La semaine qui vient de se terminer me laisse sur une profonde inquiétude. La crise est toujours présente pour de nombreuses familles. La situation sociale se tend chaque jour davantage. Le mouvement contre la réforme des retraites se radicalise et s'essoufle C’était le but recherché par le gouvernement SARKOZY. Tant mieux pour lui si la colère gagne la rue. Effrayée la majorité des français, agacée, irritée, apeurée…finira bien par se regrouper derrière le chef de l’Etat qui s'est montré capable de resister aux pressions syndicales. C’est le pari fort de SARKOZY et de ceux de moins en moins nombreux qui le suivent.
Après l’entrée dans la mobilisation des lycéens parmi lesquels se cachent toujours des casseurs payés par qui ( ?), voilà les routiers, les employés des dépôts de carburant, les facs qui risquent de se réveiller après les vacances de Toussaint. S'ils ne le font plus il en restera l'amertume qui pousse à la surenchère !
Le pouvoir on le voit joue avec le feu et les français ne sont pas dupes. La côte de SARKOZY vient de battre le record d’impopularité de tous les Présidents de la Vème République avec 71% d’opinion défavorable.
Le pays se bloque petit à petit au moment même où la crise nous inviterait au contraire à nous mobiliser pour en sortir.
Eric WOERTH, en bon soldat des basses besognes, est passé en force au Sénat après l’Assemblée Nationale, en appliquant l’un des articles les plus iniques de la Constitution : l’article 44 Al.3
Le 3 novembre prochain c’est une autre réforme catastrophique pour les collectivités locales qui va aboutir devant la Commission Mixte paritaire du parlement. Entre l’étouffement démocratique des communes rurales, l’asphyxie financière et fiscale de leur budget, les élus locaux bloqués sur les impôts des entreprises n’auront pas d’autres choix que d’augmenter les impôts ménages.
Fini les compétences générales de la Région et du département, fini les subventions croisées et attention à la contribution sur la valeur des entreprises qui variera en fonction de la conjoncture économique là où les collectivités ont besoin de stabilité et de moyens pour servir nos concitoyens.
On ne parle plus des scandales des mini-partis, de l’épisode BETTENCOURT, du yatch de BOLORE ou du Président bling bling…C’est intégré et les manifestations contre la réforme des retraites cachent bien un ras le bol général. Mieux encore les preuves des implications financiéres des plus hauts placés disparaisent mystérieusement des cabinets et des bureaux de presse
. Maintenant on va parler d'un nouveau gouvernement .
Le budget 2011 gèle toutes les dotations d’Etat aux communes comme si c’était elles les responsables du déficit délirant de l’Etat (1500 Milliards d’€uros). Et ça va continuer !!!
Alors que faire ? attendre 2012 et se retrouver avec une France exsangue, les caisses vides et tout à reconstruire ? l'enjeu qui attend demain les socialistes et la gauche est immence.
L’année 2011 va être l’année de préparation à l’alternative souhaitée par de plus en plus de français.
Les socialistes ont décidé d’organiser des primaires pour désigner celui ou celle qui les représentera à l’élection Présidentielle. Gardons-nous de croire qu’il s’agit d’une compétition d’égo. La confrontation entre candidats socialistes devra être, dans le cadre d’une conviction commune, l’occasion de trancher non seulement sur le projet mais sur les moyens de le réaliser.
C’est là que l’exercice sera difficile. L’avenir de la France l’exige pourtant car il s’agit de celui de nos enfants. Le denouement ne peut desormais qu'être politique et au plus tard ce sera en 2012. Il faudra alors reconstriure un nouveau contrat social entre les français .
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