Jeudi 15 février 2007 4 15 /02 /Fév /2007 11:30

 

Redresser la France

Ségolène Royal vient de réussir la présentation de son programme présidentiel. 100 propositions pour répondre à la crise sociale et morale que traverse notre pays.

Tous les observateurs les plus objectifs ont reconnu qu’elle avait marqué des points par la crédibilité de ses propositions dans un contexte financier désastreux laissé en place par Monsieur Sarkozy et les siens.

Cela n’a pas empêché, immédiatement, les artilleurs de l’UMP, embarqués au coin de son discours de déverser une pluie de commentaires préparés à l’avance sur le coût des mesures proposées.

Heureusement, au même moment, à la demande de Ségolène Royal, Dominique Strauss Kahn, Didier Migaud et François Marc lui remettaient un remarquable document sur les mesures fiscales à prendre pour redresser la France, il convient brièvement de faire le constat.

L’UMP et son candidat annoncent de nouvelles baisses d’impôts pour les plus riches et Johnny Halliday, exilé en Suisse, promet de revenir si Sarkozy est élu pour supprimer l’impôt de la Solidarité sur la Fortune (I.S.F).

Depuis 2002, la tranche maximale sur le revenu est descendue de 48,09 % à 40 % et les « niches » d’exonérations fiscales se sont multipliées diminuant les recettes de l’état.

Par contre, et on ne le dit pas assez, depuis 2002 que la charge fiscale globale (c’est-à-dire le total des impôts et des cotisations sociales) a fortement augmenté ! Sur le salaire moyen le taux global de prélèvement social et fiscal atteint 71,3 % du salaire brut. C’est le record dans tous les pays de l’OCDE.

La charge fiscale globale atteint 44 % du produit intérieur brut (P.I.B) entre 39,6 % en moyenne dans l’Europe des quinze. Les seules dépenses de protection sociale atteignent en France 31,2 % du P.I.B. Seule la Suède nous dépasse (32,9 %).

Au-delà des promesses, les français ont majoritairement compris que les défis à relever sont considérables et qu’il faudra d’abord renouer avec la confiance.
L’appareil productif s’est affaissé depuis 2003.

Dans un contexte international marqué par une croissance sans précédent.
La dette publique (2000 milliards d’euro et près de 65 % du P.I.B) est insoutenable et le seul remboursement annuel atteint les 80 milliards d’euro.

Le déficit des comptes sociaux a triplé depuis 2002. Notre modèle social est malmené avec la stagnation du pouvoir d’achat (la vie chère) et tout le monde constate une panne générale de la redistribution sociale.

La France est en faillite et le candidat de la majorité sortante ferait mieux de mettre en application ses propositions puisqu’il est aux commandes, plutôt que de nous promettre de faire ce qu’il n’a pas fait depuis 5 ans !

Les remèdes à ce désastre économique, social et financier tiennent à la mise en œuvre de 3 principes :

1 – La stabilisation des prélèvements obligatoires pour l’immense majorité des français, afin de réduire la dette publique et de rétablir l’équilibre des comptes de la nation.

2 – La mise de la fiscalité au service de l’emploi et de l’activité économique.

3 – L’amélioration de l’efficacité de la dépense publique.

Pour cela, Ségolène Royal a raison, il faut réformer l’Etat, non comme le veut Sarkozy par une régression de l’action publique mais par une meilleure réponse aux besoins des français.

La France doit être redressée, remise sur ses pieds, et pour cela il faut changer de politique économique et sociale.

Ce n’est qu’ainsi que nous restaurerons la solidarité et l’égalité des français devant l’impôt et que nous pourrons d’un développement durable. Ce n’est pas à ceux qui depuis 5 ans, ont ruiné la France, de nous donner des leçons de gestion.

· (cf. propositions à Ségolène Royal, de Dominique Strauss Kahn, Didier Migaud et François Marc pour une fiscalité plus juste et plus efficace).

Cliquer : webmestr@socialisme-et-democratie.net

Par Gérard Gouzes - Publié dans : Lettre d'informations
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Vendredi 2 février 2007 5 02 /02 /Fév /2007 11:46

 


Chomeurs et Rmistes



Le chômage baisse-t-il vraiment ? Si l’on en croit Villepin, le chômage est tombé à 8 % des actifs. Mais qu’est-ce qu’être chômeur ? C’est être un inactif qui voudrait travailler… et là, il faut s’interroger sérieusement. Est-ce que le nombre de chômeurs dont on parle n’est que le chiffre des inscrits à l’ANPE ?

 

Il suffit donc de les rayer de ces registres pour annoncer que le chômage baisse. Peu importe, si dans le même temps, le chômeur rayé de l’ANPE pour ne pas s’être rendu à une convocation devient ou pas « Rmiste ».

 

Voilà pourquoi tel les vases communicants le nombre de RMistes grimpe quand le nombre de chômeurs baisse !

 

Il y avait 6.760 RMistes en janvier 2004 dans le Lot-et-Garonne… au 1er octobre 2006 il y en avait 7.113.

 

Le département leur distribuait 28 Millions d’Euros en 2004. Il en est à 31 Millions en 2006.

 

Oui, les faits sont tétus, et il n’est nul besoin de déformer la réalité pour être crédible. C’est ce que tente très maladroitement de faire le Président UMP du Conseil Général de notre département.

 

Quant à la décision de l’INSEE de reporter la publication du nombre de sans emploi, estimé à plus de 2,5 Millions de personnes, elle est purement et simplement scandaleuse.

 

Jusqu’à quand les Français accepteront-ils d’être manipulés ?

 

Par Gérard Gouzes - Publié dans : Actualités
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Jeudi 25 janvier 2007 4 25 /01 /Jan /2007 08:42

Le loup déguisé en agneau

 

 

Ils ont annoncé qu'ils étaient 100 000, les vrais chiffres sont maintenant ramenés par les observateurs objectifs à 25 000. C'était une célébration tout de même et pour un prix de tout ce faste de l'ordre de 5.000.000 d'EUROS !

 

 

Et de quoi a parlé SARKOZY, du bilan? pas un mot, qui pourrait croire qu'il est Ministre d'Etat depuis cinq ans et que tout ce qu'il promet aujourd'hui, il aurait pu le faire ?

 

 

Comme l'a relevé D.S.K. au « grand jury » RTL - LCI, dimanche soir, il y a du « BERLUSCONI » chez le candidat UMP comme le souligne JC. CAMBADELIS « il a réussi le coup du beaujolais nouveau ». Un vin qui n'est pas du vin mais qui a haute dose, nous file la migraine !

 

 

Il a réussi à faire venir DE VILLEPIN trente minutes ! Il y avait même CARRIGNON et BALKANY, il ne manquait que DIMECO actuellement en prison et il a fait un discours totalement démagogue et hypocrite. Il a rendu un hommage sans lyrisme excessif à CHIRAC pour ne pas avoir envoyé les troupes en IRAK et a manifesté un culot encore plus fantastique en se voulant, tout d'un coup, « changé » !

 

 

En quoi aurait-il changé ? Pas une fois il n'a parlé de « solidarité », il a même pu crier au scandale que constitue le manque d'infirmières devant son collègue Ministre de la santé Xavier BERTRAND, qui l'applaudissait.

 
Comme l'autre, il veut nous faire le coup de la « fracture sociale » mais concrètement il faut parler de ce qu'il a vraiment dit et de ce qu'il est et qu'il a prouvé être pour que le masque tombe.  

 

 

Il dit toujours qu'il veut supprimer les droits de succession? de qui ? ils n'existent pas pour 80% des successions. Chacun comprend de quelles successions il veut parler ! Il veut déclencher le « bouclier fiscal » à 50% en déclarant qu'il ne veut pas imposer fiscalement le travail alors qu'en réalité c'est la rente et le capital qu'il veut exonérer. Demandez lui ce qu'en pense son ami Johnny HALLIDAY ! Il a clairement annoncé qu'il remettrait en cause le droit de grève. On le voit facilement il reste l'homme qui fracture, qui discrimine et qui stigmatise.


Aprés avoir vanté outrageusement les mérites de la concurrence il n'hesite pas à denoncer "les renoncements" de notre pays face à la mondialisation et à proposer de "tricher" comme le font les USA. Il cite Jaures qu'il n'a jamais lu

 

En réalité le gouvernement auquel il appartient n'a fait que pratiquer des baisses d'impôts pour les catégories les plus fortunées et taxer davantage les autres français.  Il stigmatise le « capitalisme boursier » sans proposer la taxation des supers profits pétroliers ou le travail précaire.   

  En réalité, le social pour SARKOZY, c'est domestiquer l'assisté ou aliéner l'ouvrier à sa machine. Comment dans ces conditions, SARKOZY peut-il feindre de dénoncer le temps partiel subi et dire en même temps que les ouvriers pourront choisir leur temps de travail ? 

 

Comment peut-il proposer la création « d'intervenants pour les enfants des familles modestes » et en même temps « l'orientation, la sélection et la responsabilité » ?

 

  Comment peut-on dire que l'on veut être laïc alors qu'au Ministère de l'Intérieur on a tout fait pour canaliser le « communautarisme » et « l'immigration choisie » ? A l'évidence, les causes profondes du malaise social proviennent de politiques menées par Sarkozy et les gouvernements de droite Raffarin et De Villepin. Le seul objectif de SARKOZY, dont le frère est l'un des dirigeants du MEDEF, est de mettre les salariés français au même niveau que ceux des pays émergents.   Il est inutile qu'il cite JAURES pour nous tromper.  

 SARKOZY n'est pas du côté de l'ouvrier. Il est bien du côté du « maître des forges ».

 

Par Gérard Gouzes - Publié dans : Lettre d'informations
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Vendredi 12 janvier 2007 5 12 /01 /Jan /2007 10:58

      CHRONIQUE POUR UNE NOUVELLE ANNEE

 A 100 jours de l’élection présidentielle la grande question à l’ordre du jour aura été le « relogement » des SDF du Canal Saint Martin. CHIRAC avait été sur le thème de la « fracture sociale ». Le résultat est terrible pour tous. Le ministre des affaires sociales BORLOO a demandé un rapport à Xavier EMMANUELLI le fondateur du Samu Social pendant que CHIRAC débloquait à la barbe de la ministre de la cohésion sociale Catherine VATRIN 70 millions d’Euros et déclarait le « droit au logement opposable » ! (à qui ? On n’en sait pour l’instant trop rien). Sarkozy ne pouvait pas rester inactif. Il a confié une mission nouvelle (à propos, qu’en est-il des précédentes : sur la colonisation, sur la régularisation des enfants des sans papiers ?) à Arno KLARSFELD et a promis la disparition de tous les SDF d’ici deux ans ! Bien sûr, s’il est élu Président de la République. Tous les candidats signent la « charte des enfants de Don Quichotte » et chacun y va de ses promesses et de sa démagogie. Franchement, qui peut croire, sérieusement q’un problème aussi grave qui touche toutes les nations développées et qui est le résultat d’une civilisation choisie puisse être aussi aisément réglé ? Tout ceci n’a pas empêché SARKOZY de soutenir la décision de son ami Johnny HALLIDAY de quitter la France pour ne plus payer d’impôts. Comme le dit celui-ci si SARKOZY est élu, je reviendrai. Le candidat UMP lui aurait-il promis de supprimer l’Impôt sur la fortune ? Qui paiera alors la solidarité nécessaire à une société plus juste et plus humaine ? toujours, les classes moyennes ! Tout ceci n’a pas empêché le « candidat unique » du « parti unique » de la droite de passer une semaine de vacances entre Noël et le jour de l’An dans la très chic station suisse de DAVOS. Le couple Cécilia et Nicolas y avaient réservé leurs chambres au STEIGENBERGER BELVEDERE HOTEL (5 étoiles) pour eux-mêmes, les deux filles de Cécilia, une quinzaine de policiers du service de protection des hautes personnalités, et quelques amis et parents (Qui paie ?) Dans le même temps, le candidat SARKOZY prépare le grand « show » de l’UMP prévu le 14 janvier. Les mieux informés nous annoncent une réunion de plus de 100.000 militants UMP avec banderoles, pancartes, fanfares… le tout déjà chiffré en dépense à ce jour à plus de 5 millions d’Euros !!!… Au moment où, la précarité des nouveaux RMistes et les nouveaux clients des restos du cœur apprécieront, sans parler des S.D.F. du Canal Saint martin ! 

 

 

 

Par Gérard Gouzes - Publié dans : Actualités
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Vendredi 12 janvier 2007 5 12 /01 /Jan /2007 10:46

 FEUE LA DIRECTIVE BOLKESTEIN

Depuis novembre dernier, le parlement européen a définitivement adopté la directive relative aux services dans le marché intérieur. Ce texte n’a plus rien à voir avec la directive Bolkechtein telle que nous l’avions critiquée avant le référendum sur le traité constitutionnel en mai 2006. Le texte définitif vient de paraître au Journal Officiel de janvier 2007. Il faut rappeler que cette directive à pour objectif la réalisation d’un marché intérieur des services, qui vise à éliminer tous les obstacles juridiques et bureaucratiques entravant la liberté d’établissement et de circulation des services, ce qui est l’une des quatre libertés fondamentales du marché intérieur européen. Au cours des débats, le texte a vu le champ d’application s’affiner au point d’être au final très éloigné de sa fonction originale de 2004. Toutes les inquiétudes relatives au droit du travail et au droit social applicables ont été désamorcées. Tous les services publics non marchands appelés services d’intérêt général sont exclus du champ d’application de la directive : les services sociaux d’intérêt général tels que définis par la directive, c’est à dire « assurés par l’Etat où des prestataires mandatés par l’Etat dans les domaines du logement social, de l’aide à l’enfance, aux familles et aux personnes dans le besoin comme les services déjà couverts par une directive comme les services de santé ou les services de télécommunication » sont totalement exclus du champ d’application de la directive. Les services d’intérêt économique général (SIEG) échappent également aux dispositions relatives à la libre prestation des services. Au final, ils ne seront concernés que par les dispositions relatives à l’évolution des régimes d’autorisation et par l’introduction d’un guichet économique visant à simplifier les démarches et les formalités qu’un prestataire de services doit effectuer pour exercer son activité ou s’établir dans un autre Etat membre. Tout ceci démontre que le débat démocratique est possible au sein du Parlement Européen, et entre le Parlement, le Conseil et la Commission. L’influence des élus socialistes ou sociaux démocrates a été prépondérante puisque c’est une élue SPD qui a réalisé le compromis indispensable à l’avancée européenne dans ce secteur. Le périple de la directive services touche maintenant à sa fin au niveau communautaire. Désormais, les Etats membres dont la France, ont trois ans pour transposer cette directive en droit national. Nul ne doute que la nature de la majorité future de l’Assemblée Nationale Française jouera un rôle important dans la finalisation de cet aboutissement. Pour plus de renseignements, taper : http://www.europarl.europa.eu/comparl/imco/services directive/default en.hlm

Par Gérard Gouzes - Publié dans : Politique Internationale
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