Il aura fallu six mois de manœuvres, de supputations, de discussions, de fausses rumeurs, démentis, d’annonces prématurées pour voir Fillon démissionner et Fillon redevenir, vingt quatre heures après, le « nouveau » premier ministre !!
Tout cela, chacun l’a compris c’est du « grande cirque ». Certains pourraient dire « le Roi s’amuse ». L’analyse plus fine de ce qui se passe mérite, à mon avis une autre réflexion.
Incontestablement, Sarkozy est très affaibli politiquement. Les sondages se succèdent et, depuis quelques mois, c’est la dégringolade. A peine un français sur trois veut encore le soutenir. Les responsables de la droite en France ne peuvent l’ignorer… à terme, c’est la Présidentielle de 2012 qui risque d’être perdue. Alors, on va « bunkériser » le Gouvernement.
Fini les faux semblants, d’une ouverture qui ne cachait que quelques ambitions personnelles : exit les Kouchner, les Bockel.
Par contre, on consolide avec Juppé et on durcit avec Mariani, Lefevre, Bertrand… voilà le retour du R.P.R et le dos tourné aux centristes et aux radicaux : exit les Morin, les Boorlo, les Rama Yade. Certes, il reste encore le traitre Besson, le jovial Mercier et l’inoxydable Hortefeux. On case Alliot Marie à l’étranger et Lagarde à l’économie.
Franchement, au moment où la France s’enfonce lentement mais sûrement dans le déclin, où les classes moyennes voient se dégrader leur niveau de vie, où les pauvres se multiplient pendant que les plus aisés dorment tranquillement sous leur bouclier fiscal… ne fallait-il pas faire autre chose ?
Ce remaniement, qui n’en n’est pas un, témoigne de la panique qui habite la droite à l’aube de l’année 2011.
Désormais, c’est Fillon qui devient l’homme fort de la droite. Sarkozy a déjà un pied dehors et les jours et les semaines qui arrivent nous le démontrerons.
Reste et demeure, à gauche, encore beaucoup d’incertitudes. Le P.S. va-t-il survivre aux primaires qu’il va organiser où au-delà des personnalités vont s’affronter, peut-être plus durement qu’il le faudrait, les réalistes et les utopistes ?
Le front de gauche avec les communistes et Mélenchon continueront-ils à aider la droite par leur irréalisme et leurs excès irresponsables ?
Les écologistes finiront-ils par se définir vis-à-vis des politiques de croissance, entre la lutte contre le chômage et celle contre la pollution de notre planète ?
Enfin, les centristes, les radicaux et les modérés comprendront-ils qu’ils n’ont plus rien à faire dans une « majorité » qui louche de plus en plus vers l’extrême droite ?
En 2012, c’est une nouvelle France dans une nouvelle Europe qu’il va falloir reconstruire avec les faibles moyens dont nous disposerons.
Un espoir, ce soir, nous est venu de GRECE où les socialistes, revenus au pouvoir il y a seulement quelques mois, viennent de remporter une belle victoire électorale (même la ville d’Athènes est passée à gauche) malgré un plan de rigueur terrible rendu nécessaire par la faillite de la droite et malgré les surenchères d’une extrême gauche virulente.
A moins de 18 mois de l’élection Présidentielle de 2012 qui définira la feuille de route de la France jusqu’en 2017, ce faux remaniement cache beaucoup de choses… les français seront-ils aussi lucides que les grecs ? C’est un pari qui mérite d’être tenté pour sauver notre pays du déclin annoncé.
Il aura fallu six mois de manœuvres, de supputations, de discussions, de fausses rumeurs, démentis, d’annonces prématurées pour voir Fillon démissionner et Fillon redevenir, vingt quatre heures après, le « nouveau » premier ministre !!
Tout cela, chacun l’a compris c’est du « grande cirque ». Certains pourraient dire « le Roi s’amuse ». L’analyse plus fine de ce qui se passe mérite, à mon avis une autre réflexion.
Incontestablement, Sarkozy est très affaibli politiquement. Les sondages se succèdent et, depuis quelques mois, c’est la dégringolade. A peine un français sur trois veut encore le soutenir. Les responsables de la droite en France ne peuvent l’ignorer… à terme, c’est la Présidentielle de 2012 qui risque d’être perdue. Alors, on va « bunkériser » le Gouvernement.
Fini les faux semblants, d’une ouverture qui ne cachait que quelques ambitions personnelles : exit les Kouchner, les Bockel.
Par contre, on consolide avec Juppé et on durcit avec Mariani, Lefevre, Bertrand… voilà le retour du R.P.R et le dos tourné aux centristes et aux radicaux : exit les Morin, les Boorlo, les Rama Yade. Certes, il reste encore le traitre Besson, le jovial Mercier et l’inoxydable Hortefeux. On case Alliot Marie à l’étranger et Lagarde à l’économie.
Franchement, au moment où la France s’enfonce lentement mais sûrement dans le déclin, où les classes moyennes voient se dégrader leur niveau de vie, où les pauvres se multiplient pendant que les plus aisés dorment tranquillement sous leur bouclier fiscal… ne fallait-il pas faire autre chose ?
Ce remaniement, qui n’en n’est pas un, témoigne de la panique qui habite la droite à l’aube de l’année 2011.
Désormais, c’est Fillon qui devient l’homme fort de la droite. Sarkozy a déjà un pied dehors et les jours et les semaines qui arrivent nous le démontrerons.
Reste et demeure, à gauche, encore beaucoup d’incertitudes. Le P.S. va-t-il survivre aux primaires qu’il va organiser où au-delà des personnalités vont s’affronter, peut-être plus durement qu’il le faudrait, les réalistes et les utopistes ?
Le front de gauche avec les communistes et Mélenchon continueront-ils à aider la droite par leur irréalisme et leurs excès irresponsables ?
Les écologistes finiront-ils par se définir vis-à-vis des politiques de croissance, entre la lutte contre le chômage et celle contre la pollution de notre planète ?
Enfin, les centristes, les radicaux et les modérés comprendront-ils qu’ils n’ont plus rien à faire dans une « majorité » qui louche de plus en plus vers l’extrême droite ?
En 2012, c’est une nouvelle France dans une nouvelle Europe qu’il va falloir reconstruire avec les faibles moyens dont nous disposerons.
Un espoir nous est venu de GRECE où les socialistes, revenus au pouvoir il y a seulement quelques mois, viennent de remporter une belle victoire électorale (même la ville d’Athènes est passée à gauche) malgré un plan de rigueur terrible rendu nécessaire par la faillite de la droite et malgré les surenchères d’une extrême gauche virulente.
A moins de 18 mois de l’élection Présidentielle de 2012 qui définira la feuille de route de la France jusqu’en 2017, ce faux remaniement cache beaucoup de choses… les français seront-ils aussi lucides que les grecs ? C’est un pari qui mérite d’être tenté pour sauver notre pays du déclin annoncé.
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