Politique Nationale

Jeudi 4 septembre 2008 4 04 /09 /Sep /2008 16:50



                                                        Retour de La Rochelle

Je reviens de l’Université d’Eté du Parti Socialiste à la Rochelle.

Il y a eu du bon travail de fait dans les ateliers sur l’Europe, le développement durable et l’écologie, sur la crise économique et sociale, sur les relations entre l’Etat et les Collectivités locales, sur le point de l’intercommunalité…


Il y a même eu un débat formidable, animé par le club « Terra Nova » où avec Michel Rocard, notre camarade Matthias FEKL a rapporté sur la manière d’organiser des primaires ouvertes à tous pour désigner la ou le prochain candidat de la gauche à l’élection Présidentielle de2012…

 

Ah ! Parlons-en de cette élection. Nos dirigeants, pour y penser, ils y pensent…ils ne pensent plus qu’à ça et nous désespèrent. S’il fallait que la désignation du prochain Secrétaire National du Parti Socialiste soit la désignation du futur présidentielle… ce serait « plaies et bosses » pendant 4 ans encore !!!

Or ce que demande nos militants et nos électeurs c’est que l’on reconstruise le parti sur des bases claires et conquérantes. Mariés par pure tactique de congrès, la carpe Fabius avec le lapin Montebourg, l’allumette Aubry avec Cambedelis le Lion… cela n’aurait aucun sens, pas plus que Delanoë le Renard, avec Ségolène Royal la Cigogne !!!

 Tout cela est dérisoire et même scandaleux quand on connaît le travail considérable qu’il y aura à entreprendre pour redresser demain la France. Voilà pourquoi il nous faut un Premier Secrétaire autrement ! Reconstruisons le Parti sur des bases nouvelles et modernes, en relation étroite avec les Socialistes et les Sociaux Démocrates d’Europe et préparons un vrai congrès d’avenir.


A propos, connaissez-vous le nom du Premier Secrétaire National du Parti Démocrate Américain ? Et posez-vous la question de savoir pourquoi il n’est ni OBAMA, ni CLINTON !

Par Gérard Gouzes - Publié dans : Politique Nationale
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Lundi 4 août 2008 1 04 /08 /Août /2008 10:59

Monsieur le Président de la République,
Je lis,
dans le Figaro de ce jour, que vous redoutez que les collectivités locales soient la cause du retard pris par la France dans sa modernisation et le redressement de ses comptes publics.
Respectueusement, je voudrais vous mettre en garde sur ce qui constitue, selon moi, une vraie erreur de diagnostic. Sans doute, un entourage toujours plus technocratique vous en a-t-il convaincu. Au surplus, votre expérience d'élu d'Ile de France ne vous a pas aidé à mieux connaître la pratique de la gestion locale provinciale.

A la vérité, c'est dans les services de l'Etat, placés sous votre autorité, que vous trouverez toutes les causes de freins, d'inutiles handicaps, de procédures, de bureaucratie qui découragent les Français, étouffent la France, freinent la croissance, et ruinent les finances publiques. Les missions confiées aux collectivités par l'Etat n'ont réduit en rien les fonctionnaires en administration centrale : ils sont plus nombreux encore. Comme ils s'ennuient, et qu'ils sont de vaillants fonctionnaires, ils produisent de la norme, de la norme, de la norme, des circulaires, des arrêtés, des décrets qui ne font l'objet d'aucune étude d'impact mais dont le coût est intégralement financé par les collectivités locales dont vous critiquez ensuite l'augmentation des dépenses. Ubuesque.
Les rapports dénonçant cette situation s'empilent et ne connaissent jamais la moindre suite. Le dernier que vous m'aviez commandé n'est, sans doute, jamais parvenu jusqu'à vous.
Il est loin le temps où je pouvais vous parler des choses simples de la vie de la France et des Français. Désormais, il faut, pour ceux qui en acceptent l'humiliation, se prosterner d'abord devant une Cour infranchissable.
Peu importe. L'essentiel est que vous reteniez de cette respectueuse adresse qu'il faut vite et bien ordonner le ménage complet dans votre maison : l'Etat ! C'est urgentissime. Lorsque le nécessaire aura été fait (mais il y a un immense travail), vous verrez immédiatement la croissance éclore sous vos yeux, sans dépenses fiscales inutiles. Tout simplement, les Français auront retrouvé leur liberté et leur envie d'entreprendre. Ils reprendront confiance enfin dans leurs Pays.
S'agissant des collectivités locales, laissez-leur six mois pour organiser, elles-mêmes et librement entre elles la réorganisation de leur paysage, la suppression de leurs doublons, le désenchevêtrement de leurs compétences, leurs éventuelles fusions et la mutualisation systématique de leurs services. Le succès est garanti. Je m'en porte garant ! Mais, de grâce, que le Gouvernement ne s'en mêle pas. L'Elysée pas davantage !
Hélas, cette supplique ne vous parviendra, sans doute, jamais et la France continuera de boiter, claudiquant au milieu de tous les handicaps inutiles qu'elle se dresse à elle même, quelle que soit l'énergie que vous y consacrez et les instructions incessantes que vous donnez.
Ne trouvez dans ces modestes propos aucune malveillance, ni nostalgie ou frustration, mais le dernier souffle d'un ami sincère et désintéressé qui, parfois bien seul, vous a soutenu, au début de votre carrière et au moment où l'on vous voulait tant de mal. Simplement, je ne comprends plus rien à l'action de l'homme que j'ai connu, aimé, soutenu, recommandé et dont je souffrirais profondément qu'il échouât car ce serait un péril pour la France.

Respectueusement,

Alain Lambert.  ancien ministre de l'economie et des finances ( UMP )

 

Par Gérard Gouzes - Publié dans : Politique Nationale
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Mardi 22 juillet 2008 2 22 /07 /Juil /2008 16:58

 

A une voix

 

 

Le mois de juillet commence bien pour Sarkozy. A une seule voix de majorité (demandez à Jack Lang s’il s’agit bien de la sienne et ce qu’elle va lui rapporter) les soi-disantes nouvelles institutions de la Vème République ont été adoptées.

 

Une voix, ce n’est pas beaucoup, oui mais n’oublions pas que c’est à une voix que l’amendement Wallon instituant la République (la IIIème) a été adopté rejetant définitivement la monarchie.

 

On maintient l’article 49/3 en réduisant son périmètre d’application. On autorise le Président de la République à faire « son discours de la reine (d’Angleterre) » devant le Parlement.

 

On lui permet de nommer à des hautes fonctions sauf refus impossible des 3/5ème de l’Assemblée Nationale.

 

On a refusé toute proportionnelle à l’Assemblée Nationale ou au Sénat comme on a renforcé la majorité en place au Parlement !

 

Piètre réforme qui laisse toujours les institutions à mi-chemin du présidentialisme et du parlementarisme avec les inconvénients des deux systèmes sans en avoir les avantages.

 

Et on continue avec l’hyper-président… Dernière nouvelle, il paraît que c’est lui qui remplacera P.P.D.A. Après tout on n’est jamais mieux servi que par soi-même.
Par Gérard Gouzes - Publié dans : Politique Nationale
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Mardi 25 mars 2008 2 25 /03 /Mars /2008 14:59




VICTOR HUGO ET SARKOZY 

 

Vous semblez vous tenir très informé de l’actualité politique française. Quel regard portez-vous sur notre nouveau président ?

 

Victor Hugo : Depuis des mois, il s’étale ; il a harangué, triomphé, présidé des banquets, donné des bals, dansé, régné, paradé et fait la roue… Il a réussi. Il en résulte que les apothéoses ne lui manquent pas. Des panégyristes, il en a plus que Trajan. Une chose me frappe pourtant, c’est que dans toutes les qualités qu’on lui reconnaît, dans tous les éloges qu’on lui adresse, il n’y a pas un mot qui sorte de ceci : habilité, sang-froid, audace, adresse, affaire admirablement préparée et conduite, instant bien choisi, secret bien gardé, mesures bien prises. Fausses clés bien faites. Tout est là… Il ne reste pas un moment tranquille ; il sent autour de lui avec effroi la solitude et les ténèbres ; ceux qui ont peur la nuit chantent, lui il remue. Il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète.

 

Derrière cette folle ambition personnelle décelez-vous une vision politique de la France, telle qu’on est en droit de l’attendre d’un élu à la magistrature suprême ?

 

Victor Hugo : Non, cet homme ne raisonne pas ; il a des besoins, il a des caprices, il faut qu’il les satisfasse. Ce sont des envies de dictateur. La toute-puissance serait fade si on ne l’assaisonnait de cette façon. Quand on mesure l’homme et qu’on le trouve si petit, et qu’ensuite on mesure le succès et qu’on le trouve si énorme, il est impossible que l’esprit n’éprouve quelque surprise. On se demande : comment a-t-il fait ? On décompose l’aventure et l’aventurier… On ne trouve au fond de l’homme et de son procédé que deux choses : la ruse et l’argent… Faites des affaires, gobergez-vous, prenez du ventre ; il n’est plus question d’être un grand peuple, d’être un puissant peuple, d’être une nation libre, d’être un foyer lumineux ; la France n’y voit plus clair. Voilà le succès.

 

Que pensez-vous de cette fascination pour les hommes d’affaires, ses proches ? Cette volonté de mener le pays comme on mène une grande entreprise ?

 

Victor Hugo : Il a pour lui désormais l’argent, l’agio, la banque, la bourse, le comptoir, le coffre-fort et tous les hommes qui passent si facilement d’un bord à l’autre quand il n’y a enjamber que la honte… Quelle misère que cette joie des intérêts et des cupidités… Ma foi, vivons, faisons des affaires, tripotons dans les actions de zinc ou de chemin de fer, gagnons de l’argent ; c’est ignoble, mais c’est excellent ; un scrupule en moins, un louis de plus ; vendons toute notre âme à ce taux ! On court, on se rue, on fait antichambre, on boit toute honte… une foule de dévouements intrépides assiègent l’Elysée et se groupent autour de l’homme… C’est un peu un brigand et beaucoup un coquin. On sent toujours en lui le pauvre prince d’industrie.

 

Et la liberté de la presse dans tout çà ?

 

Victor Hugo (pouffant de rire) : Et la liberté de la presse ! Qu’en dire ? N’est-il pas dérisoire seulement de prononcer ce mot ? Cette presse libre, honneur de l’esprit français, clarté de tous les points à la fois sur toutes les questions, éveil perpétuel de la nation, où est-elle ?

Par Gérard Gouzes - Publié dans : Politique Nationale
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Jeudi 20 mars 2008 4 20 /03 /Mars /2008 17:36








L'heure des comptes




L’UMP vient de subir une cinglante défaite à l’occasion des élections municipales et cantonales des 9 et 16 mars 2008.

 

-         55 Députés UMP dont celui du Lot et Garonne DIEFENBACHER  ont été battus aux municipales

-         4 Ministres ont été battus,

-         Aujourd’hui la Gauche gouverne désormais 183 villes (+38) de plus de 30 000 habitants dont 25 (+9) de plus de 100 000 habitants, contre 124 pour la droite,

-         Sur 101 Conseils Généraux 59 seront dirigés par la Gauche dont celui du Lot et Garonne à droite depuis 32 ans.

 

Franchement si après une telle défaite, le Président encore pour 4 ans, SARKOZY, et son Premier Ministre FILLON ne changent pas de politique… ce sera de l’entêtement suicidaire.

 

Tout le monde le sait : « Errare humanum est perseverare diabolicum » (l’erreur est humaine, persévérer est diabolique)

Par Gérard Gouzes - Publié dans : Politique Nationale
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