore plus fantastique en se voulant, tout d'un coup, « changé » !
En quoi aurait-il changé ? Pas une fois il n'a parlé de « solidarité », il a même pu crier au scandale que constitue le manque d'infirmières devant son collègue Ministre de la santé Xavier BERTRAND, qui l'applaudissait.
Comme l'autre, il veut nous faire le coup de la « fracture sociale » mais concrètement il faut parler de ce qu'il a vraiment dit et de ce qu'il est et qu'il a prouvé être pour que le masque tombe.
Il dit toujours qu'il veut supprimer les droits de succession? de qui ? ils n'existent pas pour 80% des successions. Chacun comprend de quelles successions il veut parler ! Il veut déclencher le « bouclier fiscal » à 50% en déclarant qu'il ne veut pas imposer fiscalement le travail alors qu'en réalité c'est la rente et le capital qu'il veut exonérer. Demandez lui ce qu'en pense son ami Johnny HALLIDAY ! Il a clairement annoncé qu'il remettrait en cause le droit de grève. On le voit facilement il reste l'homme qui fracture, qui discrimine et qui stigmatise.
Aprés avoir vanté outrageusement les mérites de la concurrence il n'hesite pas à denoncer "les renoncements" de notre pays face à la mondialisation et à proposer de "tricher" comme le font les USA. Il cite Jaures qu'il n'a jamais lu
En réalité le gouvernement auquel il appartient n'a fait que pratiquer des baisses d'impôts pour les catégories les plus fortunées et taxer davantage les autres français. Il stigmatise le « capitalisme boursier » sans proposer la taxation des supers profits pétroliers ou le travail précaire.
En réalité, le social pour SARKOZY, c'est domestiquer l'assisté ou aliéner l'ouvrier à sa machine. Comment dans ces conditions, SARKOZY peut-il feindre de dénoncer le temps partiel subi et dire en même temps que les ouvriers pourront choisir leur temps de travail ?
Comment peut-il proposer la création « d'intervenants pour les enfants des familles modestes » et en même temps « l'orientation, la sélection et la responsabilité » ?
Comment peut-on dire que l'on veut être laïc alors qu'au Ministère de l'Intérieur on a tout fait pour canaliser le « communautarisme » et « l'immigration choisie » ? A l'évidence, les causes profondes du malaise social proviennent de politiques menées par Sarkozy et les gouvernements de droite Raffarin et De Villepin. Le seul objectif de SARKOZY, dont le frère est l'un des dirigeants du MEDEF, est de mettre les salariés français au même niveau que ceux des pays émergents. Il est inutile qu'il cite JAURES pour nous tromper.
SARKOZY n'est pas du côté de l'ouvrier. Il est bien du côté du « maître des forges ».
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