Lettre d'informations

Jeudi 27 juillet 2006 4 27 /07 /Juil /2006 11:23

Le socialisme moderne, c’est pour quand ?

Notre société subit aujourd’hui, du fait de la généralisation des modes de consommation, un mouvement général de « désocialisation ». Cette explosion de « l’individu » pousse nos concitoyens, et en particulier les jeunes générations en quête de repères et d’identité nécessaires à la construction de leur vie, à promouvoir ce que j’appellerai « la production de soi ».

Dans ce contexte, les forces de gauche ne peuvent pas toujours comprendre l’aspiration de la grande masse des gens. La gauche a toujours eu comme objectif de construire l’univers social des individus, or aujourd’hui la question du sujet, du moi, de l’individu tend à remplacer celle de l’acteur social.

Le citoyen n’est plus, il est remplacé par le consommateur. Il ne peut plus se comporter en fonction de l’utilité sociale souhaitable ; il ne peut plus faire appel à un ordre plus global… il ne peut se retourner que vers lui-même au milieu de toutes les mutations et les bouleversements qui agitent le monde.

Il faut comprendre alors pourquoi la morale disparaît. Elle était sociale, elle est devenue individuelle et par conséquent à géométrie variable !

Se construire grâce au développement de sa consommation, se découvrir seul au milieu de la foule devient le seul critère utile de la « moralité », c’est à dire de ce qui est juge positif et de ce qui est ressenti comme négatif. Mais positif ou négatif pour qui ? Certainement pas pour la société, ni pour l’intérêt général !

Les socialistes ont cru et croient encore dans le progrès et la raison nés de la société industrielle.

Aujourd’hui, ils sont dans la confusion. L’ouverture des marchés mondiaux, le caractère unidimensionnel de l’humain, le triomphe sans limite d’un capitalisme moins contrôlé que jamais, la naissance et le formidable développement de l’information et de la communication, les phénomènes de l’immigration…. devraient les obliger à reformuler leurs objectifs et à redéfinir leurs moyens d’y parvenir et pas seulement à exhumer les recettes du passé.

C’est cette agitation dans un monde trop divers et trop pressé, qui va trop vite, qui incline au repli sur soi : on appelle cela l’égoïsme, qui pousse à l’individualisme mais aussi à la recherche de valeurs perdues : la tradition, le local, la nation, l’ordre, la famille… C’est cela qui fait le lit d’une extrême droite apte à combler le vide laissé par le reste de la classe politique. Mais c’est aussi cela l’espoir de reconstruire une nouvelle société.

Parler d’ordre et de justice, de la valeur travail et de solidarité sociale… se fixer comme horizon une nouvelle discipline collective… n’est ce pas là ce qu’attend la majorité des Français ?

Alors, camarades, encore un effort sur nous-mêmes pour changer non pas de politique mais la politique elle-même.  

Par Gérard Gouzes - Publié dans : Lettre d'informations
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Jeudi 20 juillet 2006 4 20 /07 /Juil /2006 11:08


La maladie chronique de la gauche française

Depuis 30 ans la gauche française souffre des mêmes maux. Elle est toujours divisée et reste atteinte par le syndrome du gauchisme!
Pourquoi le "réformisme" serait il une réference honteuse pour la gauche française? C'est par cette méthode, depuis que nous sommes ralliés au socialisme démocratique avec J JAURES ,que la gauche a appliqué progressivement les congés payés,les retraites,la sécurité sociale, le SMIC, le RMI, la CMU......Tous ces progrés sont "réformistes". Qui parlent de les renforcer et qui veut les faire progressivement disparaitre ?
Malgré cette évidence, la maladie infantile de la gauche :"le gauchisme", continue d' être une maladie chronique !

Pour certains, qui trouvent là le pretexte à leur expression démagogique, la traque au "social-libéralisme" est devenue leur seul objectif !
Cette gauche là, en realité, refuse "l'economie de marché". Elle n'ose le dire, cela ferait tragique ou ringard, elle préfère " l'économie étatisée" dirigée par le Plan, dont on connait bien aujourd'hui les avatars tant sur le plan de l'éfficacité économique que sur celui des libertés.

Un excellent livre vient de sortir sur ce thême écrit par Laurent Beaumel, membre du conseil national du PS, intitulé : "Fragments d'un discours reformiste". Ce livre décrit les dégats causés à la gauche par ce "prurit gauchiste" revenu à la mode le temps du referendum de 2005.

Beaumel y dénonce ce "surmoi marxiste" et reconnait que le gauchisme d'estrade qu'il véhicule , enflamme mieux l'auditoire que le "réformisme social-democrate" qui a la modestie de vouloir "transformer le capitalisme, au nom de la justice sociale, mais sans l'abolir ,au nom de l'éfficacité !" 

C'est vrai que les discours de Jean Luc Mélenchon comme ceux de Laurent Fabius, qui s'amusent avec ces concepts sont hypocrites voir cyniques. Ils abusent de l'état de frustration de l'opinion de gauche plus enclin à la passion "revolutionnaire" qu'à une gestion difficile au quotidien.

A tous ces faux débats s'ajoutent les divisions , les chapelles , les clans... et tous sont plus à gauche, plus écologistes,plus humanistes,plus anti-liberaux,plus révolutionnaires... que les autres.

En réalité ces méthodes confortent la droite et celle ci, aujourd'hui sans avenir , n'en esperait pas tant. Pendant que la gauche ergotte, le capitalisme lui avance et se developpe !

Quand la gauche socialiste qui veut changer la société , pas à pas, se debarrassera t elle du verbiage messiannique qui la plombe et la decredibilise aux yeux de la majorité de son propre électorat?

Quand la gauche aura t elle compris que seule l'union lui permet de l'emporter ?

Quand les naifs du grand soir auront ils compris qu'ils sont les meilleurs alliés de ceux qu'ils prétendent combattre ?

Pour les en persuader je leur conseille l'émission ,sur TV5 lundi 24 juillet, "histoires de gauche" à 21 h. Ils comprendront pourquoi s'ils ne veulent plus vivre un certain 21 avril 2002 il faut voter pour  la seule candidature socialiste en mesure de l'emporter au 2e tour de l'élection presidentielle du 6 mai 2007 !

Par Gérard Gouzes - Publié dans : Lettre d'informations
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Mardi 11 juillet 2006 2 11 /07 /Juil /2006 11:03


Un bon tandem pour defendre le marmandais en 2007


Françoise Bize       Gérard Gouzes



  interviewer: 
Le PS parisien vient de distribuer ses investitures pour les législatives de 2007, vous avez bien été choisi mais comme suppléant et non comme titulaire !Quelle va être maintenant votre position ?

    C'est bien notre duo qui a été investi. L'essentiel était d'écarter des parachutages en torches ou des manoeuvres locales suicidaires pour le PS 47.
     La volonté de Françoise Bize a toujours été que je sois le candidat titulaire et elle a toujours souhaité être la candidate suppléante.
    L'immence majorité des militants socialistes de la circonscription souhaitent la même chose et l'on fait savoir par un vote trés clair et par l'adoption de motions qui l'exprimait sans aucune ambiguité.
    Le PS parisien a manifestement besoin d'affichage, nous nous voulons changer la donne politique de cette circonscription à l'occasion des elections legislatives de 2007...actuellement l'essentiel était que l'investiture soit donnée à notre tandem car pour nous la priorité est de battre le prefet-deputé UMP sortant et qui mieux que nous deux pouvait le faire ?

Finalement la decision nationale du PS vous arrange car elle est une autre façon de valider votre candidature?

    Je l'ai toujours dit et je le repète: pour changer les choses il faut savoir regarder la realité en face et affronter ceux qui s'aveuglent pour toutes une serie de questions personnelles.
    Chez les socialistes nous avons une régle que j'ai toujours respectée : pour designer les candidats aux élections se sont les militants de la base qui decident.
    Je vous le confirme, ici aussi, c'est leur volonté qui sera respectée car elle reflète avant tout une analyse politique des forces électorales en marmandais en 2007 avec les conséquences pour 2008 !
    Le dernier slogan du PS c'est "adherer c'est vous qui deciderez". Avec Françoise nous resterons fideles à ce principe. Qui pourra nous le reprocher ? certainement pas ceux qui se sont affranchis de la discipline du parti en 2005, qui ont refusé la synthese du Mans ont rejeté le projet du PS pour 2007 ou bien encore qui complotent dans l'ombre, créent des associations politiques en dehors du parti et divisent les socialistes.

Avec françoise Bize, vous vous sentez libres tous les deux de renverser la logique parisienne du PS ?

   
la France est dans un tel état aujourd'hui que ce qu'attendent les français ce sont des élus d'expérience qui ont fait leurs preuves et qui, tirant les leçons du passé, sont capables de réaliser le changement souhaité par tous. Ils réclament des representants libres de porter sans tabou leurs revendications sans être liés par des appareils parisiens. Qui ne voit pas aujourd'hui la méfiance, voire l'hostilité que les électeurs manifestent à l'égard des clans et des chapelles politiques?
    Cette histoire de désignation nous aura rendu , françoise et moi, encore plus libres et je vous le dit avec une force tranquille, c'est certain nous serons candidats quoi qu'il arrive !!!
    
L'autisme de certains finira bien par ceder devant le reel !!!

Saurez vous alors rassembler les socialistes au premier tour et toute la gauche au deuxième ?

   
Beaucoup d'eau va couler sous les ponts d'ici juin 2007. Il y aura les presidentielles qui donneront le ton puis les élections législatives qui amplifieront la majorité presidentielle ou au contraire la rééquilibreront.
    Depuis que je suis maire de marmande j'ai toujours mené des listes d'union de la gauche et de personnalités de la société civile à la victoire et encore recemment en 2003 et 2004. Les socialistes y ont pris toute leur part. Il n'y a que ceux, qui pour des raisons peu avouables, ont voulu jouer les diviseurs qui ont perdus !
    Dans nos collectivités respectives, Françoise et moi, nous mettons en oeuvre des politiques de progrés pour la population toute entière et cela se voit bien dans nos communes.
    Qui donc, mieux que nous peut rassembler toute la gauche au 2e tour? Voila pourquoi nous sommes décidés à aller jusqu'au bout !

Et s'il y en a , malgré tout, qui refusent de vous suivre ou qui trainent les pieds ?

   
Ceux qui voudraient suivre une autre voie et ne pas respecter la volonté des socialistes du marmandais devront en mesurer les consequences pour l'avenir. Chacun prendra ses responsabilités et nous nous prendrons les nôtres !

Par Gérard Gouzes - Publié dans : Lettre d'informations
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Lundi 26 juin 2006 1 26 /06 /Juin /2006 11:00

Attention danger !

L'hebdommadaire le Nouvel Obs publiait ,il y a quelques jours,un sondage à un an des élections présidentielle qui démontre que LE PEN est aujourd'hui à un niveau de popularité supérieur à celui de 2001 . Même si 65% des français ne souhaitent pas que le leader viellissant de l'extrème droite se présente à l'élection presidentielle, il y a un reel danger à se retrouver le 6 mai 2007 au deuxième tour, avec un shéma semblable à celui d'un certain 21 avril 2002 !

Hier, tout le monde riait lorsque Le Pen claironnait en 2002, qu'il serait present au second tour.

Aujourd'hui, celui-ci fanfaronne-t-il lorsqu'il prétend être premier, dès le premier tour ?

Ainsi, en refusant de voter utile, un électeur sur dix n'avait pas voté au premier tour pour le candidat qu'il voulait voir élu en 2002.

Ce phénomène se reproduira t-il ? Les candidatures annoncées de l'extrême gauche : Besancenot, Laguillers, Bové, Buffet... nous indiquent que certains n'ont tiré aucune leçon de la division de la gauche... pire leur aveuglement idéologique en font les plus surs soutiens d'un Sarkozy émule de l'ultra-libéralisme qu'ils prétendent combattre.

 Les partis de gauche continueront-ils à se diviser entre le "voulu", le "souhaitable" et le "possible" offrant ainsi à la droite la meilleure stratégie pour poursuivre sa lentre mais inexorable destruction du modèle social français à partir de 2007.

Ceci dit, la droite républicaine, peut, elle aussi, s'inquiéter sérieusement.

Ses échecs dans les domaines de la sécurité, de l'immigration ou bien encore de l'emploi ouvre une porte béante à l'extrême droite.

Le fiasco du C.P.E., après l'échec européen du 29 mai 2005, les affaires du "Clemenceau" ou bien de "Clear-Stream", la précarité du gouvernement VILLEPIN, les excès anti-CHIRAC de SARKOZY... ou bien encore l'amnistie de Guy DRUT ou les abus  de démagogie de SARKOZY fragilisent l'autorité de l'Etat et discréditent l'UMP.

Quant au Parti Socialiste, s'il a réussi à faire la synthèse des opinions militantes sur les contours d'un projet qui sera la base de l'alternative, il devra prendre en compte les ferments de la division toujours présents.

 En attendant, notre pays traverse une crise politique, sociale, énonomique comme la Vème République en a peu connu. Les Français les plus fragiles souffrent de plus en plus.

 Dans toute démocratie digne de ce nom, une initiative aurait été prise pour purger cette crise et retrouver la sérénité indispensable au service de pays.

 Mais rien ne bouge, tout se maintient ! C'est ce que le Président de la République vient d'annoncer.C'est là que la crise politique débouche sur une rise institutionnelle.Le gouvernement attendait la Coupe du monde

Par Gérard Gouzes - Publié dans : Lettre d'informations
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Vendredi 16 juin 2006 5 16 /06 /Juin /2006 10:59

Le gouvernement UMP de MM. De Villepin et sarkozy a pris la décision de supprimer
15000 postes dans la fonction publique en 2007. Après les 5000 postes supprimés en 2006, voilà un nouveau coup porté aux services publics.

L’Education nationale sera la plus touchée puisque ce sont 8500 postes qui seront supprimés dans les prochains mois.

A Marmande, où les parents d’élèves et les enseignants se battent pour conserver deux postes à Coussan et à Lolya, la mesure de restriction, votée et acceptée par les députés UMP du département, sera très mal acceptée.

Plutôt que de baisser le nombre de fonctionnaires par pure idéologie libérale le gouvernement ferait mieux de remettre en cause les baisses d’impôt prévues en 2006 et 2007, car il est difficile aujourd’hui d’assumer financièrement les cadeaux fiscaux offerts aux plus riches.

Le désengagement de l’Etat, déjà bien entamé, se poursuit. 

Par Gérard Gouzes - Publié dans : Lettre d'informations
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