Politique Nationale

Jeudi 21 février 2008 4 21 /02 /Fév /2008 16:05

 

Prime pour le minimum vieillesse

 

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Le Président de la République vient d’annoncer le versement d’une prime de 200 euros aux bénéficiaires du minimum vieillesse, anticipant l’augmentation de 5 % prévue en 2008. Il tente de rappeler à quelques jours des élections municipales et cantonales que l’engagement du candidat Sarkozy sur le pouvoir d’achat, et notamment celui des retraités, n’est pas oublié. En réalité depuis 9 mois, le bilan est maigre et décevant pour les Français. Les pensions de retraite ont augmenté de 1,1 % en 2008, alors que la prévision pour la hausse des prix est de 1,6 %, et que le résultat définitif sera sans aucun doute largement supérieur.
 
En 2007, l’inflation a augmenté de 2,6 %, loin des 1,8 % prévus. Aujourd’hui, le déficit cumulé du régime général sur les années 2005 à 2008 dépasse 13 milliards d’euros. La hausse du minimum vieillesse est donc une mesure très partielle. Aujourd’hui, le minimum vieillesse est de 628,10 euros par mois pour une personne seule. Cette allocation est versée aux retraités de plus de 65 ans, qui le plus souvent ont eu des carrières irrégulières, afin de leur permettre de percevoir une pension minimale. Il est versé à environ 600 000 personnes ayant un niveau de ressources très faibles (643 euros par mois pour une personne seule, 1 126 euros par mois pour un couple). La majoration de 5 % annoncée pour 2008 représente un gain mensuel de 31,4 euros par mois, (moins d’1 euro par jour).

 Le versement de 200 euros promis au début du second trimestre pour 2008, anticipant une augmentation annoncée de 5 %, apparaît comme un maigre « cadeau » avant les élections. Tous les autres retraités, et notamment les 3,5 millions qui ont une pension légèrement supérieure au seuil de versement du minimum vieillesse et auxquels il avait été aussi promis une revalorisation, ne sont pas concernés par la hausse annoncée. Pour eux, 2008 est une année de baisse du pouvoir d’achat de leur pension. Ils doivent faire face à la hausse des prix de première nécessité et des produits alimentaires, aux franchises médicales ou encore à la hausse du coût de l’énergie. Maintenant une question se pose ! Qui paiera la facture ? Les caisses de l’Etat ont été vidées en juillet 2007, dès lors qui paiera la hausse du minimum vieillesse ? Le minimum vieillesse est financé par le Fonds de solidarité vieillesse dont 75 % des recettes sont constituées par la CSG. La hausse annoncée du minimum vieillesse ne peut conduire qu’à l’augmentation de la CSG dès cette année. En effet, le déficit cumulé de 2002 à 2007 du Fonds dépasse 5 milliards d’euros. Financer la hausse du minimum vieillesse sur un hypothétique excédent du Fonds en 2008 est illusoire compte tenu du déficit chronique depuis 5 ans. Au final, ce sont bien des Français, et notamment les plus modestes, qui paieront les cadeaux faits aux plus aisés au mois de juillet 2007. Il y a pourtant une solution qui ne coûterait rien aux Français : La « prime » de 200 euros représente une dépense nouvelle de 120 millions.
 
Au 31 août 2007, l’Etat a versé 121,107 millions d’euros au titre du bouclier fiscal pour 2 398 contribuables, qui ont pu réduire leurs impôts de 50 503 euros en moyenne. Il suffirait de supprimer le « bouclier fiscal » des plus riches pour trouver les moyens qui manquent à l’Etat pour revaloriser les retraites.
 
Par Gérard Gouzes - Publié dans : Politique Nationale
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Jeudi 21 février 2008 4 21 /02 /Fév /2008 15:46




le rejet du president

undefined Avec seulement 36% de bonnes opinions, contre 58% de mauvaises, Nicolas Sarkozy atteint un niveau d'impopularité rare pour un Président de la République. Ce fut avant lui le cas de François Mitterrand après trois ans de mandat (36% de bonnes opinions, contre 54%, en avril 1984) et de Jacques Chirac bien plus rapidement (36% contre 56% en octobre 1995). Dans ces trois cas, la chute de popularité résulte pour l'essentiel du choc entre d'une part des résultats décevants sur l'enjeu majeur des élections précédentes (l'emploi puis la fracture sociale hier, le pouvoir d'achat aujourd'hui), et d'autre part une attitude présidentielle interprétée par l'opinion comme un revirement (ou simplement un désintérêt).

En quelques semaines, l'écart entre les bonnes et les mauvaises opinions sur Nicolas Sarkozy en tant que Président de la République est passé de -3 à -22 points. Ce résultat correspond à une baisse de 9 points des bonnes opinions et à une hausse de 10 des mauvaises. Depuis la mi-novembre, ces chiffres sont respectivement de -19 et de +20. La durée de cette évolution incite à relativiser l'impact de certains épisodes, par exemple les vacances dorées du couple présidentiel, au profit d'un agenda social très soutenu sur la période, de la grève des caissières de supermarché à celle des chauffeurs de taxi, l'une rappelant la lancinante attente d'une hausse du pouvoir d'achat, l'autre étant perçue par certains à droite comme l'indice d'une faiblesse inattendue dans la démarche réformatrice.

Cette baisse rapide et continue de la cote présidentielle au cours des trois derniers mois s'est effectuée selon un rythme ternaire. Après une baisse assez largement répartie à l'automne et la chute des opinions positives parmi les sympathisants centristes autour de Noël, l'effondrement actuel doit beaucoup à l'évolution de l'attitude des sympathisants de l'UMP (81% de bonnes opinions, soit - 10 points) et du Front national, désormais majoritairement mécontents.

La confirmation de la remontée de la cote de François Fillon (44%, + 3 points en deux mois), d'abord imputable aux sympathisants de gauche, nuance davantage ce tableau qu'elle ne l'infirme. En effet, si le Premier ministre apparaît à certains pans de l'opinion publique comme un modérateur vis-à-vis de l'action présidentielle, sa part dans l'inspiration de la politique générale suivie n'est pas telle que l'évolution de sa cote personnelle soit le signe d'un soutien particulier à l'action des pouvoirs publics, et pas davantage aux réformes.
 
Par Gérard Gouzes - Publié dans : Politique Nationale
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Vendredi 9 novembre 2007 5 09 /11 /Nov /2007 10:30

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Non à la refonte de la carte judiciaire


Les élus socialistes et républicains s’opposent à la refonte de la carte judiciaire de notre pays, telle qu'imposée aujourd’hui par le gouvernement de droite.

Cette réforme est fondée sur une logique purement comptable et ignore l'exigence fondamentale d'une justice de proximité pourtant défendue dans les discours du Président de la République.

La démarche engagée au pas de charge par le Garde des Sceaux Rachida DATI, s'exonère totalement d'une concertation minimale avec les professionnels du droits et les élus locaux. Tous plaident depuis plusieurs semaines pour éviter tout mouvement de concentration urbaine, toute vision arithmétique de notre carte judiciaire. Magistrats, avocats, élus ne sont pas entendus.

Pire, tous les arguments de justice de proximité, de délais rapides pour les jugements, sont balayés d'un revers de main. Seule compte l'idée de la réforme pour la réforme même si cette dernière est incohérente et dangereuse pour le pays.

Les élus socialistes et Républicains réclament le retour de la sérénité sur ce dossier et qu'au lieu d'un tour de France engagé par la Ministre de la Justice pour dispenser ses mauvaises nouvelles sur le terrain, ce temps soit consacré à un véritable dialogue sur la base d'un audit objectif de notre justice sur les territoires.

 Les élus socialistes et républicains appellent leurs concitoyens à se mobiliser contre cette réforme en trompe-l’œil qui aggrave les inégalités entre les citoyens de notre pays, qui accroît le fossé entre les Français et leur justice .

 

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Par Gérard Gouzes - Publié dans : Politique Nationale
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Vendredi 2 novembre 2007 5 02 /11 /Nov /2007 21:23

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une mauvaise année economique en 2008


Compte tenu du ralentissement économique constaté malgré, voire à cause du « paquet fiscal », l’hypothèse de croissance pour 2008 n’est pas crédible. La situation économique de notre pays est beaucoup plus dégradée que celle de nos principaux partenaires européens. La croissance en 2007 avec 1.8% sera éloignée des 2.8% réalisés en moyenne par les pays de l’Union européenne.

Le commerce extérieur ne cesse de se creuser. Après 22.9 milliards en 2005, il atteindrait 34.6 milliards d’euros en 2008. Notre pays n’a pas tiré bénéfice de la  vitalité du commerce mondial au cours de ces dernières années. Il va inévitablement pâtir du retournement de conjoncture constaté sur le plan international.

 

La situation de l’emploi reste préoccupante. Au mois d’août 2007, on dénombre officiellement 1.970 millions de chômeurs ( catégorie 1, personnes inscrites à l’ANPE à la recherche d’un emploi ayant éventuellement exercé une activité d’au plus 78 heures dans le mois). Le rythme de créations d’emplois a été divisé par deux entre le premier et le second trimestre 2007. L’industrie continue de détruire des emplois.

 

Les dispositions du « paquet fiscal » ( renforcement du bouclier fiscal, suppression des droits de succession) ont favorisé la rente au détriment du développement de l’emploi et de l’augmentation des salaires. En juillet dernier, aucun coup de pouce n’a été donné au SMIC. L’an prochain, le gouvernement envisage d’augmenter les pensions de retraite de 1.1% seulement.

 

Les mesures de détaxation des heures supplémentaires, en vigueur depuis le 1er octobre, ont des effets négatifs sur le revenu des ménages modestes.

L’augmentation de salaire due aux éventuelles heures supplémentaires peut se traduire par la perte de l’exonération de taxe d’habitation accordée en fonction du revenu.

 

Dans le budget pour 2008, aucun effort n’est fait pour accroître le pouvoir d’achat des ménages modestes et pour encourager la consommation. Ainsi, rien n’est prévu pour revaloriser fortement la prime pour l’emploi, si ce n’est une indexation de son montant sur les prix.

 

Dans le budget pour 2008, rien n’est fait pour encourager l’investissement. L’augmentation du taux du crédit d’impôt recherche n’aura pas d’effet avant 2009 pour les entreprises. Pire encore, la mise en œuvre d’un prélèvement libératoire sur les dividendes prévue dans le budget vient encourager la distribution de bénéfices au détriment de l’investissement.

 

 

 

Par Gérard Gouzes - Publié dans : Politique Nationale
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Mercredi 31 octobre 2007 3 31 /10 /Oct /2007 15:18

 

Le budget 2008 porte l'heritage de la precedente legislature

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Le déficit prévisionnel de l’Etat pour 2008 est fixé à 41.7 milliards d’euros soit 3.4 milliards de plus que le déficit qui sera réalisé en 2007.

 

Les lois sur les retraites de 2003 et l’assurance maladie de 2004 n’ont absolument pas préservé l’avenir de notre système de protection sociale. Le déficit du régime général de la sécurité sociale pour 2007 sera avec prés de 12 milliards d’euros comparable aux niveaux record atteints en 2004 et 2005.

 

Pourtant entre 2004 et 2006, le reste à charge pesant sur les assurés sociaux s’est accru de 2 milliards. L’estimation d’un déficit de la sécurité sociale à 8.9 milliards pour 2008 résulte des  nouveaux déremboursements programmées avec la taxation des médicaments et des actes paramédicaux.

 

La persistance à un niveau très &élève des déficits publics tout au long de la précedente législature, auquel notre pays à connaître un niveau d’endettement public insupportable.

 

La dette publique devrait atteindre 64.2% du PIB fin 2007 et 64% du PIB fin 2008, contre 56.2 % du PIB fin 2001. En 6 ans, la dette publique moyenne par Français aura augmenté de plus de 6000 euros.

 

Pourtant au 31 août 2007, grâce au bouclier fiscal ( 1ére version, plafonnement à 6%), 2 398 contribuables ont pu se partager un total de 121 millions d’euros. En 2008, grâce au plafonnement des impôts directs, CSG et CRDS comprises, à 50% des revenus, le gain sera encore supérieur.

 

L’explosion de la dette publique, sous l’effet du double héritage de la législature précédente et du « paquet fiscal » ne peut que déboucher sur des hausses massives de prélèvements pour les classes moyennes.

 

Compte tenu de l’augmentation de la dette de la sécurité sociale et de l’interdiction de prolonger la « durée de vie » de la CRDS, la hausse de cette contribution sociale est inévitable.

 

Alors que la France va présider l’Union européenne au deuxième semestre de l’année 2008, le niveau de la dette publique ne pourra rester supérieur à 60% du PIB, sauf à ne pas respecter, comme c’est le cas depuis 2003, nos engagements européens.

 

 

Par Gérard Gouzes - Publié dans : Politique Nationale
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