Lundi 9 juin 2008 1 09 /06 /2008 22:55
Hommage à Jean Fenouillet      



Meilhan sur Garonne



     
            A notre grande stupeur, à notre immense émotion, Jean Fenouillet, notre ami, notre camarade nous a quitté.
           Il est parti comme il avait l'habitude d'être, passionné, volontaire ,combatif, dévoué, sans peur et sans reproche...
          Dévoué oui il l'était, à ses convictions sincères, à son idéal socialiste et démocratique, à son humanisme.

          Dévoué oui il l'était, à son village Meilhan sur garonne, à sa population, à ses animations, à son basket... qu'il défendait avec ardeur et passion.
          Dévoué oui à ses amis mais aussi à tous tant il n'était ni partisan, ni sectaire !

          Infatigable altruiste il consacrait tout son temps, toute sa vie, même les instants les plus rares aux autres et sacrifiait souvent les siens, sa famille, sa maison à ce qu'il considérait comme un devoir suprême : l'intérêt général.

          Élu par le peuple il devait tout au peuple ! et votre présence aujourd'hui si nombreuse, si émouvante témoigne de cet attachement profond qui le liait à sa fonction d'élu de la République.
          Jean Fenouillet c'était aussi , pour moi comme pour beaucoup ici, le vieux compagnon de tant de combats , de tant de défaites comme de tant de victoires.

          Jean, je dirai a l'image de ce Roi de France, Jean le bon tu auras été de tous les mouvements émancipateurs,en mai 1968 comme en mai 1981,de ceux qui ont appris la liberté, qui ont conquis l'égalité, tu auras été le militant patient et persévérant jusqu'à l'heure de la réussite , jusqu'à ces dernières semaines encore ou tu auras su passer le relais comme si tu pressentais que tu allais nous quitter.

Tu resteras, nous le savons, l'un des principaux fondateurs de la Communauté de Communes Val de Garonne à qui tu as donné les bases d'un tourisme qui nous faisait défaut.
Premier Vice Président de ce territoire de solidarité, tu savais mieux que quiconque precher l'unité, convaincre les hésitants, rassembler les énergies, trouver les compromis qui permettent les avancés... Tu savais même nous detendre par ton humour un peu britannique et tu nous rejouissais par ta convivialité naturelle.

       Jean, je te le dis franchement, tu vas nous manquer cruellement.

Puisse ton esprit, ton intelligence si vive continuer à nous inspirer et ton dynamisme legendaire nous guider

Ainsi tu resteras pour nous tous, l'âme de notre communauté de communes, de ce territoire de vie où coule un fleuve que tu aimais tant: Garonne

Voila pourquoi tous les élus du Val de Garonne nous sommes tous tristes et que nous tenons à te rendre un dernier hommage , celui de l'estime et de la reconnaissance... comme ils adressent à Jacqueline, ton épouse, à tes enfants et petits enfants, à ta maman aussi leurs plus sincères condoléances.

Aujourd'hui est un jour gris, reste avec nous Jean, tu le vois nous avons tous encore et toujours besoin de toi pour des jours meilleurs.
Par Gérard Gouzes - Publié dans : Politique locale et regionale
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Vendredi 16 mai 2008 5 16 /05 /2008 11:44

Le clown de Sarko









Invité sur France Inter, Bernard KOUCHNER a affirmé que la déclaration de son Président SARKOZY sur la progression des libertés en Tunisie avait été « MALADROITE » !

Il s’est même trompé lui-même maladroitement en prétendant que la Tunisie ne figurait plus sur le livre des états ne respectant pas les droits de l’homme alors que malheureusement ce pays y est toujours à l’index.

Alors que faut-il penser de Monsieur KOUCHNER ? Etait-il « socialiste » lorsqu’il attendait un ministère de Lionel JOSPIN ? Est-il devenu « Sarkozyste » pour  un « plat de lentilles ».. ? Certainement ni l’un ni l’autre.

L’art des opportunistes a toujours été de tromper un jour les uns, un autre jour les autres. Après KADAFI ; POUTINE ; les dirigeants chinois ; BUSH ; BONGO…les couleuvres seraient indigestes pour un homme sincère.

Ici, elles passent sans soucis apparents. Franchement KOUCHNER aura fait beaucoup de mal à la politique en général car s’il y a une qualité qui est exigée d’un homme politique c’est bien la sincérité de ses convictions.

Alors un peu de patience, avec la chute dans les sondages de l’attelage SARKO-FILLON, il faut s’attendre un jour à une démission fracassante.

Mais cette fois, il ne faudra pas oublier que la première trahison est de la responsabilité de celui qui trahit, la seconde deviendrait alors la nôtre !

Par Gérard Gouzes
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Mardi 22 avril 2008 2 22 /04 /2008 12:20
La semaine noire

 

 

Ce fut une semaine noire. Pour l’Elysée, et Nicolas Sarkozy en particulier, une communication chaotique, autour des dossiers « chauds » (carte famille nombreuse, OGM, etc..), a montré au moins une chose : le Premier ministre, qui n’a eu de cesse de réclamer une plus grande liberté d’action, a du mal à tenir son gouvernement. « Je suis entouré d’imbéciles et de c… », se serait exclamé le président de la République, vendredi matin, devant ses plus proches collaborateurs. Avant d’ajouter : « On me demande de ne pas intervenir sur tout et n’importe quoi. Voilà ce qui se passe lorsque je ne m’occupe pas moi-même des choses ». Or les annonces non préparées, les rétropédalages aggravent les tensions entre les élus et l’exécutif. Et au gouvernement, chaque ministre essaie de tirer la couverture à lui. « L’ambiance est franchement mauvaise », reconnaissent plusieurs ministres. Elle est pire à l’Assemblée Nationale ! Car il s’agit là quasiment d’une querelle de légitimité. Le Président s’appuyant sur celle de son programme électoral, les députés, qui rencontrent chaque semaine leurs électeurs, considérant majoritairement que la leur ne dépend pas du Président, mais de leurs électeurs. « Preuve qu’il n’a pas fait notre élection, rappelle l’un d’eux, nous sommes moins nombreux aujourd’hui que dans la législature précédente. Quant aux réformes, le plus souvent annoncées par des rapports où nous n’avons pas pris part, la majorité de celles qui font grincer les dents de notre électorat ne figuraient pas dans le programme électoral du Président ». Et certains vont jusqu’à faire remarquer que dans les sondages Nicolas Sarkozy a chuté de plus de 15 % par rapport au second tour de la présidentielle, et de 10 % par rapport au niveau de la majorité lors des cantonales.

 

Le malaise vient de loin. Dès son élection, Nicolas Sarkozy avait donné, avec l’ouverture, un signal fort sur l’avenir de l’UMP, tel qu’il l’espérait. C’est-à-dire faire subir au parti qui lui avait permis de gagner la présidentielle –car on ne gagne pas sans l’appui massif d’un grand parti, Ségolène Royal en sait quelque chose- une véritable transformation. En créant plusieurs pôles dont deux, les libéraux et les « progressistes de gauche », auraient été les partisans de la réforme, la majorité des vieilles troupes du RPR et de l’UDF étant à ses yeux trop frileuse. Et les municipales devaient faire émerger une nouvelle génération. Non seulement ces municipales ne l’ont pas permis, mais pour réussir l’opération, il aurait fallu que le Président accepte d’instaurer la proportionnelle pour les législatives –le chef investit les candidats et l’assise territoriale ne compte plus- et surtout de choisir pour diriger l’UMP, un vrai patron. Ce qu’il n’a pas fait. Pourtant, avec l’Elysée, on fonctionne « comme si nous n’étions que des numéros », s’insurge un député UMP, qui prédit que si cela ne change pas, la guérilla sera permanente.

 

Des ministres en chute libre (moins 12% pour Xavier Darcos !), un Premier ministre qui, après avoir cru que son heure était venue, oubliant qu’il n’avait qu’une popularité par défaut, qui chute également, un Président qui ne sait pas encore s’il a vraiment stabilisé sa baisse dans l’opinion, un groupe de parlementaire mal contrôlé –mais que font Jean-François Copé et Roger Karoutchi ?-, la session parlementaire risque d’être agitée. Autour de la notion trop floue de « la Réforme ». Car s’il y a des jusqu’au-boutistes- les « Khmers bleus » de la réforme-, il y a surtout, parmi les parlementaires, les prudents, ceux qui veulent en examiner le pourquoi et le comment. Qualifiés de « tenants de la vieille école », ils rappellent que Jacques Chirac « avait su tenir », alors que François Fillon annonce qu’il va accélérer. « Pour mieux reculer », ironise l’un d’eux. Bref, « plus personne n’y comprend rien, ajoute-t-il en conclusion, c’est à croire que nous ne savons plus faire de politique ». Et, compte tenu de la situation économique et sociale, c’est certainement le plus grave.

 

Guy PERRIMOND

Par Gérard Gouzes
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Mardi 25 mars 2008 2 25 /03 /2008 14:59




VICTOR HUGO ET SARKOZY 

 

Vous semblez vous tenir très informé de l’actualité politique française. Quel regard portez-vous sur notre nouveau président ?

 

Victor Hugo : Depuis des mois, il s’étale ; il a harangué, triomphé, présidé des banquets, donné des bals, dansé, régné, paradé et fait la roue… Il a réussi. Il en résulte que les apothéoses ne lui manquent pas. Des panégyristes, il en a plus que Trajan. Une chose me frappe pourtant, c’est que dans toutes les qualités qu’on lui reconnaît, dans tous les éloges qu’on lui adresse, il n’y a pas un mot qui sorte de ceci : habilité, sang-froid, audace, adresse, affaire admirablement préparée et conduite, instant bien choisi, secret bien gardé, mesures bien prises. Fausses clés bien faites. Tout est là… Il ne reste pas un moment tranquille ; il sent autour de lui avec effroi la solitude et les ténèbres ; ceux qui ont peur la nuit chantent, lui il remue. Il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète.

 

Derrière cette folle ambition personnelle décelez-vous une vision politique de la France, telle qu’on est en droit de l’attendre d’un élu à la magistrature suprême ?

 

Victor Hugo : Non, cet homme ne raisonne pas ; il a des besoins, il a des caprices, il faut qu’il les satisfasse. Ce sont des envies de dictateur. La toute-puissance serait fade si on ne l’assaisonnait de cette façon. Quand on mesure l’homme et qu’on le trouve si petit, et qu’ensuite on mesure le succès et qu’on le trouve si énorme, il est impossible que l’esprit n’éprouve quelque surprise. On se demande : comment a-t-il fait ? On décompose l’aventure et l’aventurier… On ne trouve au fond de l’homme et de son procédé que deux choses : la ruse et l’argent… Faites des affaires, gobergez-vous, prenez du ventre ; il n’est plus question d’être un grand peuple, d’être un puissant peuple, d’être une nation libre, d’être un foyer lumineux ; la France n’y voit plus clair. Voilà le succès.

 

Que pensez-vous de cette fascination pour les hommes d’affaires, ses proches ? Cette volonté de mener le pays comme on mène une grande entreprise ?

 

Victor Hugo : Il a pour lui désormais l’argent, l’agio, la banque, la bourse, le comptoir, le coffre-fort et tous les hommes qui passent si facilement d’un bord à l’autre quand il n’y a enjamber que la honte… Quelle misère que cette joie des intérêts et des cupidités… Ma foi, vivons, faisons des affaires, tripotons dans les actions de zinc ou de chemin de fer, gagnons de l’argent ; c’est ignoble, mais c’est excellent ; un scrupule en moins, un louis de plus ; vendons toute notre âme à ce taux ! On court, on se rue, on fait antichambre, on boit toute honte… une foule de dévouements intrépides assiègent l’Elysée et se groupent autour de l’homme… C’est un peu un brigand et beaucoup un coquin. On sent toujours en lui le pauvre prince d’industrie.

 

Et la liberté de la presse dans tout çà ?

 

Victor Hugo (pouffant de rire) : Et la liberté de la presse ! Qu’en dire ? N’est-il pas dérisoire seulement de prononcer ce mot ? Cette presse libre, honneur de l’esprit français, clarté de tous les points à la fois sur toutes les questions, éveil perpétuel de la nation, où est-elle ?

Par Gérard Gouzes - Publié dans : Politique Nationale
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Jeudi 20 mars 2008 4 20 /03 /2008 17:36








L'heure des comptes




L’UMP vient de subir une cinglante défaite à l’occasion des élections municipales et cantonales des 9 et 16 mars 2008.

 

-         55 Députés UMP dont celui du Lot et Garonne DIEFENBACHER  ont été battus aux municipales

-         4 Ministres ont été battus,

-         Aujourd’hui la Gauche gouverne désormais 183 villes (+38) de plus de 30 000 habitants dont 25 (+9) de plus de 100 000 habitants, contre 124 pour la droite,

-         Sur 101 Conseils Généraux 59 seront dirigés par la Gauche dont celui du Lot et Garonne à droite depuis 32 ans.

 

Franchement si après une telle défaite, le Président encore pour 4 ans, SARKOZY, et son Premier Ministre FILLON ne changent pas de politique… ce sera de l’entêtement suicidaire.

 

Tout le monde le sait : « Errare humanum est perseverare diabolicum » (l’erreur est humaine, persévérer est diabolique)

Par Gérard Gouzes - Publié dans : Politique Nationale
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