Samedi 29 juillet 2006 6 29 /07 /Juil /2006 13:14


Pourquoi supprimer la police à Marmande ?



Interrogé par le Ministre de l'Intérieur sur la possibilité de supprimer la police d'Etat dans la ville de Marmande,  le Conseil d'Etat a donné un avis favorable à l'opération le 25 juillet dernier.

Rien n'est pourtant fini ! Le ministre de l'Interieur a un délai de deux mois pour prendre son decret interministériel. Ce decret est alors susceptible d'être contesté en contentieux pour exces de pouvoir ou violation de la loi.


Le député-prefet Diefenbacher ose se rejouir de cette suppression et se defosse en racontant faussement que l'avis favorable aurait été donné par Mr Schrameck ancien directeur de cabinet de lionel jospin.  En realité l'auteur de cet avis est mr Yves Robineau  president de la section de l'interieur du Conseil d'Etat !

A cette nouvelle attaque le Maire de Marmande Gérard GOUZES a fait paraitre le communiqué suivant:

"Monsieur Diefenbacher ayant communiqué un certain nombre d'inexactitudes il convient d'apporter les precisions suivantes:
-Non ! le Maire de Marmande qui s'oppose avec son conseil municipal à la fermeture du commissariat de police de la ville n'a pas été desavoué par le Conseil d'Etat puisque nous ne sommes pas dans une procedure contradictoire et contentieuse.
-Non! la délinquance n'a pas augmentée ces derniers mois. au contraoire elle a baissé et les faits élucidés par la police sont en augmentation sensible.
-Non! Marmande , pas plus que Villeneuve sur lot, est un commissariat isolé dans une zone de gendarmerie à une heure de sa base logistique.
-Non! le Conseil d'Etat ne s'est pas prononcé de manière contradictoire en plein contentieux. Il a simplement émis un avis sur la possibilité légale de prendre un decret!
-Non seulement mr Diefenbacher continue son oeuvre de démolition des services publics mais n'a pas de surcroit le courage de prendre ses responsabilités en accusant l'ancien directeur de mr Jospin, Mr Schrameck d'être à l'origine de la decision, alors que c'est le president de la section de l'interieur Mr Yves Robineau qui en est l'auteur.
-Ainsi que l'a décidé le Conseil municipal de Marmande, que l'ont souhaité une trés large majorité de marmandais ( 66% selon l'IFOP), de commerçants, d'artisans, d'avocats, de policiers...nous demanderons alors au Conseil d'Etat, statuant en plein contentieux d'annuler ce decret interministeriel pour exces de pouvoir et violation de la loi avec une demande de refere-suspension de la decision du ministre Sarkozy"


Quand on sait à Marmande que les gendarmes qui doivent remplacer les policiers sont deja arrivés à Marmande avant même l'avis du Conseil d'Etat
que les policiers sont deja mutés, que le lieutenant commandant l'unité est arrivé là où le precedent commissaire n'avait pas été remplacé et que les logements des gendarmes sont deja loués depuis plusieurs mois...On peut s'interroger sur les procédures juridiques mises en place dans notre République confisquée par un parti l'UMP!
 


Par Gérard Gouzes - Publié dans : Politique locale et regionale
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Jeudi 27 juillet 2006 4 27 /07 /Juil /2006 14:11

 pour un referendum constitutionnel

 

            Chaque fois qu’un homme politique essaie d’évoquer les problèmes constitutionnels de la France, de nombreux commentaires s’élèvent pour dire que cette question, très juridique, très technique, n’intéresse pas les français, d’abord préoccupés par le chômage, la sécurité, le logement, la santé

            Il est évident que si l’on présente ce sujet d’un point de vue théorique, abstrait et de spécialistes, il y a tout lieu de penser qu’il n’intéressera que quelques professeurs de droit et pour partie la classe politique… le reste du pays considèrera ce débat comme querelle byzantine.

            Ce fonctionnement de nos institutions a pourtant une importance première sur la vie des français et il convient au préalable de le démontrer et de le dire avant d’imaginer les solutions nécessaires à une réforme constitutionnelle


            Aujourd’hui, tout le monde sera d’accord pour dire que la France est mal gouvernée, non pas seulement parce que De Villepin est discrédité ; que son ministre de l’intérieur est son principal opposant ; que le Président Jacques Chirac ne joue pas son rôle… mais parce que la France apparaît ingouvernable, l’Etat a perdu son prestige et surtout son autorité. Tout le monde cherche ses valeurs et aucune réforme ne paraît possible tant les groupes de pression soutenus normalement par les médias sont puissants.

  

            Il est évident que si l’Etat retrouvait à travers un fonctionnement plus rationnel, plus démocratique, plus efficace, la France pourrait retrouver une plus grande autorité, l’Etat pourrait mieux assurer ses missions, la population française se sentirait plus en sécurité car ce concept ne résulte pas uniquement de la dialectique répression-prévention, il découle d’abord et avant toute chose de la confiance que le peuple met dans le fonctionnement de ses institutions, de sa justice, de la police !

            Un parlement qui n’exprime pas toutes les opinions, un Président de la République qui demande de ne pas appliquer une loi qu’il promulgue, un Sénat qui bloque toute réforme sérieuse, une justice discréditée… sont les éléments quotidiens qui démontrent l’incapacité des « politiques » à gouverner ce pays et qui, de fait, alimente l’anti-parlementarisme, l’hostilité aux partis politiques, la méfiance généralisée.

            Chacun peut comprendre aujourd’hui le malaise général qui s’empare du pays.

            Expliquée dans ces termes change le débat constitutionnel. Il est remis à sa place, c’est à dire dans son utilité et sa nécessité d’aboutir. Car il est inutile de promettre le mandat unique, une nouvelle décentralisation, plus de représentativité démocratique, moins de violence ou même le vote des étrangers aux élections locales… si aucune réforme constitutionnelle n’intervient rapidement.

            Aujourd’hui, quelles que soient les opinions émises ça et là sur la nature que doit avoir notre constitution : présidentielle, parlementaire, mixte… un consensus pragmatique semble se dessiner :

-          Le Président de la République doit être élu au suffrage universel (pour 5 ans)

 

-          Le Parlement doit retrouver plus de pouvoir et de représentativité (ordre du jour ; suppression du 49.3..)

 

-          L’autorité de la France à l’extérieur comme à l’intérieur doit procéder d’un exécutif fort sous le contrôle exigeant et permanent d’un Parlement indépendant.

Pour cela il faut tout de suite élever le débat présidentiel en mettant immédiatement en place, à partir d’un discours solennel du type de celui du Général De Gaulle à Bayeux le 16 juin 1946, les outils permettant de faire renaître l’Etat reposant sur l’intérêt et le sentiment de la nation retrouvée ; « l’Etat sauvegardé dans ses droits, sa dignité, son autorité, au milieu des vicissitudes, du dénuement et de l’intrigue », « l’Etat capable de préserver l’ordre public, de faire rendre la justice et de commencer notre reconstruction ».  

            Européens ou pas, c’est cela qu’attendent les français aujourd’hui 

            Pour cela, il y a lieu de préparer la révision de la Constitution de la Vème  République, de le dire et surtout d’en prendre l’initiative !

 

 Gérard GOUZES

 

Par Gérard Gouzes - Publié dans : Politique Nationale
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Jeudi 27 juillet 2006 4 27 /07 /Juil /2006 11:23

Le socialisme moderne, c’est pour quand ?

Notre société subit aujourd’hui, du fait de la généralisation des modes de consommation, un mouvement général de « désocialisation ». Cette explosion de « l’individu » pousse nos concitoyens, et en particulier les jeunes générations en quête de repères et d’identité nécessaires à la construction de leur vie, à promouvoir ce que j’appellerai « la production de soi ».

Dans ce contexte, les forces de gauche ne peuvent pas toujours comprendre l’aspiration de la grande masse des gens. La gauche a toujours eu comme objectif de construire l’univers social des individus, or aujourd’hui la question du sujet, du moi, de l’individu tend à remplacer celle de l’acteur social.

Le citoyen n’est plus, il est remplacé par le consommateur. Il ne peut plus se comporter en fonction de l’utilité sociale souhaitable ; il ne peut plus faire appel à un ordre plus global… il ne peut se retourner que vers lui-même au milieu de toutes les mutations et les bouleversements qui agitent le monde.

Il faut comprendre alors pourquoi la morale disparaît. Elle était sociale, elle est devenue individuelle et par conséquent à géométrie variable !

Se construire grâce au développement de sa consommation, se découvrir seul au milieu de la foule devient le seul critère utile de la « moralité », c’est à dire de ce qui est juge positif et de ce qui est ressenti comme négatif. Mais positif ou négatif pour qui ? Certainement pas pour la société, ni pour l’intérêt général !

Les socialistes ont cru et croient encore dans le progrès et la raison nés de la société industrielle.

Aujourd’hui, ils sont dans la confusion. L’ouverture des marchés mondiaux, le caractère unidimensionnel de l’humain, le triomphe sans limite d’un capitalisme moins contrôlé que jamais, la naissance et le formidable développement de l’information et de la communication, les phénomènes de l’immigration…. devraient les obliger à reformuler leurs objectifs et à redéfinir leurs moyens d’y parvenir et pas seulement à exhumer les recettes du passé.

C’est cette agitation dans un monde trop divers et trop pressé, qui va trop vite, qui incline au repli sur soi : on appelle cela l’égoïsme, qui pousse à l’individualisme mais aussi à la recherche de valeurs perdues : la tradition, le local, la nation, l’ordre, la famille… C’est cela qui fait le lit d’une extrême droite apte à combler le vide laissé par le reste de la classe politique. Mais c’est aussi cela l’espoir de reconstruire une nouvelle société.

Parler d’ordre et de justice, de la valeur travail et de solidarité sociale… se fixer comme horizon une nouvelle discipline collective… n’est ce pas là ce qu’attend la majorité des Français ?

Alors, camarades, encore un effort sur nous-mêmes pour changer non pas de politique mais la politique elle-même.  

Par Gérard Gouzes - Publié dans : Lettre d'informations
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Mercredi 26 juillet 2006 3 26 /07 /Juil /2006 18:44
Une force internationale au liban?


   
L'actualité c'est aujourd'hui les vacances pour une majorité de français, pas tous !
    C'est la canicule qui écrase tout et provoque le décés de nombreuses personnes agées, fragilisées mais aussi d'ouvriers travaillant sans précaution sur des chantiers en plein soleil ! Franchement n'aurait on pas pu l'éviter ?

Mais l'actualité c'est aussi et à nouveau le Moyen Orient ! Israël qui se défend au Sud vers Gaza, contre les attaques insolentes du hamas palestinien, au Nord contre les incursions vengeresses du Hezbollah poussé par la Syrie et encouragé par l'Iran nucléaire !
    Pendant ce temps la diplomatie s'agite. Une femme ,Condolezza Rice ,prétend tout faire pour que soit posé les bases d'une paix durable. Plus nuancé le President Chirac apparament soutenu par tout l'échiquier politique
propose que la France prenne le commandement d'une force d'intervention pour separer les belligérants.
    L'ennui dans tout cela ,c'est que nous avons deja l'expérience de ce type d'intervention justement au Liban même ! Ce passé pèse lourd dans la méfiance des français à l'égard de ce type de bourbier dont on ne sort pas aisemment.
    L'accord est d'autant plus simple qu'il est impossible à obtenir! Ou l'on a l'accord formel de toutes les parties : Israël; les palestiniens, le Hezbollah, la Syrie, l'Iran, les autres pays arabes... ( et on fait quoi d'alquaïda ?) ou on ne l'a pas ! Et dans ce cas le plus probable, on n'y va pas.
    Je conseillerai d'attendre la fin du sommet de Rome et le resultat de l'action diplomatique pour exiger d'abord un vrai cessez le feu ! Et puis pour être franc, je pense que la proposition du President Chirac doit bien cacher quelque part une volonté d'union nationale qui serait bien utile à la droite aujourd'hui en difficulté!
Par Gérard Gouzes - Publié dans : Actualités
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Jeudi 20 juillet 2006 4 20 /07 /Juil /2006 11:08


La maladie chronique de la gauche française

Depuis 30 ans la gauche française souffre des mêmes maux. Elle est toujours divisée et reste atteinte par le syndrome du gauchisme!
Pourquoi le "réformisme" serait il une réference honteuse pour la gauche française? C'est par cette méthode, depuis que nous sommes ralliés au socialisme démocratique avec J JAURES ,que la gauche a appliqué progressivement les congés payés,les retraites,la sécurité sociale, le SMIC, le RMI, la CMU......Tous ces progrés sont "réformistes". Qui parlent de les renforcer et qui veut les faire progressivement disparaitre ?
Malgré cette évidence, la maladie infantile de la gauche :"le gauchisme", continue d' être une maladie chronique !

Pour certains, qui trouvent là le pretexte à leur expression démagogique, la traque au "social-libéralisme" est devenue leur seul objectif !
Cette gauche là, en realité, refuse "l'economie de marché". Elle n'ose le dire, cela ferait tragique ou ringard, elle préfère " l'économie étatisée" dirigée par le Plan, dont on connait bien aujourd'hui les avatars tant sur le plan de l'éfficacité économique que sur celui des libertés.

Un excellent livre vient de sortir sur ce thême écrit par Laurent Beaumel, membre du conseil national du PS, intitulé : "Fragments d'un discours reformiste". Ce livre décrit les dégats causés à la gauche par ce "prurit gauchiste" revenu à la mode le temps du referendum de 2005.

Beaumel y dénonce ce "surmoi marxiste" et reconnait que le gauchisme d'estrade qu'il véhicule , enflamme mieux l'auditoire que le "réformisme social-democrate" qui a la modestie de vouloir "transformer le capitalisme, au nom de la justice sociale, mais sans l'abolir ,au nom de l'éfficacité !" 

C'est vrai que les discours de Jean Luc Mélenchon comme ceux de Laurent Fabius, qui s'amusent avec ces concepts sont hypocrites voir cyniques. Ils abusent de l'état de frustration de l'opinion de gauche plus enclin à la passion "revolutionnaire" qu'à une gestion difficile au quotidien.

A tous ces faux débats s'ajoutent les divisions , les chapelles , les clans... et tous sont plus à gauche, plus écologistes,plus humanistes,plus anti-liberaux,plus révolutionnaires... que les autres.

En réalité ces méthodes confortent la droite et celle ci, aujourd'hui sans avenir , n'en esperait pas tant. Pendant que la gauche ergotte, le capitalisme lui avance et se developpe !

Quand la gauche socialiste qui veut changer la société , pas à pas, se debarrassera t elle du verbiage messiannique qui la plombe et la decredibilise aux yeux de la majorité de son propre électorat?

Quand la gauche aura t elle compris que seule l'union lui permet de l'emporter ?

Quand les naifs du grand soir auront ils compris qu'ils sont les meilleurs alliés de ceux qu'ils prétendent combattre ?

Pour les en persuader je leur conseille l'émission ,sur TV5 lundi 24 juillet, "histoires de gauche" à 21 h. Ils comprendront pourquoi s'ils ne veulent plus vivre un certain 21 avril 2002 il faut voter pour  la seule candidature socialiste en mesure de l'emporter au 2e tour de l'élection presidentielle du 6 mai 2007 !

Par Gérard Gouzes - Publié dans : Lettre d'informations
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