Jeudi 30 juillet 2009 4 30 /07 /2009 09:45
le jumelage de la paix

Ce dimanche 26 juillet 2009, se retrouvent dans notre bonne ville de Marmande tous nos amis d’EJEA DE LOS CABALLEROS et de PORTOGRUARO pour fêter et renouveler notre promesse de jumelage entre nos trois villes et leurs populations.
Ce moment là est toujours émouvant parce qu’il rassemble des hommes et des femmes qui ont appris à se connaître et qui se sont retrouvés.
Ce moment là est toujours exceptionnel car il est l’occasion de se transmettre les uns aux autres des expériences, des réalisations mais aussi des messages et des témoignages d’amitié, de solidarité, de paix et de convivialité entre nous.
Nos pays sont différents, nos populations n’ont pas toujours les mêmes façons d’appréhender les choses… et pourtant tant de points communs nous rassemblent. Ne sommes nous pas issus de la civilisation occidentale née de l’Empire Romain, de celui de Charles QUINT ou de l’Europe d’aujourd’hui… de la civilisation de vin, de celle du siècle des lumières et d’une longue histoire commune ? N’y a t-il pas la même pensée humaine chez Frédérico GARCIA LORCA, chez Albert CAMUS ou chez Cesare PAVESE ?

 C’est bien cet humanisme partagé qui nous fait comprendre qu’il n’y a pas d’autres étrangers que soi même, d’autre xénophobie que celle que s’inventent les hommes pour chasser leurs propres complexes et leurs propres peurs. ESPAGNOLS, ITALIENS, FRANÇAIS… Voilà une petite partie de cette grande EUROPE que nous mettons tant de temps à construire.

 C’est à cela que servent les jumelages. A trouver chez les autres un peu de soi-même au-delà des différences de langues, de coutumes ou de traditions.

PORTOGRUARO, EJEA DE LOS CABALLERONS, MARMANDE… Voilà 3 petites villes pour faire l’EUROPE ! C’est peu au milieu de 27 nations et de 300 Millions d’Européens, mais c’est beaucoup déjà pour construire la paix, l’amitié.
 N’oublions jamais que les jumelages ont d’abord pour objectif la volonté d’établir des liens aussi nombreux que possible entre les citoyens de nations ou de villes différentes. Mais ils sont aussi une démarche pédagogique : celle de nous faire découvrir que l’étranger, l’autre ne nous est pas si étrange que cela, qu’il nous ressemble, qu’il ressent les mêmes émotions, qu’il partage les mêmes sentiments, perçoit les mêmes angoisses ou projette les mêmes espoirs.
 Aujourd’hui, même si l’EUROPE ne peut pas accueillir toute la misère du monde, elle se doit d’œuvrer plus pour la faire disparaître du monde.
 Nous, les Européens, nous devons être plus attentifs aux autres, aux plus déshérités, aux pays les plus pauvres qui aspirent eux aussi à un monde plus juste.
 C’est ce que nous avons fait cette année en remettant avec l’aide du Service Départemental d’Incendie et de Secours du Lot-et-Garonne et du Conseil Général un premier véhicule de pompiers à la ville de CHINGUETTI en Maurétanie représentée ici même par son maire Monsieur AMARA.

C’est ce que nous allons poursuivre avec l’association SAHEL AMITIE, en formant dès l’an prochain le corps des sapeurs pompiers de cette Cité Africaine, comme nous allons continuer, nous trois encore, à aider le cercle de TOYA et la commune de YAGUINE au MALI. C’est peu, pouvez-vous penser ! Mais si chaque ville, chaque village d’EUROPE en faisait autant, c’est une immense vague d’espoir qui se lèverait pour de nombreux peuples.

 Aujourd’hui, toute guerre entre les nations européennes paraît inimaginable. En construisant l’EUROPE, nous avons voulu la paix pour nos enfants. Mais attention, la discorde ne disparaît jamais tout à fait ! Elle peut prendre d’autres aspects que la guerre et se parer du masque du racisme et de la xénophobie, du rejet et du mépris, de l’égoïsme et de l’aveuglement que procurent la sécurité et la prospérité.

 Nous savons tous que le projet Européen est indispensable à l’heure de la mondialisation, mais aucun de nous n’est prêt à accepter n’importe quelle Europe. Voilà pourquoi, il faut faire de nos rencontres un moment fort de notre réflexion.
Cette année, c’est le thème de l’eau et du développement durable qui nous a occupé. C’est l’Agenda 21 dans la gestion municipale qui nous a interpellé. Demain, il faudra s’interroger aussi sur les fondements de notre pacte philosophique.

 En France, nous avons eu de grands mouvements qui se sont incarnés dans la devise de notre République « Liberté, Egalité, Fraternité ». L’Espagne, comme l’Italie ont connu aussi de grands moments historiques ou les valeurs démocratiques ont été réaffirmées.

 Mais attention, chaque faux pas, chaque erreur, chaque atteinte aux valeurs se paie en années perdues, en concorde ou en prospérité remise à plus tard. Nos jumelages sont sportifs, culturels, touristiques et bien entendu gastronomiques… Ils doivent prendre une dimension supplémentaire : celle de la gouvernance, moderne, démocratique et humaniste.

 Le poète LAMARTINE s’exclamait : « Marchez ! L’humanité ne vit pas d’une idée. Elle éteint chaque soir celle qui l’a guidée. Elle en allume une autre à l’immortel flambeau ».

 Que dans nos villes, nul ne se sente discriminé, rejeté ou méprisé.
 Que chacun puisse avoir le droit à la libre expression et à l’exercer librement.
Que tous, nous puissions bénéficier des progrès technologiques sans devenir les esclaves, qu’il s’agisse des grands médias ou des grands intérêts.
Que notre liberté puisse nous préserver des excès et des idées extrêmes qui ne sont que l’expression de la faiblesse de ceux qui les profèrent.

Voilà les grands principes que nous devons célébrer aujourd’hui. Nous les partagerons sans aucune arrière pensée avec nous tous.

 Mes Chers Amis, nous allons confirmer notre volonté de continuer à travailler ensemble, d’échanger et de partager en toute fraternité jusqu’à l’an prochain où nous nous retrouverons à PORTOGRUARO, où son maire nouvellement réélu Antonio BERTONCHELLO nous accueillera pour fêter la 23ème année de notre jumelage avec PORTOGRUARO et le 40ème avec EJEA DE LOS CABALLEROS. Donc à l’année prochaine.

 Et vive l’Espagne, vive l’Italie, vive la France. Vive l’Europe de la Paix , de la Liberté et de la Démocratie


. Discours de Gérard GOUZES, Maire de Marmande, à la cérémonie de Serment de Jumelage Dimanche 26 juillet 2009
Par Gérard Gouzes - Publié dans : Politique Internationale
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Lundi 15 juin 2009 1 15 /06 /2009 11:59
Le constat est simple : Europe-Ecologie est le grand vainqueur de cette élection européenne. Le P.S s’effondre. L’UMP est certes en tête mais devrait relativiser sa victoire, notamment au regard des résultats des droites en Europe et parce que le Président n’a plus de réserve de voix. L’extrême gauche et l’extrême droite se marginalisent et le Modem fait un score décevant. Nous devons également prendre la mesure de l’abstention (60%) qui dénote quelque part, non seulement le peu de crédibilité accordé à l’Europe, mais peut-être aussi la colère de beaucoup d’électeurs qui subissent la crise et qui ne croient plus les politiques en mesure de la résoudre. Si l’on veut compter dans l’avenir, il faut tenir compte de ces résultats qui sont un signal fort à l’adresse de la classe politique. Les Français ne croient plus aux clivages politiques anciens. Ils cherchent un nouvel espoir. Si ceux qui aspirent à autre chose veulent aboutir, il leur faudra créer un nouveau mouvement, tenant un nouveau langage plus offensif et plus moderne, plus ouvert et plus participatif : une démarche démocrate, Ecologiste et Socialiste (M.D.E.S) dont le programme devra être celui de l’Agenda 21 de Kyoto à la fois adepte de la citoyenneté, de la défense de l’environnement et du développement social et solidaire. Un nouveau modèle de développement est à inventer. Une nouvelle manière de faire de la politique s’impose à tous. C’est dans cette démarche que devra se construire aussi le nouveau Conseil Régional d’Aquitaine l’an prochain.
Par Gérard Gouzes - Publié dans : Politique Nationale
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Mercredi 3 juin 2009 3 03 /06 /2009 14:51

 


Dimanche 7 juin 2009 on vote listes Socialistes pour une autre Europe !




Alors on y va ? où ? voter dimanche prochain pour élire nos députés européens qui siègeront au Parlement à Bruxelles !

La question ne semble pas seulement étrangère pour un français sur deux. Elle agace, elle irrite tous ceux qui voient bien que l’avenir se joue là et que noyé au sein de 500 millions d’habitants et de 27 pays chacun se sent inutile.

Et pourtant en y réfléchissant bien dans une élection chaque voix compte et le taux de votants donnera à chaque pays une force d’autant plus grande que le pourcentage de votants sera important.


Oui mais que faut-il voter ? Les listes ont été faites dans les arrières boutiques des partis politiques. On ne connait pas nos députés européens. La circonscription électorale du Sud-ouest va de Bordeaux à Perpignan. On comprend difficilement le fonctionnement de l’EUROPE avec sa Commission, son parlement, le Conseil des Ministres, la Banque centrale Européenne, la Cour Européenne de justice… que tout cela est loin des difficultés quotidiennes des français.

Et pourtant jamais l’EUROPE n’a été si proche des difficultés quotidiennes. A travers la nécessité d’harmoniser le droit de chaque pays, les normes, les règles, la défense des voleurs démocratiques, les droits de l’homme, la liberté… tout cela c’est aujourd’hui l’Europe. Ne pas voter c’est l’abandonner pour d’autres valeurs, d’autres horizons plus sombres ou plus maléfiques.


Mais pour qui voter ? Lorsque l’on n’a pas choisi SARKOSY en 2007 ou bien que l’on regrette d’avoir voté pour lui les choix sont multiples. Si l’on aspire à un monde plus juste, plus tolérant, plus efficace tant sur le plan social que sur le plan économique on ne peut plus se fier à ceux qui ne rêvent que de dérèglementation, de privatisation, de laxisme fiscal et financier.
Si l’on veut respecter l’homme, les valeurs et la morale que la République nous a enseignés, il ne reste que la gauche. Je sais qu’elle est aujourd’hui divisée et en plein débat mais je note que 27 partis socio-démocrates et socialistes se sont entendus sur un programme qui changerait l’Europe face à la  crise mondiale du capitalisme. Alors pourquoi ne pas faire taire ses déceptions, ses rancœurs, ses irritations voire ses colères pour ne pas gaspiller sa voix sur des listes qui n’auront aucune efficacité à Bruxelles. Une voix égarée à gauche est une voix de plus pour les libéraux et les conservateurs européens.

On nous dit que les travaillistes sont menacés en Grande-Bretagne, que la droite espagnole a le vent en poupe, que les libéraux sont donnés favoris en Pologne et qu’en Italie le racisme et le fascisme sont en hausse…

Eh bien raison de plus pour aller voter dimanche 7 juin et pour voter pour la liste du Parti Socialiste.

Par Gérard Gouzes - Publié dans : Politique Nationale
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Vendredi 15 mai 2009 5 15 /05 /2009 11:26





                                                                                

Quand le pretre formera l'instituteur
On assiste à un assaut sans précédent pour tenter d’affaiblir l’enseignement républicain et laïque au profit de l’enseignement privé et confessionnel. En principe, la République « ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte ». En coulisse, tout est fait pour torpiller l’esprit de cette loi dès qu’il s’agit d’éducation nationale.

Dans la plus grande discrétion, tout un pan du discours prononcé par Nicolas Sarkozy à Saint Jean de Latran vient d’entrer en vigueur. On se souvient de cette phrase dans laquelle le président plaçait le prêtre au-dessus de l’instituteur « dans la transmission des valeurs ». Depuis, il a tenté de minimiser. Ces mots traduisent pourtant une vision de la transmission de l’enseignement que son gouvernement applique à la lettre.

Dans une autre partie de son discours, moins célèbre, le président regrettait que la République ne reconnaisse pas « la valeur des diplômes délivrés par les établissements d’enseignement supérieur catholique ». On pensait à la reconnaissance de diplôme de théologie… Ils n’ont pas à être validés par la République puisqu’elle ne « reconnaît aucun culte ». Mais le président s’obstine. Notamment avec l’arrière-pensée de pouvoir estampiller la formation des imams rêvés par le ministère de l’intérieur mais dispensée par la Catho. Un bricolage qui ne fait que renforcer l’impression d’une gestion postcoloniale de l’islam, donc la propagande islamiste. Tout en tuant à coup sûr l’esprit de 1905.

L’affaire est plus grave qu’il n’y paraît. Les décrets de cet accord –signé en catimini entre la France et le Vatican le 18 décembre 2008- viennent de tomber. Ils prévoient la « reconnaissance mutuelle des diplômes de l’enseignement supérieur délivré sous l’autorité compétente de l’une des parties ». Or cette « reconnaissance » ne vaut pas seulement pour les matières théologiques mais aussi profanes. Autrement dit, le baccalauréat ou d’éventuels masters.

L’accord feint d’appliquer une directive européenne (le processus de Bologne), pensée pour reconnaître les diplômes étrangers, mais il change de nature à partir du moment où il est signé avec le Vatican, pour « reconnaître » des diplômes délivrés sur le sol français par des établissements de l’Eglise. Ce qui revient non seulement à casser le monopole des diplômes qu’avait l’Etat depuis 1880, mais aussi l’esprit de l’article 2 de la loi de 1905.

Jusqu’ici, les établissements catholiques privés pouvaient parfaitement préparer des élèves au bac, mais ceux-ci devaient passer leur diplôme avec tous les autres. Petite astuce connue des professeurs : de nombreux établissements privés choisissent de ne présenter que les meilleurs élèves sous leurs couleurs et d’envoyer les autres en candidats libres pour améliorer leur score de réussite au bac. Appâtés par des pourcentages tournant autour de 100 %, de plus en plus de parents se tournent vers ces établissements au détriment de l’école publique.

Le gouvernement fait tout pour encourager ce choix : démantèlement de la carte scolaire, baisse du nombre de professeurs dans le public… Le plan banlieue est à sec, mais on racle les fonds de tiroirs pour financer –sur fonds publics- l’ouverture de 50 classes privées catholiques dans les quartiers populaires. Un grand lycée Jean-Paul-II est sur les rails. Un collège tenu par l’Opus Dei est déjà sous contrat.

Il ne manquait plus que ça : la fin du diplôme d’Etat…Justement au moment où l’Etat annonce vouloir supprimer les IUFM, brader les concours, et remplacer leur formation par un master que pourrait préparer n’importe quel établissement privé. Comme ça, en plus de délivrer le baccalauréat, le Vatican pourra ouvrir des masters destinés directement aux futurs enseignants.

Un comité 1905 vient de porter plainte devant le Conseil d’Etat. S’il n’obtient pas gain de cause, le prêtre aura le champ libre pour reprendre la main sur l’instituteur.


                               article paru dans le journal "le monde"

Par Gérard Gouzes - Publié dans : Politique Nationale
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Lundi 11 mai 2009 1 11 /05 /2009 16:54




Lorsque Lionel JOSPIN me demanda en 2001 de rapporter devant l’Assemblée Nationale et le Congrès de Versailles, la modification de la durée du mandat Présidentiel, je ne me doutais pas que j’allais permettre à la France d’économiser deux ans d’agitation Sarkozyste, de réformes douteuses et de massacre des fondations de notre République.

Le quinquennat aura eu ce mérite si en 2012 la majorité des français reprend conscience et si un candidat crédible et responsable se présente pour reconstruire la France. Car au bout de deux ans du règne absolu de l’UMP et de son chef Nicolas Sarkozy, chacun s’interroge, y compris et surtout chez ceux qui lui avait accordé leurs suffrages : Vers où Nicolas Sarkozy mène-t-il le pays ?

Le champion du libéralisme à l’américaine est contraint, crise financière, économique et mouvement social, à feindre le reniement et à se déclarer Président d’un Etat protecteur !

En réalité et les faits sont têtus, ce n’est que de la gesticulation ! L’université et la recherche sont livrées au privé ; les services publics continuent à être démantelés ; on annonce dans l’indifférence générale la suppression en 2010 de 35 000 postes de fonctionnaires ; les entreprises privées licencient ou se délocalisent en toute liberté et au service du MEDEF on annonce aux collectivités publiques locales la suppression de la taxe professionnelle en faisant semblant de prendre un décret modifiant légèrement la possibilité pour les grands patrons du CAC 40 d’empocher des cadeaux exorbitants en primes, en retraite, en licenciement….

Le bouclier fiscal est toujours là et le gouvernement envisage sérieusement de supprimer l’Impôt de Solidarité sur la Fortune.

Pendant ce temps-là, la classe moyenne trinque, voit son pouvoir d’achat fondre comme neige au soleil, les collectivités locales sont contraintes ou bien de réduire leurs services à la population ou bien d’augmenter les impôts locaux….

En deux ans les amis de Nicolas Sarkozy ont déjà tout noyauté, la magistrature, les médias audiovisuels et écrits, les autorités indépendantes. Ils contrôlent l’armée, la police, les assemblées parlementaires…

Heureusement le peuple commence à réagir.

En juin 2007, 65 % des français interrogés par sondage déclaraient faire confiance à Nicolas Sarkozy pour résoudre les problèmes qui se posent en France actuellement.

Aujourd’hui en mai 2009, ils ne sont plus que 32 %.

Les prochaines élections européennes, le 7 juin prochain, seront l’occasion de mesurer l’ampleur du rejet, non seulement de la politique ultralibérale européenne de Messieurs Barroso, Sarkozy et de Madame Merkel, mais aussi de celle menée depuis deux ans en France.

Ce sera la meilleure façon de souhaiter un bon anniversaire à Nicolas Sarkozy et à ses amis de l’UMP…en France, dans le Lot et Garonne et dans notre ville de Marmande.

Par Gérard Gouzes - Publié dans : Politique Nationale
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