Mercredi 3 juin 2009 3 03 /06 /2009 14:51

 


Dimanche 7 juin 2009 on vote listes Socialistes pour une autre Europe !




Alors on y va ? où ? voter dimanche prochain pour élire nos députés européens qui siègeront au Parlement à Bruxelles !

La question ne semble pas seulement étrangère pour un français sur deux. Elle agace, elle irrite tous ceux qui voient bien que l’avenir se joue là et que noyé au sein de 500 millions d’habitants et de 27 pays chacun se sent inutile.

Et pourtant en y réfléchissant bien dans une élection chaque voix compte et le taux de votants donnera à chaque pays une force d’autant plus grande que le pourcentage de votants sera important.


Oui mais que faut-il voter ? Les listes ont été faites dans les arrières boutiques des partis politiques. On ne connait pas nos députés européens. La circonscription électorale du Sud-ouest va de Bordeaux à Perpignan. On comprend difficilement le fonctionnement de l’EUROPE avec sa Commission, son parlement, le Conseil des Ministres, la Banque centrale Européenne, la Cour Européenne de justice… que tout cela est loin des difficultés quotidiennes des français.

Et pourtant jamais l’EUROPE n’a été si proche des difficultés quotidiennes. A travers la nécessité d’harmoniser le droit de chaque pays, les normes, les règles, la défense des voleurs démocratiques, les droits de l’homme, la liberté… tout cela c’est aujourd’hui l’Europe. Ne pas voter c’est l’abandonner pour d’autres valeurs, d’autres horizons plus sombres ou plus maléfiques.


Mais pour qui voter ? Lorsque l’on n’a pas choisi SARKOSY en 2007 ou bien que l’on regrette d’avoir voté pour lui les choix sont multiples. Si l’on aspire à un monde plus juste, plus tolérant, plus efficace tant sur le plan social que sur le plan économique on ne peut plus se fier à ceux qui ne rêvent que de dérèglementation, de privatisation, de laxisme fiscal et financier.
Si l’on veut respecter l’homme, les valeurs et la morale que la République nous a enseignés, il ne reste que la gauche. Je sais qu’elle est aujourd’hui divisée et en plein débat mais je note que 27 partis socio-démocrates et socialistes se sont entendus sur un programme qui changerait l’Europe face à la  crise mondiale du capitalisme. Alors pourquoi ne pas faire taire ses déceptions, ses rancœurs, ses irritations voire ses colères pour ne pas gaspiller sa voix sur des listes qui n’auront aucune efficacité à Bruxelles. Une voix égarée à gauche est une voix de plus pour les libéraux et les conservateurs européens.

On nous dit que les travaillistes sont menacés en Grande-Bretagne, que la droite espagnole a le vent en poupe, que les libéraux sont donnés favoris en Pologne et qu’en Italie le racisme et le fascisme sont en hausse…

Eh bien raison de plus pour aller voter dimanche 7 juin et pour voter pour la liste du Parti Socialiste.

Par Gérard Gouzes - Publié dans : Politique Nationale
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Vendredi 15 mai 2009 5 15 /05 /2009 11:26





                                                                                

Quand le pretre formera l'instituteur
On assiste à un assaut sans précédent pour tenter d’affaiblir l’enseignement républicain et laïque au profit de l’enseignement privé et confessionnel. En principe, la République « ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte ». En coulisse, tout est fait pour torpiller l’esprit de cette loi dès qu’il s’agit d’éducation nationale.

Dans la plus grande discrétion, tout un pan du discours prononcé par Nicolas Sarkozy à Saint Jean de Latran vient d’entrer en vigueur. On se souvient de cette phrase dans laquelle le président plaçait le prêtre au-dessus de l’instituteur « dans la transmission des valeurs ». Depuis, il a tenté de minimiser. Ces mots traduisent pourtant une vision de la transmission de l’enseignement que son gouvernement applique à la lettre.

Dans une autre partie de son discours, moins célèbre, le président regrettait que la République ne reconnaisse pas « la valeur des diplômes délivrés par les établissements d’enseignement supérieur catholique ». On pensait à la reconnaissance de diplôme de théologie… Ils n’ont pas à être validés par la République puisqu’elle ne « reconnaît aucun culte ». Mais le président s’obstine. Notamment avec l’arrière-pensée de pouvoir estampiller la formation des imams rêvés par le ministère de l’intérieur mais dispensée par la Catho. Un bricolage qui ne fait que renforcer l’impression d’une gestion postcoloniale de l’islam, donc la propagande islamiste. Tout en tuant à coup sûr l’esprit de 1905.

L’affaire est plus grave qu’il n’y paraît. Les décrets de cet accord –signé en catimini entre la France et le Vatican le 18 décembre 2008- viennent de tomber. Ils prévoient la « reconnaissance mutuelle des diplômes de l’enseignement supérieur délivré sous l’autorité compétente de l’une des parties ». Or cette « reconnaissance » ne vaut pas seulement pour les matières théologiques mais aussi profanes. Autrement dit, le baccalauréat ou d’éventuels masters.

L’accord feint d’appliquer une directive européenne (le processus de Bologne), pensée pour reconnaître les diplômes étrangers, mais il change de nature à partir du moment où il est signé avec le Vatican, pour « reconnaître » des diplômes délivrés sur le sol français par des établissements de l’Eglise. Ce qui revient non seulement à casser le monopole des diplômes qu’avait l’Etat depuis 1880, mais aussi l’esprit de l’article 2 de la loi de 1905.

Jusqu’ici, les établissements catholiques privés pouvaient parfaitement préparer des élèves au bac, mais ceux-ci devaient passer leur diplôme avec tous les autres. Petite astuce connue des professeurs : de nombreux établissements privés choisissent de ne présenter que les meilleurs élèves sous leurs couleurs et d’envoyer les autres en candidats libres pour améliorer leur score de réussite au bac. Appâtés par des pourcentages tournant autour de 100 %, de plus en plus de parents se tournent vers ces établissements au détriment de l’école publique.

Le gouvernement fait tout pour encourager ce choix : démantèlement de la carte scolaire, baisse du nombre de professeurs dans le public… Le plan banlieue est à sec, mais on racle les fonds de tiroirs pour financer –sur fonds publics- l’ouverture de 50 classes privées catholiques dans les quartiers populaires. Un grand lycée Jean-Paul-II est sur les rails. Un collège tenu par l’Opus Dei est déjà sous contrat.

Il ne manquait plus que ça : la fin du diplôme d’Etat…Justement au moment où l’Etat annonce vouloir supprimer les IUFM, brader les concours, et remplacer leur formation par un master que pourrait préparer n’importe quel établissement privé. Comme ça, en plus de délivrer le baccalauréat, le Vatican pourra ouvrir des masters destinés directement aux futurs enseignants.

Un comité 1905 vient de porter plainte devant le Conseil d’Etat. S’il n’obtient pas gain de cause, le prêtre aura le champ libre pour reprendre la main sur l’instituteur.


                               article paru dans le journal "le monde"

Par Gérard Gouzes - Publié dans : Politique Nationale
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Lundi 11 mai 2009 1 11 /05 /2009 16:54




Lorsque Lionel JOSPIN me demanda en 2001 de rapporter devant l’Assemblée Nationale et le Congrès de Versailles, la modification de la durée du mandat Présidentiel, je ne me doutais pas que j’allais permettre à la France d’économiser deux ans d’agitation Sarkozyste, de réformes douteuses et de massacre des fondations de notre République.

Le quinquennat aura eu ce mérite si en 2012 la majorité des français reprend conscience et si un candidat crédible et responsable se présente pour reconstruire la France. Car au bout de deux ans du règne absolu de l’UMP et de son chef Nicolas Sarkozy, chacun s’interroge, y compris et surtout chez ceux qui lui avait accordé leurs suffrages : Vers où Nicolas Sarkozy mène-t-il le pays ?

Le champion du libéralisme à l’américaine est contraint, crise financière, économique et mouvement social, à feindre le reniement et à se déclarer Président d’un Etat protecteur !

En réalité et les faits sont têtus, ce n’est que de la gesticulation ! L’université et la recherche sont livrées au privé ; les services publics continuent à être démantelés ; on annonce dans l’indifférence générale la suppression en 2010 de 35 000 postes de fonctionnaires ; les entreprises privées licencient ou se délocalisent en toute liberté et au service du MEDEF on annonce aux collectivités publiques locales la suppression de la taxe professionnelle en faisant semblant de prendre un décret modifiant légèrement la possibilité pour les grands patrons du CAC 40 d’empocher des cadeaux exorbitants en primes, en retraite, en licenciement….

Le bouclier fiscal est toujours là et le gouvernement envisage sérieusement de supprimer l’Impôt de Solidarité sur la Fortune.

Pendant ce temps-là, la classe moyenne trinque, voit son pouvoir d’achat fondre comme neige au soleil, les collectivités locales sont contraintes ou bien de réduire leurs services à la population ou bien d’augmenter les impôts locaux….

En deux ans les amis de Nicolas Sarkozy ont déjà tout noyauté, la magistrature, les médias audiovisuels et écrits, les autorités indépendantes. Ils contrôlent l’armée, la police, les assemblées parlementaires…

Heureusement le peuple commence à réagir.

En juin 2007, 65 % des français interrogés par sondage déclaraient faire confiance à Nicolas Sarkozy pour résoudre les problèmes qui se posent en France actuellement.

Aujourd’hui en mai 2009, ils ne sont plus que 32 %.

Les prochaines élections européennes, le 7 juin prochain, seront l’occasion de mesurer l’ampleur du rejet, non seulement de la politique ultralibérale européenne de Messieurs Barroso, Sarkozy et de Madame Merkel, mais aussi de celle menée depuis deux ans en France.

Ce sera la meilleure façon de souhaiter un bon anniversaire à Nicolas Sarkozy et à ses amis de l’UMP…en France, dans le Lot et Garonne et dans notre ville de Marmande.

Par Gérard Gouzes - Publié dans : Politique Nationale
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Lundi 11 mai 2009 1 11 /05 /2009 11:21


Qui est le plus intelligent?
Entre les tomates mozzarella et la mousse aux éclats de fruits et de chocolat, notre Président toujours aussi fanfaron s’est mis a déblaterrer sur les dirigeants du monde.

Selon une convive : « on a eu droit à du Nicolas Sarkozy à 200 %, c'est-à-dire proche de sa caricature. On était en petit comité mais il parlait comme à la télé, on a un meeting de l’UMP ! »

« Barack OBAMA, c’est un esprit subtil… mais il est élu depuis 2 mois et n’a jamais géré un ministère de sa vie. Il n’est pas toujours au niveau de décision et d’efficience ».

Je lui ai dit : je crois que tu n’as pas bien compris ce qu’on a fait sur le CO2 ».

« Barroso ? totalement absent du G 20 ».

« Angela Merkel, elle n’a pas eu d’autre choix que de se rallier à ma position ».

Puis il s’amuse : « Zapatero ? Il n’est peut être pas très intelligent. Moi j’en connais qui étaient très intelligents et qui n’ont pas été au second tour de la présidentielle ». Jospin a dû apprécier !

« D’ailleurs, dans ma carrière politique, j’ai souvent battu des gens dont on disait qu’ils étaient plus intelligents et avaient fait plus d’études que moi…. » tout le monde a pensé à De Villepin.

Devant de tels propos si peu respectueux des autres chefs d’Etat et si empreint d’orgueil, de suffisance et de mépris… Ségolène Royal a réagi !

A-t-elle eu raison ? Sur le fond certainement. On ne peut pas rester insensible à tant de morgue. Sur la forme certainement pas. On ne s’excuse pas des fautes d’un autre sans plaisir et l’ironie n’est pas toujours la meilleure arme pour combattre l’irrespect. 

 

Par Gérard Gouzes - Publié dans : Politique Nationale
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Lundi 30 mars 2009 1 30 /03 /2009 16:39

 

le bouclier fiscal











Après son élection SARKOZY avait montré son vrai visage en allant festoyer au "Fouquets" avec les plus gros milliardaires du pays. Puis il s’en est allé sur le yatch de Bolloré se reposer.

La suite vous la connaissez : vacances aux Etat Unis, sur la côte du Sud Est, une montre hors prix… et une augmentation de son salaire de + 270 %... bref ! c’était le Président  « Bling Bling ».

Aujourd’hui la crise est là, des milliers d’emplois sont supprimés, le pouvoir d’achat est entamé, les français sont inquiets. Ils l’ont dit le 29 janvier. Ils le manifestent encore plus nombreux le 19 mars.

Même certains parlementaires de l’UMP commencent à s’alarmer de la progression de la précarité et de la pauvreté.

Le Président de la commission sociale de l’Assemblée Nationale, Pierre Méhaignerie (UMP) veut créer une nouvelle tranche d’impôt pour « ceux dont les revenus dépassent l’entendement ».

D’autres, timidement élèvent la voix : « il faut une contribution exceptionnelle des plus hauts revenus à l’effort normal pour faire face à la récession ».

René Couanau, député UMP, demande la suspension du fameux « bouclier fiscal » qui dès 2007 exonére les plus riches du pays et qui avait été voté par les mêmes UMP.

L’Union centriste du Sénat, mesurant l’iniquité fiscale pronée par la droite et par SARKOZY déclare : « le bouclier fiscal est une offense à la justice fiscale ...».

Le groupe socialiste, qui avait refusé ce cadeau fiscal aux plus riches, s’indigne et demande d’y mettre fin.

La demande est logique : en période de difficulté, chacun doit contribuer en fonction de ses revenus !

Et bien non ! SARKOZY persiste : « je n’ai pas été élu pour augmenter les impôts ».

La vérité est, hélas, différente. Aujourd’hui, en pleine crise et en plein désengagement de l’Etat, ce sont les classes moyennes et les plus démunis qui vont voir leurs impôts locaux augmenter pour maintenir les services publics locaux pendant que les plus fortunés se trouvent exonérés !

Drôle de morale pour celui qui invoquait Jaurès pendant la campagne électorale, fustigeait les « patrons voyous » et se voulait le Président du pouvoir d’achat.

 Il y a, en politique, des postures qui tiennent du mépris, de la provocation et du mensonge. Parions que tout cela finira mal un jour et que la France traversera une période trouble et difficile.

Les spécialistes de la provocation en seront les principaux responsables.
Par Gérard Gouzes - Publié dans : Politique Nationale
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